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	<title>Elie Cohen</title>
	<link>http://elie-cohen.eu/</link>
	<description>Directeur de recherche &#233;m&#233;rite au CNRS, &#201;lie Cohen est un &#233;conomiste dont les champs de recherche vont de l'&#233;conomie industrielle aux politiques publiques, de l'&#233;conomie internationale &#224; l'&#233;conomie politique de l'innovation.</description>
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		<title>Socialistes encore un effort pour devenir ce que vous &#234;tes !</title>
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		<dc:subject>P.S.</dc:subject>

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&lt;p&gt;Les Fran&#231;ais ont pris l'habitude de pl&#233;bisciter localement les socialistes pour leur gestion s&#233;rieuse et solidaire et de les sanctionner nationalement pour un discours ultra-gauche fond&#233; sur le d&#233;ni de la r&#233;alit&#233;. Les d&#233;faites nationales r&#233;p&#233;t&#233;es ont cette vertu d'inviter &#224; la lucidit&#233;, &#224; l'ouverture et parfois m&#234;me &#224; la refondation. Dans ces moments, le retour aux valeurs qui fondent l'identit&#233; socialiste peut &#234;tre utile. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les socialistes &#233;taient internationalistes parce qu'ils avaient (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les Fran&#231;ais ont pris l'habitude de pl&#233;bisciter localement les socialistes pour leur gestion s&#233;rieuse et solidaire et de les sanctionner nationalement pour un discours ultra-gauche fond&#233; sur le d&#233;ni de la r&#233;alit&#233;. Les d&#233;faites nationales r&#233;p&#233;t&#233;es ont cette vertu d'inviter &#224; la lucidit&#233;, &#224; l'ouverture et parfois m&#234;me &#224; la refondation. Dans ces moments, le retour aux valeurs qui fondent l'identit&#233; socialiste peut &#234;tre utile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les socialistes &#233;taient internationalistes parce qu'ils avaient appris la le&#231;on des guerres et parce qu'ils avaient une conscience aigue des solidarit&#233;s entre travailleurs par del&#224; les fronti&#232;res. Ils sont devenus altermondialistes par peur d'une mondialisation qu'ils ne comprenaient pas et dans laquelle ils ne voyaient que les manifestations de multinationales assoiff&#233;es de profits, les d&#233;rives d'une finance d&#233;brid&#233;e, et les in&#233;quit&#233;s d'une r&#233;gulation au service des puissants. Bref la mondialisation c'&#233;tait la mis&#232;re au Sud, le ch&#244;mage et les in&#233;galit&#233;s au Nord. Avec la mont&#233;e des pays &#233;mergents et face &#224; la vague des d&#233;localisations, ils ont trouv&#233; refuge dans le n&#233;o-protectionnisme et la remise en cause de l'int&#233;gration europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pourtant la mondialisation c'est d'abord la moiti&#233; de la plan&#232;te qui acc&#232;de au d&#233;veloppement, c'est une croissance mondiale exceptionnelle qui enrichit les d&#233;tenteurs de mati&#232;res premi&#232;res c'est une formidable acc&#233;l&#233;ration du commerce mondial dont profite chaque consommateur. Dans le monde nouveau l'abondance de capitaux, l'abondance de bras pr&#234;ts &#224; s'employer font des talents scientifiques techniques et gestionnaires, la ressource rare, celle qui devient d&#233;cisive pour la croissance. Pourquoi la France forte de ses talents, de ses acquis de vieille nation industrielle, fait-elle si mal ? Pourquoi ses parts de march&#233; dans le commerce international se sont-elles effondr&#233; ? A cause de l'Europe offerte, de l'Euro fort du r&#244;le n&#233;faste de la BCE, nous dit-on. Le drame c'est que la France a en fait d&#233;croch&#233; par rapport &#224; ses voisins europ&#233;ens grands comme l'Allemagne ou petits comme le Danemark ou l'Irlande. Le probl&#232;me ne r&#233;side donc pas tant dans la mondialisation que dans les politiques men&#233;es depuis 30 ans qui n'ont pas permis