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	<title>Elie Cohen</title>
	<link>http://elie-cohen.eu/</link>
	<description>Directeur de recherche &#233;m&#233;rite au CNRS, &#201;lie Cohen est un &#233;conomiste dont les champs de recherche vont de l'&#233;conomie industrielle aux politiques publiques, de l'&#233;conomie internationale &#224; l'&#233;conomie politique de l'innovation.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>C dans l'air : EDF, concurrence et mode d'emploi</title>
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		<dc:date>2007-06-28T19:37:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nadja</dc:creator>


		<dc:subject>Globalisation firmes</dc:subject>
		<dc:subject>Champions nationaux</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;nergie</dc:subject>
		<dc:subject>Commission de r&#233;gulation de l'&#233;nergie</dc:subject>
		<dc:subject>Politique industrielle</dc:subject>
		<dc:subject>Int&#233;gration europ&#233;enne</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Voir la vid&#233;o &lt;br class='autobr' /&gt;
A la veille de l'ouverture &#224; la concurrence des march&#233;s de l'&#233;lectricit&#233; et du gaz pour les particuliers, pr&#233;vue pour le 1er juillet 2007, personne ne semble croire au &#034;grand soir de l'&#233;nergie&#034;. Cette mesure pourrait pourtant tout bouleverser dans un secteur o&#249; Electricit&#233; De France (EDF), avec ses 25 millions d'abonn&#233;s, et Gaz De France (GDF), et ses quelques 10 millions de clients, r&#232;gnent en ma&#238;tres depuis la loi de nationalisation des industries &#233;lectriques et gazi&#232;res de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.france5.fr/STATIC/video/index-fr.php?titre=C'est%20dans%20l'air%20en%20vid%E9o&amp;url=mms://a533.v55778.c5577.e.vm.akamaistream.net/7/533/5577/42c40fe4/lacinq.download.akamai.com/5577/internet/cdanslair/cdanslair_20070629.wmv&amp;section=programmes_cdanslair&amp;rubrique=video&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Voir la vid&#233;o&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la veille de l'ouverture &#224; la concurrence des march&#233;s de l'&#233;lectricit&#233; et du gaz pour les particuliers, pr&#233;vue pour le 1er juillet 2007, personne ne semble croire au &#034;grand soir de l'&#233;nergie&#034;. Cette mesure pourrait pourtant tout bouleverser dans un secteur o&#249; Electricit&#233; De France (EDF), avec ses 25 millions d'abonn&#233;s, et Gaz De France (GDF), et ses quelques 10 millions de clients, r&#232;gnent en ma&#238;tres depuis la loi de nationalisation des industries &#233;lectriques et gazi&#232;res de 1946.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Si le march&#233; se lib&#233;ralise, le processus sera progressif&#034;, analysent les experts. Et ceci en raison du nombre r&#233;duit de concurrents, de l'opposition des associations de consommateurs, du poids des deux op&#233;rateurs historiques et du maintien des tarifs fix&#233;s par l'Etat au seul profit d'EDF, pour l'&#233;lectricit&#233;, et de GDF, pour le gaz.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si &#224; compter du 1er juillet, le choix du fournisseur sera limit&#233; &#224; moins de dix op&#233;rateurs, ce qui est plus ouvert que pour le t&#233;l&#233;phone fixe, la Commission de R&#233;gulation de l'Energie (CRE) indique que seuls EDF, GDF et Poweo feront des offres &#034;duales&#034; gaz et &#233;lectricit&#233;. Altergaz ne fera que du gaz, et Electrabel (Suez), Direct Energie, Alterna, Proxelia, GEG Source d'Energies et Enercoop que de l'&#233;lectricit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
En th&#233;orie, le but de cette ouverture au march&#233; europ&#233;en est de multiplier les offres pour faire baisser les prix, car jusqu'&#224; pr&#233;sent, ils sont &#034;r&#233;gul&#233;s&#034;, c'est-&#224;-dire encadr&#233;s par l'Etat, en France. Et tous s'emploient &#224; rassurer des clients rendus inquiets par la hausse des tarifs de l'&#233;nergie et par l'interdiction de revenir aux tarifs r&#233;gul&#233;s s'ils ont fait le choix de la libert&#233; des tarifs. Dans la pratique pourtant, il mieux vaut &#233;tudier son nouveau contrat avec prudence, sous peine de ne plus pouvoir faire marche arri&#232;re.&lt;br class='autobr' /&gt;
EDF, qui b&#233;n&#233;ficie de ces tarifs r&#233;glement&#233;s, fera aussi une offre &#034;de 10 % &#224; 12 % sup&#233;rieure au tarif&#034; aux clients qui n'auront plus droit au tarif administr&#233; apr&#232;s avoir emm&#233;nag&#233; dans un logement o&#249; le locataire ou le propri&#233;taire pr&#233;c&#233;dent avait choisi le prix du march&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GDF, qui veut co&#251;te que co&#251;te garder ses clients se chauffant au gaz, a annonc&#233;, le 22 juin, qu'il garantira &#034;des prix fixes&#034; de l'&#233;lectricit&#233; et du gaz pendant un, deux, voire trois ans. Pour l'&#233;lectricit&#233;, le prix correspondra au tarif r&#233;glement&#233; actuel ; pour le gaz, il sera sup&#233;rieur d'environ 3 %, ce qui porterait une facture annuelle moyenne de 700 euros &#224; 724 euros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; Poweo, il se fait fort de &#034;garantir des prix toujours inf&#233;rieurs aux tarifs r&#233;glement&#233;s&#034;, a soulign&#233; son pr&#233;sident, Charles Beigbeder. Le profil de consommation d&#233;fini, l'op&#233;rateur ind&#233;pendant proposera un forfait annuel simple ou mixte (gaz/&#233;lectricit&#233;). &#034;L'&#233;nergie non consomm&#233;e en fin d'ann&#233;e sera rembours&#233;e, et le surplus de consommation factur&#233; au tarif r&#233;glement&#233;. Au total, nos tarifs seront de 5 % &#224; 10 % inf&#233;rieurs &#224; ceux d'EDF et de GDF.