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	<title>Elie Cohen</title>
	<link>http://elie-cohen.eu/</link>
	<description>Directeur de recherche &#233;m&#233;rite au CNRS, &#201;lie Cohen est un &#233;conomiste dont les champs de recherche vont de l'&#233;conomie industrielle aux politiques publiques, de l'&#233;conomie internationale &#224; l'&#233;conomie politique de l'innovation.</description>
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		<title>&#171; La France vit au-dessus de ses moyens &#187; : r&#233;ponse &#224; Thierry Breton</title>
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		<dc:subject>Sant&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Retraites</dc:subject>
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		<dc:subject>Grands &#233;quilibres</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;formes</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ainsi la France &#171; vivrait au dessus de ses moyens &#187; ce parler vrai a fait sensation, mais il a aussi ses exigences. &lt;br class='autobr' /&gt;
Non, un Etat ne fonctionne pas comme un m&#233;nage : les d&#233;ficits et l'endettement n'ont pas le m&#234;me sens lorsqu'on dispose du monopole de la taxation ou que l'insolvabilit&#233; personnelle vous m&#232;ne devant les tribunaux. La vraie question est ailleurs : pourquoi, seule parmi les pays d&#233;velopp&#233;s, la France, a accru au cours des 10 derni&#232;res ann&#233;es la part de la d&#233;pense publique dans (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://elie-cohen.eu/+-Reformes-+.html" rel="tag"&gt;R&#233;formes&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ainsi la France &#171; vivrait au dessus de ses moyens &#187; ce parler vrai a fait sensation, mais il a aussi ses exigences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non, un Etat ne fonctionne pas comme un m&#233;nage : les d&#233;ficits et l'endettement n'ont pas le m&#234;me sens lorsqu'on dispose du monopole de la taxation ou que l'insolvabilit&#233; personnelle vous m&#232;ne devant les tribunaux. La vraie question est ailleurs : pourquoi, seule parmi les pays d&#233;velopp&#233;s, la France, a accru au cours des 10 derni&#232;res ann&#233;es la part de la d&#233;pense publique dans le PIB ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non, les niveaux de dettes et de d&#233;ficits de la France ne sont ni sans pr&#233;c&#233;dents ni sans cas &#233;quivalents. Sur les 10 derni&#232;res ann&#233;es, la moyenne annuelle des d&#233;ficits publics en pourcentage du Pib aura &#233;t&#233; de 5,7% au Japon contre 2,7% dans la zone euro et 3,2% pour la France. La dette publique au Japon est de 140% du PIB contre 65% pour la France et plus de 70% pour la zone Euro. Le vrai probl&#232;me est ailleurs, la France engrange des d&#233;ficits en haut comme en bas de cycle, &#224; la diff&#233;rence des Etats Unis par exemple. &lt;br class='autobr' /&gt;
Non, le drame de la France ne vient pas des 35 heures et la panac&#233;e n'est pas de faire travailler plus ceux qui travaillent d&#233;j&#224; beaucoup. Nombre de rapports l'ont &#233;tabli : la France fait supporter aux jeunes et aux s&#233;niors les ajustements de l'emploi, cependant que les actifs entre 25 et 50 ans sont hyperproductifs. Il est d&#233;s lors paradoxal de ne rien entreprendre pour les &#171; insiders &#187; et de flexibiliser l'emploi des outsiders.&lt;br class='autobr' /&gt;
Enfin que valent les proclamations alarmistes si les propositions ne sont pas &#224; la hauteur de l'enjeu et si de surcro&#238;t les timides r&#233;formes pass&#233;es sont &#233;mascul&#233;es. Quel cr&#233;dit accorder &#224; un Etat qui fait appel au sens des responsabilit&#233;s des citoyens, qui mobilise les syndicats pour d'interminables n&#233;gociations qui demande l'onction de la repr&#233;sentation nationale pour d&#233;faire ce qui a &#233;t&#233; p&#233;niblement acquis quand les vents contraires se l&#232;vent ou qu'une &#233;ch&#233;ance &#233;lectorale pointe &#224; l'horizon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;couverte &#233;tonn&#233;e d'un constat mille