d'&#233;quiper la France pour faire face &#224; ce choc. Y a t il une r&#233;ponse fran&#231;aise &#224; la mondialisation ? Non, mais il peut y avoir une r&#233;ponse europ&#233;enne fond&#233;e sur trois principes : la compensation des perdants de la mondialisation, la comp&#233;tition &#233;quitable qui interdit les relations asym&#233;triques entre pays d&#233;velopp&#233;s et pays ferm&#233;s par exemple pour le rachat d'entreprises, la r&#233;gulation des &#233;changes et des flux financiers pour pr&#233;venir les crises et faire reculer les risques syst&#233;miques. Si l'&#233;conomie ouverte met &#224; mal les hommes et les territoires il faut indemniser et requalifier. l'UE a ouvert la voie, on peut faire na&#238;tre un nouveau droit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;H&#233;rauts de l'&#233;galit&#233; des chances et du progr&#232;s, les socialistes auraient d&#251; &#234;tre les meilleurs acteurs de l'am&#233;lioration continue des capacit&#233;s et des comp&#233;tences des jeunes en formation de la prime enfance &#224; l'universit&#233;, ils auraient du &#234;tre aussi les meilleurs d&#233;fenseurs de l'excellence universitaire. Comment une vision g&#233;n&#233;reuse de l'&#233;galit&#233; des chances a t elle pu conduire &#224; l'abaissement de l'universit&#233; fran&#231;aise ?. Parti des travailleurs, comment les socialistes ont-ils pu accepter de devenir le parti de la RTT, des d&#233;parts anticip&#233;s &#224; la retraite et du non-travail des jeunes, si bien que la France bat des records de sous-activit&#233;. Dans une &#233;conomie globalis&#233;e, les vielles nations industrielles &#224; forts co&#251;ts salariaux ne peuvent maintenir leur position qu'en innovant en permanence. L'excellence scientifique, le transfert rapide de connaissance, la valorisation industrielle constituent les trois p&#244;les indissociables d'une &#233;conomie de la connaissance performante. Dans la bataille mondiale pour les talents, la France a besoin d'universit&#233;s g&#233;n&#233;ralistes qui &#233;l&#232;vent le niveau g&#233;n&#233;ral de formation, elle a besoin de requalifier en permanence les travailleurs, elle a besoin aussi d'universit&#233;s de recherche comp&#233;titives cela passe par l'autonomie, la concurrence, la mobilit&#233;, la diff&#233;renciation des moyens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gardiens du long terme et r&#233;tifs &#224; la politique des lobbies et &#224; la protection des int&#233;r&#234;ts particuliers les socialistes auraient d&#251; &#234;tre au premiers rang des r&#233;formateurs des syst&#232;mes de protection sociale. Comment ont-ils pu au cours des cinq derni&#232;res ann&#233;es affirmer avec raison qu'il fallait avancer l'&#226;ge de la retraite pour ceux qui avaient les t&#226;ches les plus p&#233;nibles et soutenir les r&#233;gimes sp&#233;ciaux fond&#233;s sur les t&#226;ches p&#233;nibles du si&#232;cle dernier. La r&#233;forme sociale qui devrait &#234;tre au coeur de leurs pr&#233;occupations ne peut souffrir la d&#233;magogie. Trois faits bornent aujourd'hui l'horizon de la r&#233;forme : le vieillissement, l'envol&#233;e des d&#233;penses de sant&#233;, la peur du ch&#244;mage. Pour faire face, il faut d'abord adopter un principe simple : tout gain d'esp&#233;rance de vie allonge la dur&#233;e d'activit&#233; faute de quoi il n'y a pas de r&#233;gime de retraite public soutenable. La d&#233;pense de sant&#233; augmentant irr&#233;sistiblement Il faut admettre que si la mutualisation des gros risques est vitale, que des paniers de soins remboursables doivent &#234;tre d&#233;finis par la Haute Autorit&#233; de Sant&#233;. Le reste doit relever des arbitrages individuels. Enfin, en mati&#232;re d'emploi, la priorit&#233; doit &#234;tre le retour &#224; l'emploi. On le sait ce qui nous guette n'est pas le ch&#244;mage mais la p&#233;nurie de comp&#233;tences, il faut donc assurer l'ad&#233;quation offre /demande et pour cela accompagner le ch&#244;meur par des formations adapt&#233;es,v un suivi individualis&#233; et une indemnisation incitative.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Un entretien avec &#201;lie Cohen sur les cons&#233;quences de la crise financi&#232;re mondiale</title>