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vigilantes, les associations continuent &#224; multiplier les mises en garde aupr&#232;s des consommateurs sur la libert&#233; tarifaire. Car, expliquent-elles, si vous souscrivez &#224; l'offre d'un nouvel op&#233;rateur, vous b&#233;n&#233;ficierez de ses prix libres, qu'ils soient plus ou moins &#233;lev&#233;s, sans pouvoir b&#233;n&#233;ficier &#224; nouveau des tarifs &#034;r&#233;gul&#233;s&#034; par l'Etat.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le march&#233; ne sera vraiment lib&#233;ralis&#233; qu'avec la suppression des tarifs r&#233;gul&#233;s, jugent la CRE et la Commission europ&#233;enne. &#034;Les pressions de Bruxelles vont s'accentuer en ce sens dans les prochains mois.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marcel Boiteux, pr&#233;sident d'honneur d'EDF, r&#233;sume une situation contradictoire, selon lui, qui &#233;branle la th&#233;orie lib&#233;rale sur les vertus de la d&#233;r&#233;gulation. &#034;Il ne s'agit donc plus d'ouvrir la concurrence pour faire baisser les prix, mais d'&#233;lever les prix pour permettre la concurrence.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Invit&#233;s&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Elie Cohen &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Marie-Jeanne Husset
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Patrick Behm
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Maurice Marion&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.france5.fr/cdanslair" class="spip_out"&gt;C dans l'air&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>EADS : l'atterrissage post-&#233;lectoral de M. Sarkozy</title>
		<link>http://elie-cohen.eu/EADS-l-atterrissage-post-electoral-de-M-Sarkozy.html</link>
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		<dc:date>2007-05-21T18:39:45Z</dc:date>
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		<dc:subject>&#201;conomie europ&#233;enne</dc:subject>
		<dc:subject>Champions nationaux</dc:subject>
		<dc:subject>Politique industrielle</dc:subject>
		<dc:subject>Politique int&#233;rieure</dc:subject>
		<dc:subject>Int&#233;gration europ&#233;enne</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;A peine intronis&#233;, Nicolas Sarkozy s'envolait pour Toulouse rencontrer les syndicats d'EADS. Avec ce dossier, le nouveau chef de l'Etat a trouv&#233; un chantier &#224; la mesure de son z&#232;le et de son ambition. Pourtant au terme de sa visite &#224; Toulouse trois remarques s'imposent : les engagements de campagne connaissent une obsolescence rapide, dans le domaine industriel Nicolas Sarkozy est bien un pr&#233;sident activiste, et enfin il ne craint pas le bras de fer avec nos partenaires allemands, ce qui (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A peine intronis&#233;, Nicolas Sarkozy s'envolait pour Toulouse rencontrer les syndicats d'EADS. Avec ce dossier, le nouveau chef de l'Etat a trouv&#233; un chantier &#224; la mesure de son z&#232;le et de son ambition. Pourtant au terme de sa visite &#224; Toulouse trois remarques s'imposent : les engagements de campagne connaissent une obsolescence rapide, dans le domaine industriel Nicolas Sarkozy est bien un pr&#233;sident activiste, et enfin il ne craint pas le bras de fer avec nos partenaires allemands, ce qui l'obligera &#224; d'amples compromis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'on en croit le d&#233;l&#233;gu&#233; FO d'Airbus, Nicolas Sarkozy aurait pris trois engagements lors de la campagne &#233;lectorale : la remise en cause du plan Power 8 pr&#233;voyant 10 000 suppressions d'emploi, la ren&#233;gociation du pacte d'actionnaires entre Lagard&#232;re et l'Etat fran&#231;ais d'un c&#244;t&#233;, Daimler de l'autre, pour restaurer les droits de l'Etat actionnaire, le refus de la cession du site de M&#233;aulte. Comme gage de son engagement et de sa volont&#233; d'agir malgr&#233; les interdits et les frilosit&#233;s lib&#233;rales, il donna le cas Alstom en exemple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de sa visite &#224; Toulouse Nicolas Sarkozy a abandonn&#233; la remise en cause de Power 8 en reconnaissant au pr&#233;sident Gallois sa pleine responsabilit&#233; gestionnaire. Il y a aura donc bien 10 000 suppressions d'emploi. Il a r&#233;affirm&#233; sa disponibilit&#233; pour participer &#224; une augmentation de capital rendue n&#233;cessaire par l'accident industriel de l'A380, ce dont personne n'avait jamais dout&#233;. Il a enfin propos&#233; le maintien d'un lien capitalistique entre Airbus et Lat&#233;co&#232;re, &#233;ventuel repreneur de M&#233;aulte. Pour les syndicalistes, il aura fallu moins d'un jour au nouveau pr&#233;sident pour renier ses engagements sur Power 8 et M&#233;aulte et confirmer ses engagements d'actionnaire. De ce