fois r&#233;p&#233;t&#233; depuis 1978 ne doit pas pour autant le disqualifier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, Thierry Breton a incontestablement raison quand il rappelle que la France s'offre son mod&#232;le social &#224; cr&#233;dit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; un budget social qui atteint pr&#232;s de 30% du PIB, malgr&#233; les inventions fiscales continues CSG, CRDS ... et un &#233;largissement des assiettes fiscales le d&#233;ficit est toujours l&#224; et pour la premi&#232;re fois depuis 20 ans on a m&#234;me renonc&#233; avec le plan Douste Blazy &#224; rechercher l'&#233;quilibre du r&#233;gime d'assurance maladie. Si l'on ajoute que tout ceci intervient &#224; la veille de la grande vague du &#171; papy boom &#187; on reste interdits devant la l&#233;g&#232;ret&#233; de nos dirigeants. En d&#233;fendant l'intangibilit&#233; du mod&#232;le social fran&#231;ais, en pr&#233;tendant contre l'&#233;vidence qu'on pouvait concilier hausse du pouvoir d'achat et baisse d'imp&#244;ts, lutte contre le ch&#244;mage et gel des normes sociales, ma&#238;trise des finances publiques, croissance et protection des rentes l'actuel Pr&#233;sident n'a certes pas contribu&#233; &#224; la p&#233;dagogie n&#233;cessaire .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec une croissance appel&#233;e &#224; rester faible, un ch&#244;mage qui au mieux cessera de progresser, les d&#233;ficits constat&#233;s ne peuvent se r&#233;sorber.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que faire ? Il faut retrouver le chemin de la croissance dit fort justement Thierry Breton.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne va pas ici refaire le catalogue des r&#233;formes structurelles,macro et micro &#233;conomiques. Chacun sait qu'il faut lib&#233;raliser les march&#233;s du travail des biens et services et des capitaux, abaisser le co&#251;t du travail non qualifi&#233;, lever les d&#233;sincitations &#224; l'embauche des seniors. Chacun sait qu'il faut red&#233;finir nos sp&#233;cialisations et mobiliser les moyens dans ce sens (R&amp;D, Enseignement sup&#233;rieur, usages des nouvelles technologies). Chacun sait enfin que les maigres marges de man&#339;uvre disponibles doivent &#234;tre consacr&#233;es aux d&#233;penses qui ont le plus fort effet de levier en termes de croissance et non &#234;tre dilapid&#233;es au profit des lobbies les plus sonores. (TVA sur la restauration ou baisse de l'IRPP).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre le constat et l'action, il y a un foss&#233; : celui de la l&#233;gitimit&#233; qui conf&#232;re la cr&#233;dibilit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.nouveleconomiste.fr/" class="spip_out"&gt;&lt;i&gt;Le Nouvel &#233;conomiste&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Faut-il ma&#238;triser les d&#233;penses de sant&#233; ?</title>
		<link>https://elie-cohen.eu/Faut-il-maitriser-les-depenses-de-sante.html</link>
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		<dc:subject>Sant&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Finance</dc:subject>
		<dc:subject>Vari&#233;t&#233;s nationales</dc:subject>
		<dc:subject>Grands &#233;quilibres</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;formes</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le d&#233;bat sur la r&#233;forme du syst&#232;me de sant&#233; est lanc&#233;. Trois id&#233;es paraissent faire consensus parmi les d&#233;cideurs : il faut ma&#238;triser les d&#233;penses de sant&#233;, en partager la charge entre assurances, mutuelles et s&#233;curit&#233; sociale et responsabiliser financi&#232;rement le patient. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais pourquoi faudrait-il limiter les d&#233;penses de sant&#233; ? Chacun de nous aspire l&#233;gitimement &#224; vivre en bonne sant&#233; et nul ne voit de raison a priori de stimuler la consommation de loisirs et de limiter la consommation (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le d&#233;bat sur la r&#233;forme du syst&#232;me de sant&#233; est lanc&#233;. Trois id&#233;es paraissent faire consensus parmi les d&#233;cideurs : il faut ma&#238;triser les d&#233;penses de sant&#233;, en partager la charge entre assurances, mutuelles et s&#233;curit&#233; sociale et responsabiliser financi&#232;rement le patient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais pourquoi faudrait-il limiter les d&#233;penses de sant&#233; ? Chacun de nous aspire l&#233;gitimement &#224; vivre en bonne sant&#233; et nul ne voit de raison a priori de stimuler la consommation de loisirs et de limiter la consommation de services de sant&#233;. L'aspiration individuelle &#224; la bonne forme, l'allongement de la dur&#233;e de la vie et la sophistication technologique des soins, ouvrent de surcro&#238;t de fortes perspectives de croissance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au moment o&#249; les angoisses du ch&#244;mage et des d&#233;localisations refont surface, les services de sant&#233; ont cet avantage de mobiliser surtout du travail domestique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les services de sant&#233; sont de plus des pourvoyeurs en emplois tr&#232;s qualifi&#233;s et moins qualifi&#233;s. Le personnel hospitalier, m&#233;dical, pharmaceutique requi&#232;rt une formation longue d&#233;bouchant sur des carri&#232;res bien r&#233;mun&#233;r&#233;es. Les services &#224; la personne connaissent une tr&#232;s forte croissance avec le vieillissement et la d&#233;pendance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin le secteur de la sant&#233; est un des moteurs de la croissance des activit&#233;s high-tech. Les sciences du vivant, les biotechnologies, les nouveaux mat&#233;riaux contribuent &#224; cette &#233;conomie de la sant&#233; en forte expansion. La d&#233;pense de sant&#233; qui croit plus vite que le PIB peut donc continuer &#224; cro&#238;tre et il n'y a pas de raison &#233;conomique de lui pr&#233;f&#233;rer la consommation vestimentaire, de loisirs ou de transports.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vouloir un nouveau partage du remboursement des soins entre S&#233;cu, mutuelles et assurances priv&#233;es est une autre curiosit&#233;. C'est une solution au probl&#232;me du d&#233;ficit, nous dit-on, mais en quoi ? Si, formellement, la prise en charge de la d&#233;pense de sant&#233; est partag&#233;e entre s&#233;cu obligatoire et mutuelle volontaire, en pratique il s'agit dans les deux cas de pr&#233;l&#232;vements obligatoires. 85% des assur&#233;s sociaux ont une assurance compl&#233;mentaire. L'actuel Gouvernement entend m&#234;me par des dispositifs fiscaux incitatifs faire en sorte que tous les assur&#233;s sociaux aient une compl&#233;mentaire maladie. En 2003, une partie du d&#233;ficit de la S&#233;cu a &#233;t&#233; prise en charge par les assurances compl&#233;mentaires. Le transfert de charges de 1,2 milliard d'euros a provoqu&#233; une hausse des cotisations aux mutuelles de 10%. O&#249; est la diff&#233;rence pour l'usager qui n'y peut mais entre une augmentation de la CSG et une augmentation subie des cotisations &#224; l'assurance &#171; volontaire &#187; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'on ajoute que les co&#251;ts de gestion de la s&#233;cu sont faibles et que les assurances priv&#233;es devront d&#233;gager des marges pour rentabiliser le capital employ&#233;, on se perd en conjectures sur l'int&#233;r&#234;t de ce syst&#232;me &#224; trois &#233;tages ? L'argument qui consiste &#224; dire que demain on ne laissera &#224; l'assurance priv&#233;e que les bras cass&#233;s au ski et les appareillages dentaire, visuel ou auditif est doublement simplificateur : ces appareillages sont parfois vitaux et les bras cass&#233;s t&#233;moignent au moins d'un engagement sportif qu'il ne faudrait pas p&#233;naliser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La responsabilisation financi&#232;re du patient doit permettre de mettre un terme au nomadisme, nous dit-on. Mais pourquoi ce qu'on n'a pu obtenir avec le ticket mod&#233;rateur ou le forfait hospitalier serait plus facilement acquis avec le d&#233;veloppement de l'assurance ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la v&#233;rit&#233;, derri&#232;re cette th&#233;matique de la ma&#238;trise, du partage et de la responsabilisation se posent de redoutables probl&#232;mes que personne n'entend ni expliciter, ni, a fortiori, r&#233;soudre 1- D&#232;s lors qu'on sort d'un syst&#232;me universel de prise en charge du soin , quelle est la part de la d&#233;pense qu'on socialise et quelle est la part qu'on laisse vraiment &#224; l'usager final ? 