		<link>http://elie-cohen.eu/Un-entretien-avec-Elie-Cohen-sur-les-consequences-de-la-crise-financiere.html</link>
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		<dc:date>2007-01-01T14:07:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Webmaster</dc:creator>


		<dc:subject>Finance mondiale</dc:subject>
		<dc:subject>Crises du capitalisme</dc:subject>
		<dc:subject>Crise &#233;conomique</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Elie Cohen est directeur de recherche au CNRS, professeur &#224; Sciences Po et membre du Conseil d'Analyse Economique (CAE). Il expose ici les cons&#233;quences de la crise financi&#232;re mondiale sur l'&#233;conomie europ&#233;enne et ce que devrait faire l'UE pour &#233;viter que, demain, d'autres crises ne p&#232;sent aussi fortement sur sa croissance qu'actuellement . &lt;br class='autobr' /&gt; Quelles sont les cons&#233;quences de la crise financi&#232;re mondiale actuelle sur l'&#233;conomie europ&#233;enne ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Il y a deux canaux de transmission de la crise des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Elie Cohen est directeur de recherche au CNRS, professeur &#224; Sciences Po et membre du Conseil d'Analyse Economique (CAE). Il expose ici les cons&#233;quences de la crise financi&#232;re mondiale sur l'&#233;conomie europ&#233;enne et ce que devrait faire l'UE pour &#233;viter que, demain, d'autres crises ne p&#232;sent aussi fortement sur sa croissance qu'actuellement .&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles sont les cons&#233;quences de la crise financi&#232;re mondiale actuelle sur l'&#233;conomie europ&#233;enne ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a deux canaux de transmission de la crise des subprime &#224; l'&#233;conomie europ&#233;enne.. Un canal r&#233;el : le ralentissement de l'activit&#233; &#233;conomique des Etats-Unis a des effets m&#233;caniques sur la croissance europ&#233;enne. Lorsque les m&#233;nages am&#233;ricains consomment moins, ils importent moins, ils exportent plus et cela a un impact sur les exportations communautaires aux USA et par voie de cons&#233;quence sur l'activit&#233; et la croissance. En Allemagne, notamment, la croissance est exclusivement tir&#233;e par les exportations. Donc, tout ralentissement de l'&#233;conomie mondiale a des effets du m&#234;me ordre sur l'&#233;conomie europ&#233;enne. Un canal financier : la crise des subprimes a r&#233;v&#233;l&#233; que les banques europ&#233;ennes &#233;taient tr&#232;s fortement engag&#233;es dans des produits financiers structur&#233;s plac&#233;s par les banques am&#233;ricaines. Il suffit de constater l'importance des pertes de la banque allemande IKB et autres banques r&#233;gionales de Saxe ou celles de la Soci&#233;t&#233; g&#233;n&#233;rale pour voir &#224; quel point, au cours des derni&#232;res ann&#233;es, les banques europ&#233;ennes ont &#233;t&#233; avides d'acheter, sans les comprendre, les produits financiers innovants que les Etats-Unis ont lanc&#233;. La d&#233;gradation des ratios de solvabilit&#233; des banques europ&#233;ennes a eu un effet sur leur capacit&#233; &#224; offrir du cr&#233;dit, ce qui contribue au ralentissement de l'&#233;conomie europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces deux &#233;l&#233;ments combin&#233;s auront un impact certain en 2008. D'ailleurs toutes les pr&#233;visions- celles de l'OCDE, du FMI ou celles de la Commission europ&#233;enne- revoient la croissance &#224; la baisse en Europe. Le d&#233;bat ne porte plus aujourd'hui que sur l'ampleur de cette baisse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A ces effets g&#233;n&#233;raux s'ajoutent les effets sp&#233;cifiques des politiques conduites par les diff&#233;rents Etats membres europ&#233;ens. Ainsi, l'Espagne, qui a invent&#233; un mod&#232;le de d&#233;veloppement fond&#233; sur l'immobilier et le cr&#233;dit bon march&#233;, va voir sa croissance baisser m&#233;caniquement de plus de 1% &#224; la suite de la chute de ce secteur et du BTP. Le Royaume Uni est touch&#233; non par la crise des subprimes mais par celle du cr&#233;dit immobilier &#224; taux variable, ce qui aura aussi des effets n&#233;gatifs sur sa croissance. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi, le ralentissement am&#233;ricain et les crises nationales sp&#233;cifiques entra&#238;neront un ralentissement plus marqu&#233; dans certains pays. Paradoxalement, la France est sauv&#233;e par sa m&#233;diocre performance pass&#233;e en mati&#232;re de croissance &#233;conomique. Elle avait peu profit&#233; de la forte acc&#233;l&#233;ration du commerce international de 99 &#224; 2007. Elle souffrira moins de la crise am&#233;ricaine car sa croissance est tir&#233;e quasi exclusivement par sa consommation domestique. Elle ne conna&#238;tra donc pas l'ajustement brutal que doit op&#233;rer l'&#233;conomie allemande. On voit l'effet paradoxal de la crise actuelle qui permet &#224; la France de converger vers la moyenne europ&#233;enne en terme de croissance alors qu'elle sous-performait avant la crise. Par rapport aux derni&#232;res ann&#233;es, on constate une am&#233;lioration relative de la situation &#233;conomique fran&#231;aise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les instruments &#224; la disposition de l'Union &#233;conomique - euro, banque centrale europ&#233;enne, strat&#233;gie de Lisbonne- sont-ils adapt&#233;s et suffisants pour limiter la baisse de la croissance, voire la relancer ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La strat&#233;gie de Lisbonne est une politique structurelle visant &#224; agir sur le moyen et le long terme. Elle n'est pas con&#231;ue pour traiter des &#224;-coups conjoncturels du syst&#232;me financier international. La crise actuelle doit &#234;tre l'occasion de mettre en oeuvre un nouveau chantier de r&#233;flexion au niveau europ&#233;en pour r&#233;pondre aux questions suivantes : est-il possible d'avoir &#224; c&#244;t&#233; de l'euro vingt-sept r&#233;gimes nationaux prudentiels et vingt-sept r&#233;gimes de r&#233;gulation financi&#232;re ? Est-il utile d'avoir un f&#233;d&#233;ralisme mon&#233;taire int&#233;gral, une monnaie unique, si les r&#233;gimes de supervision bancaire sont diff&#233;rents ? La crise pose la question de la r&#233;gulation financi&#232;re unique et des r&#232;gles prudentielles harmonis&#233;es. Certes l'UE m&#232;ne plusieurs chantiers de r&#233;gulation financi&#232;re mais peut on se payer le luxe de notre lenteur. Il faut acc&#233;l&#233;rer la cadence de l'int&#233;gration financi&#232;re pour ne pas &#234;tre &#224; nouveau d&#233;sarm&#233;s par les crises futures. Quand la Soci&#233;t&#233; G&#233;n&#233;rale a du avertir les autorit&#233;s de r&#233;gulation financi&#232;re des effets des sp&#233;culations du trader Kerviel elle s'est adress&#233;e aux autorit&#233;s fran&#231;aises (Banque de France, Commission bancaire et Autorit&#233; des March&#233;s Financiers), or le d&#233;nouement de ses positions sp&#233;culatives sur les march&#233;s allemands et anglais, a entra&#238;n&#233; une d&#233;stabilisation de ces march&#233;s sans que les autorit&#233;s de r&#233;gulation de ces pays aient pu &#234;tre avis&#233;es. Il est clair qu'une banque comme la Soci&#233;t&#233; g&#233;n&#233;rale qui agit sur un march&#233; global ne peut &#234;tre assujettie &#224; la seule r&#233;gulation nationale. Demain que se passera t il si une banque globale italienne fait faillite, qui garantira le paiement des d&#233;p&#244;ts des &#233;pargnants polonais ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deuxi&#232;me probl&#232;me, celui de la r&#233;gulation conjoncturelle, la Commission europ&#233;enne