point de vue, il a illustr&#233; l'adage c&#233;l&#232;bre : les promesses n'engagent que ceux qui les &#233;coutent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais qu'importe, Nicolas Sarkozy a vite renou&#233; avec le r&#233;el. A Toulouse, il &#233;tait dans son r&#244;le en fustigeant les parachutes dor&#233;s, en proposant des aides publiques &#224; la reconversion de M&#233;aulte, en prenant date pour une augmentation de capital. Il ne pouvait ni remettre en cause le Plan Power 8, ni d&#233;cider de la parit&#233; de l'euro par rapport au dollar, ni &#233;vincer les actionnaires actuels, ni remettre en cause une gouvernance dysfonctionnelle au sein d'EADS. Mais Nicolas Sarkozy n'entend pas en rester l&#224;, il a d&#233;j&#224; convoqu&#233; un sommet Airbus avec Mme Merkel en Juillet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi prend-il le risque d'engager son cr&#233;dit politique sur un dossier qu'il doit cog&#233;rer avec Mme Merkel et alors que son cr&#233;dit est faible en Allemagne o&#249; on lui impute un interventionnisme d&#233;brid&#233; notamment sur les dossiers Alstom et Aventis ? La r&#233;ponse tient &#224; une conjonction de facteurs favorables. EADS a besoin d'argent, ses actionnaires priv&#233;s actuels ne veulent pas lui en donner, et &#224; l'inverse l'Etat fran&#231;ais le souhaite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ratages d'EADS ont un co&#251;t : 10 milliards d'euros. Ils imposent dans les deux prochaines ann&#233;es une forte recapitalisation. EADS et sa filiale Airbus doivent faire dans l'urgence une triple restructuration. Ils doivent d'une part r&#233;aliser la fusion r&#233;elle des entit&#233;s nationales qui composent le groupe Airbus. Les rationalisations, les synergies que tout investisseur priv&#233; recherche &#224; l'occasion d'une fusion-acquisition ont &#233;t&#233; diff&#233;r&#233;es, il faut &#224; pr&#233;sent les r&#233;aliser. Ils doivent d'autre part tirer les cons&#233;quences du d&#233;placement de leur client&#232;le vers l'Asie et de la faiblesse du dollar pour externaliser et relocaliser une partie de leurs activit&#233;s. Ils doivent enfin int&#233;grer les &#233;quipes en sortant des logiques nationales. En n'interf&#233;rant pas avec les choix du management actuel sur le Plan Power 8 pour se concentrer sur la question de l'augmentation du capital, Sarkozy est sur un terrain solide, celui de l'actionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or il se trouve que les deux actionnaires priv&#233;s actuels, Lagard&#232;re &amp; Daimler ne veulent ni investir dans EADS, ni rester &#224; terme les actionnaires de contr&#244;le de l'entreprise. Une fen&#234;tre d'opportunit&#233; s'ouvre donc pour recomposer l'actionnariat et recapitaliser l'entreprise.&lt;br class='autobr' /&gt;
Des trois actionnaires fondateurs d'EADS, il n'y a donc plus que l'Etat Fran&#231;ais qui ait la capacit&#233; et la volont&#233; d'investir et de consolider sa part dans le capital d'EADS. Le gouvernement Allemand n'est pas actionnaire de l'entreprise. Il a certes suscit&#233; un montage financier qui associe les l&#228;nder et des investisseurs pour reprendre les actions c&#233;d&#233;es par Daimler mais il n'a pas des droits &#233;quivalents &#224; ceux de l'Etat Fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une mont&#233;e en puissance de l'Etat Fran&#231;ais dans le capital d'EADS aboutissant &#224; une prise de contr&#244;le ne sera pas accept&#233;e par les parties allemandes publiques ou priv&#233;es, d'autant que des solutions financi&#232;res alternatives existent, il suffit de faire appel &#224; des investisseurs financiers et de laisser diluer les actionnaires actuels. Sarkozy, soup&#231;onn&#233; de vouloir faire la part belle &#224; l'&#233;tat, invoque le pr&#233;c&#233;dent Alstom qui a vu l'Etat jouer un r&#244;le d'entrepreneur financier au service d'une strat&#233;gie industrielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le deal que va proposer Sarkozy &#224; Merkel pourrait &#234;tre ainsi formul&#233; : cherchons de concert des actionnaires industriels priv&#233;s de substitution &#224; Lagard&#232;re et Daimler et si cela se r&#233;v&#232;le impossible faisons intervenir des actionnaires publics le temps qu'EADS se redresse et retrouve des attraits pour des investisseurs priv&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi Sarkozy entend tout &#224; la fois d&#233;sarmer les oppositions de principe &#224; l'intervention de l'Etat actionnaire, mettre Mme Merkel en face de ses responsabilit&#233;s et pr&#233;parer la sortie du pacte de 1999. L'entreprise est risqu&#233;e, mais la d&#233;faillance des acteurs priv&#233;s est un atout pour un entrepreneur politique. Quoi qu'il en soit l'Etat Fran&#231;ais pourra se r&#233;inviter &#224; la table de n&#233;gociations, participer au choix de nouveaux investisseurs, et d&#233;terminer le rythme de la dilution de sa participation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Recapitaliser l'entreprise et d&#233;samorcer le conflit franco-allemand serait une victoire de communication pour Nicolas Sarkozy, mais pour les travailleurs de M&#233;aulte le b&#233;n&#233;fice serait mince : leur site serait c&#233;d&#233; et son avenir menac&#233;. Pour r&#233;pondre &#224; cette attente, Nicolas Sarkozy abandonne ses casquettes d'investisseur et de diplomate pour rev&#234;tir celle de l'expert en subventions. M&#233;aulte doit entreprendre une reconversion pour passer &#224; la fabrication de nez d'avions en mat&#233;riaux composites et son repreneur ne peut le faire sans aides. Le pr&#233;sident s'est donc engag&#233; &#224; accompagner cette mutation avec de l'argent public. La question d&#232;s lors se d&#233;place, la cession est banalis&#233;e au profit de la strat&#233;gie industrielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elie Cohen est directeur de recherche au CNRS.