2- D&#232;s lors qu'on entend maintenir une stricte &#233;galit&#233; dans l'acc&#232;s aux soins les plus lourds, qui d&#233;finit le grand risque et le petit risque et comment s'assurer qu'un d&#233;faut de pr&#233;vention ne d&#233;g&#233;n&#232;re pas en pathologie lourde ? 3- D&#232;s lors que l'on maintient le monolithisme du syst&#232;me de soins avec les caisses de s&#233;curit&#233; sociale comme payeurs passifs et les mutuelles comme payeurs subordonn&#233;s, comment esp&#233;rer qu'une gestion moins gaspilleuse s'instaure ? Comment ce qui n'a pas &#233;t&#233; possible hier, le d&#233;remboursement des cures, de l'hom&#233;opathie ou des veinotoniques, la g&#233;n&#233;ralisation du livret de sant&#233;, du m&#233;decin r&#233;f&#233;rent ... deviendrait soudain possible demain ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait dans le d&#233;bat qui s'esquisse tout se passe comme si les partisans d'une &#233;conomie administr&#233;e de soins se r&#233;signaient &#224; terme au nom de l'&#233;galit&#233; au rationnement et comme si les partisans d'une &#233;conomie concurrentielle, au nom de la comp&#233;titivit&#233;, se r&#233;signaient &#224; l'in&#233;galit&#233; dans l'acc&#232;s aux soins. &lt;br class='autobr' /&gt;
Car qu'on ne s'y trompe pas le rationnement des soins a commenc&#233; . La fermeture de lits, de services, les listes d'attente pour les &#233;tablissements de long s&#233;jour, pour les soins palliatifs, la gestion sanitaire de la canicule et au-del&#224; la p&#233;nurie des personnels soignants hospitaliers en t&#233;moignent. Si la distinction entre le gros risque socialis&#233;, le petit risque mutualis&#233; et la m&#233;decine de confort laiss&#233;e &#224; l'assurance priv&#233;e para&#238;t coh&#233;rente sur le papier, qui ne voit les risques pour la sant&#233; publique du classement plus ou moins arbitraire de telle ou telle pathologie dans tel ou tel panier de soins. &lt;br class='autobr' /&gt;
cEn l'&#233;tat actuel du d&#233;bat, Le choix est donc entre deux mauvaises solutions : entre une ma&#238;trise par l'&#233;conomie administr&#233;e qui ne marche pas et un syst&#232;me formellement diversifi&#233; mais qui aggravera l'in&#233;galit&#233; dans l'acc&#232;s aux soins.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.liberation.fr" class="spip_out"&gt;&lt;cite&gt;Lib&#233;ration&lt;/cite&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Sant&#233; : Alternatives &#224; l'&#233;conomie administr&#233;e</title>
		<link>https://elie-cohen.eu/Sante-Alternatives-a-l-economie-administree.html</link>
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		<dc:date>2004-02-01T18:24:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Webmaster</dc:creator>


		<dc:subject>Sant&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Grands &#233;quilibres</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pourquoi faudrait-il limiter les d&#233;penses de sant&#233; ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Ne s'agit-il pas d'activit&#233;s domestiques intenses en travail tr&#232;s qualifi&#233; et moins qualifi&#233;, contribuant au bien &#234;tre des individus et &#224; la croissance des secteurs hightech ? En quoi le partage de la prise en charge des remboursements de soins entre assurances et s&#233;cu constitue t il une solution ? Chacun sait que les co&#251;ts de gestion de la s&#233;cu sont faibles et que les assurances devront d&#233;gager des marges et rentabiliser le capital (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://elie-cohen.eu/-2004-.html" rel="directory"&gt;2004&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://elie-cohen.eu/+-Sante-+.html" rel="tag"&gt;Sant&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://elie-cohen.eu/+-Grands-equilibres-+.html" rel="tag"&gt;Grands &#233;quilibres&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pourquoi faudrait-il limiter les d&#233;penses de sant&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne s'agit-il pas d'activit&#233;s domestiques intenses en travail tr&#232;s qualifi&#233; et moins qualifi&#233;, contribuant au bien &#234;tre des individus et &#224; la croissance des secteurs hightech ? &lt;br class='autobr' /&gt;