dispose d' instruments. La Banque centrale europ&#233;enne continue d'avoir pour seul objectif la lutte contre l'inflation. Par ailleurs, les Etats membres qui tous ont conserv&#233; leur politique budg&#233;taire et fiscale propre ne sont pas dans une situation comparable pour conduire une politique contra-cyclique. Les pays vertueux sur le plan budg&#233;taire comme l'Espagne peuvent aujourd'hui en situation de retournement &#233;conomique soutenir leur activit&#233; &#233;conomique en baissant fortement les imp&#244;ts. Les pays comme l'Allemagne qui au terme de r&#233;formes structurelles impopulaires et au prix d'une faible croissance pass&#233;e ont retrouv&#233; l'&#233;quilibre budg&#233;taire peuvent laisser le d&#233;ficit se creuse &#224; nouveau pour soutenir l'activit&#233;. Les pays fortement d&#233;ficitaires comme la France n'ont aucune marge de man&#339;uvre, les baisses d'imp&#244;t de la loi TEPA interviennet au pire moment car elles risquent en 2008 de nous rapprocher du seuil des 3% de d&#233;ficit des finances publiques. La Commission europ&#233;enne doit faire respecter les r&#232;gles communautaires qui engagent tous les Etats membres au moment o&#249; la situation &#233;conomique de l'Union s'aggrave. Dans le cas de la France, cette exigence va accentuer le ralentissement &#233;conomique. On voit donc bien la n&#233;cessit&#233; de disposer d'outils contra-cycliques europ&#233;ens pour soutenir l'activit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'&#233;mergence d'un gouvernement &#233;conomique europ&#233;en se r&#233;v&#232;le donc de plus en plus incontournable ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise actuelle comme les pr&#233;c&#233;dentes d&#233;montre la contradiction entre le f&#233;d&#233;ralisme mon&#233;taire et le localisme budg&#233;taire et fiscal. Il faut en sortir. Comment ? Il faut &#224; la fois que les Etats membres acceptent de s'inscrire durablement dans une perspective de consolidation budg&#233;taire et que l'UE, notamment les pays de la zone euro, invente des instruments contra-cycliques comme les &#171; rainy day funds &#187;. En d'autres termes, les pays europ&#233;ens doivent accumuler des exc&#233;dents financiers en phase haute du cycle pour les mobiliser en phase basse. Ce dispositif est souhaitable. Encore faut-il que ces pays acceptent la discipline budg&#233;taire &#224; laquelle ils ont consenti et que la Commission mette en place des outils d'intervention. Elle doit affirmer qu'elle croit aux vertus de la politique contra-cyclique et cesser de consid&#233;rer que les ajustements ne peuvent &#234;tre que structurels et que la politique &#233;conomique est vaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le trait&#233; de Lisbonne, que la France vient de ratifier, permet-il une note optimiste dans cette direction ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, car il ferme la trop longue parenth&#232;se du d&#233;bat institutionnel. L'UE va enfin pouvoir se consacrer aux probl&#232;mes bien identifi&#233;s que sont la coordination macro-&#233;conomique au niveau europ&#233;en, l'acc&#233;l&#233;ration des r&#233;formes structurelles ( r&#233;forme du march&#233; des biens, du travail et des capitaux) et les politiques de stimulation de la croissance (investissement dans la recherche et l'enseignement sup&#233;rieur), Au-del&#224;, il faut compl&#233;ter l'&#233;difice du trait&#233; de Maastricht en y ajoutant des dispositions &#233;tendant la r&#233;gulation mon&#233;taire et financi&#232;re. A mon sens, la r&#233;gulation prudentielle doit &#234;tre f&#233;d&#233;ralis&#233;e comme l'est la r&#233;gulation mon&#233;taire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Propos recueillis par Ghislaine Toutain&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.fondatn7.alias.domicile.fr" class="spip_out"&gt;La Fondation Jean Jaur&#232;s&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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