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#169; Telos, Agence intellectuelle&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.telos-eu.com" class="spip_out"&gt;Telos&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Airbus : les politiques dans les nuages</title>
		<link>http://elie-cohen.eu/Airbus-les-politiques-dans-les-nuages.html</link>
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		<dc:date>2007-03-06T10:15:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Webmaster</dc:creator>


		<dc:subject>&#201;conomie europ&#233;enne</dc:subject>
		<dc:subject>Colbertisme high-tech</dc:subject>
		<dc:subject>Champions nationaux</dc:subject>
		<dc:subject>Politique industrielle</dc:subject>
		<dc:subject>Int&#233;gration europ&#233;enne</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'affaire Airbus montre qu'il n'est plus possible, &#224; l'heure de la mondialisation, de penser une entreprise sur le mod&#232;le politique des rapports franco-allemands. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans le flux quotidien des nouvelles sur l'affaire Airbus que faut-il d&#233;plorer le plus : la panne d'un grand projet industriel ?, la vision dirigiste de S&#233;gol&#232;ne Royal ?, la querelle des r&#233;gions fran&#231;aises et allemandes au nom de l'emploi ?, les invectives entre &#034; camarades &#034; syndicalistes des deux bords du Rhin ? Une chose est (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://elie-cohen.eu/+-Politique-industrielle-+.html" rel="tag"&gt;Politique industrielle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://elie-cohen.eu/+-Integration-europeenne-+.html" rel="tag"&gt;Int&#233;gration europ&#233;enne&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'affaire Airbus montre qu'il n'est plus possible, &#224; l'heure de la mondialisation, de penser une entreprise sur le mod&#232;le politique des rapports franco-allemands.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le flux quotidien des nouvelles sur l'affaire Airbus que faut-il d&#233;plorer le plus : la panne d'un grand projet industriel ?, la vision dirigiste de S&#233;gol&#232;ne Royal ?, la querelle des r&#233;gions fran&#231;aises et allemandes au nom de l'emploi ?, les invectives entre &#034; camarades &#034; syndicalistes des deux bords du Rhin ? Une chose est certaine : EADS, incarnation d'une Europe conqu&#233;rante, s'est mu&#233; en symbole de patriotismes industriels d&#233;complex&#233;s. Pire : EADS cristallise aujourd'hui les peurs salariales et nationales face &#224; la mondialisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par une ruse de la raison, le plan Power 8 de restructuration d'Airbus oblige les candidats &#224; la Pr&#233;sidentielle &#224; traiter de sujets qu'ils entendaient &#233;viter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Airbus affronte d'abord un accident industriel majeur. Les rat&#233;s du c&#226;blage de l'A380 et les dysfonctionnements internes de l'organisation productive r&#233;v&#233;l&#233;s &#224; cette occasion conduisent l'entreprise &#224; enregistrer des pertes et &#224; repenser dans l'urgence son organisation productive. Rien ne devrait emp&#234;cher une entreprise de red&#233;ployer ses moyens, de rationaliser son offre productive d&#232;s lors qu'elle se conforme aux lois sociales en vigueur. Or les candidats &#224; la Pr&#233;sidentielle, &#224; gauche comme &#224; droite, entendent lui d&#233;nier ce droit au nom de la d&#233;fense de l'emploi et de la pr&#233;servation de l'outil industriel. S&#233;gol&#232;ne Royal propose de contraindre EADS &#224; rembourser les aides re&#231;ues en cas de mise en &#339;uvre de Power 8, elle propose aussi de recapitaliser EADS comme s'il s'agissait d' une entreprise fran&#231;aise nationalis&#233;e. Nicolas Sarkozy veut que l'Etat fran&#231;ais investisse dans EADS, sur le mod&#232;le d'Alstom, comme si le partenaire allemand n'existait pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait si les deux candidats se font dirigistes, c'est parce que EADS entend avec Power 8 traiter une deuxi&#232;me crise, celle du financement de l'A350. Les h&#233;sitations strat&#233;giques d'EADS quant &#224; la n&#233;cessit&#233; de r&#233;pondre au d&#233;fi du &#034; Dreamliner &#034; de Boeing, le doublement des co&#251;ts de d&#233;veloppement du nouvel avion et la d&#233;motivation des actionnaires priv&#233;s actuels (Daimler et Lagard&#232;re) conduisent le management actuel &#224; solliciter les Etats pour des avances remboursables g&#233;n&#233;reuses tout en infligeant &#224; ces Etats des plans sociaux indigestes. Des actionnaires d&#233;l&#233;gitim&#233;s, des finances