En quoi le partage de la prise en charge des remboursements de soins entre assurances et s&#233;cu constitue t il une solution ? Chacun sait que les co&#251;ts de gestion de la s&#233;cu sont faibles et que les assurances devront d&#233;gager des marges et rentabiliser le capital employ&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi la responsabilisation du patient qu'on n'a pu obtenir avec le ticket mod&#233;rateur serait acquise avec le d&#233;veloppement de l'assurance ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le syst&#232;me ne souffre pas d'irresponsabilit&#233; comme on a tendance &#224; le dire sur un ton moralisateur, en fait,le comportement des acteurs dans un syst&#232;me qui combine &#233;conomie administr&#233;e des soins au sommet et libert&#233; &#224; la base est rationnel.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les patients qui cotisent leur vie durant en fonction de leurs revenus n'ont aucune incitation &#224; mod&#233;rer leurs d&#233;penses et revendiquent m&#234;me un soin sans limites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le ticket mod&#233;rateur con&#231;u pour limiter l'al&#233;a moral est contourn&#233; par les assurances compl&#233;mentaires. Les m&#233;decins lib&#233;raux n'ont aucune raison de limiter leurs prescriptions. Pay&#233;s &#224; l'acte et jouissant de prix administr&#233;s. ils maximisent leurs revenus en jouant de la variable qu'ils ma&#238;trisent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;responsabilis&#233;es par les gouvernants et captur&#233;es par les syndicats, les Caisses sont des machines aveugles de paiement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les laboratoires pharmaceutiques priv&#233;s de l'arme des prix poussent &#224; la prescription et &#224; la surconsommation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les hospitalo-universitaires sont &#233;cartel&#233;s entre recherche de pointe, et traitement des exclus le tout dans un cadre budg&#233;taire et administratif infantilisant. &lt;br class='autobr' /&gt;
Enfin les &#233;lus locaux minent par leurs comportements locaux leurs votes solennels de ma&#238;trise des d&#233;penses &#224; Paris&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L'absence de m&#233;canismes de rappel, l'impunit&#233; g&#233;n&#233;ralis&#233;e font que la strat&#233;gie optimale est celle du passager clandestin, de la d&#233;fection plus que de la responsabilit&#233;, pourquoi collaborer &#224; ce qui asservit ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contrairement aux pays de d&#233;veloppement comparable, la France au cours des 20 derni&#232;res ann&#233;es n'a cess&#233; de renforcer la centralisation et la bureaucratisation du syst&#232;me de sant&#233; au nom de la ma&#238;trise des d&#233;penses et de la solidarit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord en mati&#232;re d'offre de soins par le numerus clausus m&#233;dical, les autorisations d'&#233;quipements, les budgets globaux et la tutelle par les Dass.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite en mati&#232;re de demande de soins, par les tickets mod&#233;rateurs les d&#233;remboursements de sp&#233;cialit&#233;s. Et plus g&#233;n&#233;ralement par les conventions m&#233;dicales, la tutelle des caisses, la politique du m&#233;dicament, le tout sans succ&#232;s probant. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;chec de la r&#233;forme Jupp&#233; (enveloppes ferm&#233;es et d&#233;di&#233;es, livret de sant&#233;, ARH, cr&#233;ation de l'Agence d'&#233;valuation ) aurait pu conduire &#224; une remise en cause de cette logique. Tel ne fut pas le cas car l'accord entre la gauche et la droite est profond&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s lors deux pistes sont possibles : supprimer les derniers espaces de libert&#233;, source de dysfonctionnements par rapport &#224; la planification de la d&#233;pense ou faire le pari de la r&#233;gulation et des incitations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le premier sc&#233;nario, le g&#233;n&#233;raliste devient le m&#233;decin r&#233;f&#233;rent obligatoire interdisant ainsi le nomadisme. Le carnet de sant&#233; obligatoire doit permettre le contr&#244;le quotidien. La cotation pr&#233;cise des actes permet la planification physique de la production de soins. La connexion obligatoire a un syst&#232;me d'information m&#233;dical capillaire et nourri par les m&#233;decins compl&#232;te le dispositif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le syst&#232;me r&#233;form&#233; dans ses structures peut alors s'attaquer aux gaspillages en d&#233;remboursant les m&#233;dicaments placebos, en fermant les &#233;tablissements hospitaliers sans patients et en favorisant la reconversion des m&#233;decins surnum&#233;raires. Ce programme a le m&#233;rite de la coh&#233;rence : il met fin &#224; la libert&#233; de choix du patient et de prescription du m&#233;decin, il &#244;te tout pouvoir aux &#233;lus locaux et il red&#233;ploie les m&#233;decins et les moyens. Ce despotisme &#233;clair&#233; se veut en m&#234;me temps social, c'est une option.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut aussi vouloir concilier efficacit&#233; et solidarit&#233; sans tomber dans le syst&#232;me &#233;tatiste administratif. Pour cela il faut s&#233;parer activit&#233; de r&#233;gulation et de production, missions de service public et modes d'organisation des organismes dispensateurs de soins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les caisses sont de fait des acheteurs en gros de soins. Ils devraient pratiquer l'achat au meilleur prix ce qui passe par la s&#233;lection et la mise en concurrence des praticiens et des &#233;tablissements. Leur caract&#232;re monopoliste ne les y incite pas, il faut donc les en affranchir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Etat, la collectivit&#233; nationale tiennent &#224; un mod&#232;le d'&#233;galit&#233; des soins et de solidarit&#233;, pour cela nul besoin de l'&#233;tatisation du syst&#232;me, il suffit que l'Etat cotise &#224; la place des plus d&#233;favoris&#233;s, ce qu'il fait d&#233;j&#224; avec la contribution universelle maladie. Ne risque t on pas alors de voir les assureurs priv&#233;s s&#233;lectionner le risque ? L'Etat r&#233;gulateur public prohibe par d&#233;finition la s&#233;lection du risque, institue l'obligation d'assurance et distribue aux gestionnaires de r&#233;seaux de soins des allocations sur des bases objectives d'&#226;ge, de sexe etc...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Etat, outre ses missions traditionnelles d'agent tut&#233;laire et de r&#233;gulateur du syst&#232;me pourrait par ailleurs assumer une fonction d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral d'&#233;valuation des pratiques m&#233;dicales, des performances compar&#233;es des compagnies d'assurances, bref il pourrait contribuer &#224; &#233;clairer le public&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les h&#244;pitaux enfin pourraient &#234;tre organis&#233;s en &#171; public trusts &#187; ou plus g&#233;n&#233;ralement en &#233;tablissements autonomes &#224; but non lucratif afin l&#224; aussi de sortir les h&#244;pitaux d'une gestion publique infantilisante. Le choix pour l'avenir est simple, il est entre la qu&#234;te impossible de la r&#233;gulation par le plan et l'&#233;conomie administr&#233;e et un syst&#232;me solidaire mobilisant les incitations pour orienter les comportements.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.liberation.fr" class="spip_out"&gt;&lt;cite&gt;Lib&#233;ration&lt;/cite&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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