publiques mises &#224; contribution, un contexte de rivalit&#233;s politiques pour cause de grande coalition ou de campagne &#233;lectorale : toutes les conditions sont r&#233;unies pour une d&#233;flagration politique et sociale majeure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ajouter &#224; la difficult&#233; objective qu'affronte EADS avec le plan &#034; Power8 &#034;, il faut mentionner les cessions d'usines et surtout la mont&#233;e du co-d&#233;veloppement et de l'externalisation de pans entiers de l'A350 et du successeur de l'A320. EADS suit avec retard une politique d&#233;j&#224; adopt&#233;e par Boeing mais dont l'urgence s'est accrue avec la mont&#233;e continue de l'Euro par rapport au dollar. On savait que EADS facturait en dollars et payait ses charges en Euros, les crises d'Airbus ont rendu urgentes des d&#233;cisions de partage des t&#226;ches avec des producteurs hors Zone Euro.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On comprend que les pouvoirs publics sollicit&#233;s financi&#232;rement et socialement se soient empar&#233;s du dossier mais on comprend aussi que leurs interventions sont soit vou&#233;es &#224; l'&#233;chec quand elles visent &#224; interdire &#224; l'entreprise de s'adapter, soit destin&#233;es &#224; aggraver la crise si elles soumettent les aides remboursables &#224; une conditionnalit&#233; sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Etats fran&#231;ais et allemand sont une partie du probl&#232;me, ils ne sont pas au-dessus de la m&#234;l&#233;e, ils partagent la responsabilit&#233; d'une entreprise mal con&#231;ue d&#232;s l'origine : l'oiseau &#034; EADS &#034; invent&#233; en 2000 ne pouvait pas voler. Faut-il rappeler ici que l'ancien mod&#232;le bas&#233; sur le &#034; juste retour &#034; et la coop&#233;ration entre quatre entreprises ind&#233;pendantes : A&#233;rospatiale, DASA, BAE, et CASA avait permis la r&#233;ussite de la gamme d'avions Airbus et que l'ambition assign&#233;e &#224; EADS &#233;tait de faire plus et mieux en contribuant &#224; int&#233;grer des entreprises nationales disparates et aux activit&#233;s parfois redondantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise continue de l'A380, premier avion d&#233;cid&#233; dans le cadre d'EADS est l'illustration de l'&#233;chec de cette tentative. Echec patrimonial illustr&#233; par le retrait progressif des actionnaires priv&#233;s, &#233;chec industriel avec la perte de ma&#238;trise du projet A380 et les faux d&#233;marrages de l'A350, &#233;chec organisationnel et manag&#233;rial avec les rat&#233;s de l'usine de Hambourg, &#233;chec enfin de la gouvernance avec la sempiternelle querelle franco-allemande du &#034;qui d&#233;cide, qui contr&#244;le&#034;. Il faut prendre la mesure de ces &#233;checs si l'on veut sauver Airbus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle &#233;tait donc l'&#233;conomie de l'accord de 2000 dont les chevilles ouvri&#232;res furent Dominique Strauss-Kahn et Jean-Luc Lagard&#232;re c&#244;t&#233; fran&#231;ais, le Chancelier Shroeder et Manfred Bischoff c&#244;t&#233; allemand ? Il s'agissait de b&#226;tir un groupe int&#233;gr&#233; dans l'a&#233;ronautique, l'Espace et la D&#233;fense sous contr&#244;le conjoint franco-allemand. Les int&#233;r&#234;ts fran&#231;ais qui auraient d&#251; &#234;tre majoritaires compte tenu des apports industriels accept&#232;rent la parit&#233; car c'&#233;tait le prix &#224; payer pour &#233;loigner la menace r&#233;elle ou imaginaire d'une alliance germano-britannique, int&#233;grer industriellement Airbus et faciliter les rapprochements futurs en mati&#232;re d'industries de d&#233;fense. A la demande expresse des int&#233;r&#234;ts allemands il fut convenu que les Etats et collectivit&#233;s publiques actionnaires renon&#231;aient explicitement &#224; leurs droits au profit des actionnaires industriels priv&#233;s : Lagard&#232;re et Daimler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 2000 le Gouvernement allemand n'a cess&#233; de r&#233;duire ses ambitions en mati&#232;re de D&#233;fense tout en pr&#233;tendant r&#233;gir l'avenir d'EADS, sans en &#234;tre actionnaire. Quant &#224; Jacques Chirac son interventionnisme au service de No&#235;l Forgeard n'a pas peu contribu&#233; &#224; d&#233;grader le climat au sein des &#233;quipes Airbus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui Louis Gallois peut appeler de ses v&#339;ux une r&#233;forme de la gouvernance, le ministre allemand des transports r&#233;clamer une r&#233;ouverture des n&#233;gociations, S&#233;gol&#232;ne Royal une entr&#233;e des r&#233;gions dans le capital et Thierry Breton feindre de croire que les actionnaires et les managers sont aux postes de commande, la v&#233;rit&#233; est qu'il faut remettre l'ouvrage EADS sur le m&#233;tier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux sc&#233;narios d'&#233;volution sont envisageables.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le premier prendrait acte de la dynamique de la mondialisation et de la disponibilit&#233; d'investisseurs financiers pr&#234;ts &#224; accompagner EADS dans sa croissance : EADS deviendrait une pure entreprise priv&#233;e (une public company au sens am&#233;ricain du terme), les Etats et collectivit&#233;s publiques se retireraient alors du capital. EADS comme Boeing aurait des rapports contractuels avec les Etats pour d&#233;velopper tel ou tel projet mais les Etats ne pourraient interf&#233;rer dans la strat&#233;gie, la gouvernance et a fortiori la gestion.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le second reviendrait sur toutes les &#233;volutions de 99-07 et aboutirait au d&#233;mant&#232;lement d'EADS et &#224; la reformation de soci&#233;t&#233;s nationales. Les nouvelles entit&#233;s pourraient &#234;tre publiques ou priv&#233;es, elles pourraient contracter de part et d'autre du Rhin mais un terme serait mis au simulacre de la soci&#233;t&#233; int&#233;gr&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au del&#224; d'Airbus, c'est l'acquis des relations franco-allemandes qu'il faut pr&#233;server en prenant acte de l'affirmation allemande et en renon&#231;ant aux chim&#232;res d'un partenariat industriel &#233;lectif franco-allemand.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elie Cohen est directeur de recherche au CNRS et membre du Conseil d'analyse &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#169; Telos, Agence intellectuelle&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.telos-eu.com" class="spip_out"&gt;Telos&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les matins de France Culture : Airbus, le plan Power 8</title>
		<link>http://elie-cohen.eu/Les-matins-de-France-Culture-Airbus-le-plan-Power-8.html</link>
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		<dc:date>2007-03-06T09:57:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Webmaster</dc:creator>


		<dc:subject>Colbertisme high-tech</dc:subject>
		<dc:subject>Champions nationaux</dc:subject>
		<dc:subject>Politique industrielle</dc:subject>
		<dc:subject>Int&#233;gration europ&#233;enne</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'invit&#233; d'Ali Baddou &lt;br class='autobr' /&gt;
Aujourd'hui, &#224; l'appel des syndicats, les salari&#233;s d'Airbus observent un mouvement de gr&#232;ve dans tous les sites fran&#231;ais pour protester contre le plan de restructuration de l'avionneur europ&#233;en. 10.000 emplois sont concern&#233;s par le plan Power 8, dans une entreprise dont on disait encore r&#233;cemment qu'elle &#233;tait un fleuron europ&#233;en. Que s'est-il pass&#233; ? Retournement de tendance en fin d'ann&#233;e derni&#232;re avec des retards de livraison, des pertes annonc&#233;es, des changements (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'invit&#233; d'Ali Baddou&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, &#224; l'appel des syndicats, les salari&#233;s d'Airbus observent un mouvement de gr&#232;ve dans tous les sites fran&#231;ais pour protester contre le plan de restructuration de l'avionneur europ&#233;en. 10.000 emplois sont concern&#233;s par le plan Power 8, dans une entreprise dont on disait encore r&#233;cemment qu'elle &#233;tait un fleuron europ&#233;en. Que s'est-il pass&#233; ? Retournement de tendance en fin d'ann&#233;e derni&#232;re avec des retards de livraison, des pertes annonc&#233;es, des changements &#224; la t&#234;te de l'entreprise, et maintenant des suppressions d'emplois. L'&#233;conomiste Elie Cohen explique l'encha&#238;nement de cet &#171; accident industriel &#187;. Dans les Matins aujourd'hui, il d&#233;taille les enjeux d'un dossier &#233;conomique majeur de la campagne pr&#233;sidentielle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture/sommaire/" class="spip_out"&gt;France Culture&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>C dans l'air : Airbus bo&#238;te noire de la campagne</title>
		<link>http://elie-cohen.eu/C-dans-l-air-Airbus-boite-noire-de-la-campagne.html</link>
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		<dc:date>2007-03-06T09:47:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Webmaster</dc:creator>


		<dc:subject>Colbertisme high-tech</dc:subject>
		<dc:subject>Champions nationaux</dc:subject>
		<dc:subject>Politique industrielle</dc:subject>
		<dc:subject>Politique int&#233;rieure</dc:subject>
		<dc:subject>Int&#233;gration europ&#233;enne</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;voir la vid&#233;o &lt;br class='autobr' /&gt;
Plus de 80 % des salari&#233;s d'Airbus se sont mobilis&#233;s, le 6 mars 2007, contre le plan de restructuration qui avait &#233;t&#233; d&#233;taill&#233; une semaine auparavant. S'&#233;tant transform&#233; en enjeu de la campagne pr&#233;sidentielle, ce br&#251;lant dossier mobilise les candidats, qui se divisent sur le r&#244;le de l'Etat mais affichent leur souci de d&#233;fendre l'emploi. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le 28 f&#233;vrier 2007, le constructeur a&#233;ronautique annon&#231;ait son plan de restructuration, nomm&#233; &#034;Power 8&#034;, pr&#233;voyant la suppression de 10 000 (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.france5.fr/STATIC/video/index-fr.php?titre=C'est%20dans%20l'air%20en%20vid%E9o&amp;url=mms://a533.v55778.c5577.e.vm.akamaistream.net/7/533/5577/42c40fe4/lacinq.download.akamai.com/5577/internet/cdanslair/cdanslair_20070306.wmv&amp;section=programmes_cdanslair&amp;rubrique=video&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;voir la vid&#233;o&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus de 80 % des salari&#233;s d'Airbus se sont mobilis&#233;s, le 6 mars 2007, contre le plan de restructuration qui avait &#233;t&#233; d&#233;taill&#233; une semaine auparavant. S'&#233;tant transform&#233; en enjeu de la campagne pr&#233;sidentielle, ce br&#251;lant dossier mobilise les candidats, qui se divisent sur le r&#244;le de l'Etat mais affichent leur souci de d&#233;fendre l'emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 28 f&#233;vrier 2007, le constructeur a&#233;ronautique annon&#231;ait son plan de restructuration, nomm&#233; &#034;Power 8&#034;, pr&#233;voyant la suppression de 10 000 emplois sur ses seize sites europ&#233;ens. La direction d'Airbus envisage ainsi la vente d'usines au Royaume-Uni, en Allemagne et, avec 4 300 postes supprim&#233;s, la France est la plus touch&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;pondant &#224; l'appel de l'intersyndicale du groupe &#224; faire gr&#232;ve, la majorit&#233; des salari&#233;s des quatre sites fran&#231;ais d'Airbus ont suivi le mouvement, et plusieurs milliers ont d&#233;fil&#233; dans les rues de M&#233;aulte, Saint-Nazaire et Toulouse, o&#249; pr&#232;s de 12 000 personnes battaient le pav&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A quelques semaines de l'&#233;lection pr&#233;sidentielle, les principaux candidats en lice se positionnent sur les solutions &#224; apporter &#224; la crise que conna&#238;t l'avionneur. Mais s'ils affichent tous leur souci de d&#233;fendre les emplois mis en danger, les propositions de d&#233;nouement divergent en revanche fortement, avec, au c&#191;ur des d&#233;bats, le r&#244;le de l'Etat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour S&#233;gol&#232;ne Royal, qui &#233;voque le dossier, ce m&#234;me jour, avec la chanceli&#232;re allemande, Angela Merkel : &#034;Il faut que l'Etat remette au pot mais sur la base d'un projet industriel franco-allemand solide&#034;. La candidate socialiste &#233;tait la premi&#232;re &#224; d&#233;noncer &#034;ce s&#233;isme industriel&#034;, et &#224; proposer &#034;sa&#034; solution : faire rentrer huit r&#233;gions fran&#231;aises dans le capital d'Airbus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nicolas Sarkozy estime pour sa part que si les Etats ne sont pas &#034;les actionnaires industriels les plus avis&#233;s&#034;, il pr&#233;cise qu'il n'est &#034;pas d&#233;cid&#233; &#224; laisser tomber Airbus&#034;. Et le candidat de l'UMP de s'interroger sur une augmentation de la part de l'Etat dans le capital, tout en critiquant la solution propos&#233;e par S&#233;gol&#232;ne Royal, estimant que ce n'est &#034;pas avec &#231;a qu'on pourra sauver Airbus&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; Fran&#231;ois Bayrou, s'il juge normal que &#034;l'Etat fasse face &#224; ses responsabilit&#233;s&#034;, il demande &#233;galement aux actionnaires priv&#233;s du groupe, comme Lagard&#232;re ou Daimler-Chrysler, de jouer leur r&#244;le. Le candidat de l'UDF d&#233;nonce en revanche la proposition socialiste, la consid&#233;rant &#034;totalement irr&#233;aliste&#034;. Pour lui, il n'est &#034;pas imaginable qu'on aille prendre l'argent du contribuable pour aller faire un travail industriel &#224; Airbus&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Marie Le Pen, quant &#224; lui, s'est content&#233; d'ironiser sur &#034;le ballet des candidats&#034; aupr&#232;s des salari&#233;s de l'avionneur. Alors que Marie-George Buffet plaide de son c&#244;t&#233; pour un &#034;moratoire suspensif&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes ces d&#233;clarations d&#233;plaisent fortement au directeur g&#233;n&#233;ral d&#233;l&#233;gu&#233; d'Airbus France, Fabrice Br&#233;gier, qui ne souhaite pas &#034;que la politique entre dans une logique qui nous prendrait en otage&#034;. Pour lui, &#034;il ne faut pas m&#233;langer management et politique&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que se d&#233;roule la premi&#232;re grande mobilisation depuis 1993, la prochaine &#233;tape est d&#233;j&#224; fix&#233;e au 16 mars 2007, &#224; Bruxelles, pour une manifestation europ&#233;enne contre Power 8.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LES INVIT&#201;S :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Matthias Beermann
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Elie Cohen
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Emmanuel Lechypre&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.france5.fr/cdanslair" class="spip_out"&gt;C dans l'air&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Suez-GdF : L'anti-p&#233;dagogie au pouvoir</title>
		<link>http://elie-cohen.eu/Suez-GdF-L-anti-pedagogie-au-pouvoir.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://elie-cohen.eu/Suez-GdF-L-anti-pedagogie-au-pouvoir.html</guid>
		<dc:date>2006-09-14T13:10:13Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Elie Cohen</dc:creator>


		<dc:subject>Champions nationaux</dc:subject>
		<dc:subject>Fiscalit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;nergie</dc:subject>
		<dc:subject>Nationalisation Privatisation</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;formes</dc:subject>
		<dc:subject>Commission de r&#233;gulation de l'&#233;nergie</dc:subject>
		<dc:subject>Politique industrielle</dc:subject>
		<dc:subject>Int&#233;gration europ&#233;enne</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Peu de fusions s'imposent avec une &#233;vidence &#233;conomique aussi manifeste que celle de Suez et de Gdf. Le contexte energ&#233;tque, les impasses strat&#233;giques de Suez comme de GdF, les besoins d'investissement pour assurer la s&#233;curit&#233; d'approvisionnement : tout milite pour une fusion de ces deux entreprises. Et pourtant, rarement le d&#233;bat politique aura &#233;t&#233; aussi vif, les strat&#233;gies alternatives autant d&#233;battues et l'issue plus incertaine. &lt;br class='autobr' /&gt;
La fusion permet d'abord de faire de deux poids moyens un (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://elie-cohen.eu/-2006-.html" rel="directory"&gt;2006&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Peu de fusions s'imposent avec une &#233;vidence &#233;conomique aussi manifeste que celle de Suez et de Gdf. Le contexte energ&#233;tque, les impasses strat&#233;giques de Suez comme de GdF, les besoins d'investissement pour assurer la s&#233;curit&#233; d'approvisionnement : tout milite pour une fusion de ces deux entreprises. Et pourtant, rarement le d&#233;bat politique aura &#233;t&#233; aussi vif, les strat&#233;gies alternatives autant d&#233;battues et l'issue plus incertaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fusion permet d'abord de faire de deux poids moyens un poids lourd multi&#233;nergeticien en Europe et un leader mondial du Gaz Naturel Liqu&#233;fi&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans un contexte &#233;nerg&#233;tique marqu&#233; par l'envol&#233;e des prix du gaz, la mont&#233;e de la Russie et son rapprochement avec l'Alg&#233;rie, l'importance des investissements &#224; r&#233;aliser, Gaz de France qui n'est qu'un acteur de poids moyen dans le gaz et Suez qui est un &#233;lectricien moyen et un petit gazier n'ont pas la taille critique. En les fusionnant, on cr&#233;e un acteur multi-&#233;nergeticien qui a plus grand pouvoir de n&#233;gociation et qui devient leader mondial du gaz naturel liqu&#233;fi&#233;. De plus, cette fusion se fait par &#233;change de titres et non en cash, elle consolide une strat&#233;gie cr&#233;dible, elle assure les ressources du d&#233;veloppement gr&#226;ce &#224; la disponibilit&#233; de r&#233;serves financi&#232;res inentam&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En l'absence d'une fusion, l'un et l'autre groupe auraient du renforcer leur offre &#233;lectrique pour l'un, gazi&#232;re pour l'autre, en faisant des acquisitions pour jouer pleinement leur partition dans une Europe de l'&#233;nergie totalement lib&#233;ralis&#233;e &#224; compter de Juillet 2007. Dans le cas de GdF, et comme l'a montr&#233; le pr&#233;c&#233;dent EdF, l'Etat aurait &#233;t&#233; oblig&#233; d'ouvrir d'avantage le capital de Gdf pour lui permettre de trouver des financements sur le march&#233;. En clair les chances de survie comme acteurs ind&#233;pendants de Suez et gdf &#233;taient minces dans une Europe de l'&#233;nergie en pleine recomposition avec des acteurs qui ne cessent de se concentrer, D'autant que Gazprom avec ses 300 milliards d'euros de capitalisation boursi&#232;re a fait part de son souhait de se d&#233;velopper dans la distribution en Europe Occidentale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, dans un contexte de lib&#233;ralisation europ&#233;enne cette fusion permet de cr&#233;er un concurrent cr&#233;dible &#224; EDF. L'&#233;crasante domination d'EDF sur le march&#233; fran&#231;ais est mal vue par Bruxelles qui, du coup, limite les tentatives de d&#233;veloppement d'EDF en Europe. Deux ensembles de poids comparable EdF d'un c&#244;t&#233; assis sur son massif nucl&#233;aire , Gdf-Suez de l'autre fort de ces atouts dans l'hydraulique et le gaz sont des concurrents plus vraisemblables qu'un hypoth&#233;tique ensemble form&#233; d'un bi-monopole national Edf-Gdf et de 7 nains. A ceux qui r&#234;vent d'un mariage Edf-GDF, il suffit de rappeler que le prix &#224; payer en France serait double : cession d'une partie du parc nucl&#233;aire d'Edf et cession d'une partie des infrastructures gazi&#232;res de Gdf dans le stockage, le transport et la distribution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pourtant tel qu'il s'est engag&#233; &#224; l'Assembl&#233;e Nationale, le d&#233;bat sur la privatisation de GdF restera sans doute dans l'histoire comme un monument d'antip&#233;dagogie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il fut question dans un premier temps de &#171; patriotisme &#233;conomique &#187;, la fusion Suez-Gdf devait prot&#233;ger la France des assauts .... Italiens, alors que le projet se d&#233;fendait pas ses propres m&#233;rites industriels. Le protectionnisme le plus plat se lovait dans le drap&#233; de Marianne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La menace d'Enel s'&#233;loignant, le projet changeait de nature, en m&#234;lant dans une m&#234;me loi, transposition de la directive lib&#233;ralisation de l'&#233;nergie de l'UE et privatisation de Gdf, on entendait accr&#233;diter l'id&#233;e que la fusion devait contribuer &#224; la &#171; s&#233;curit&#233; d'approvisionnement &#187; de la France. Mais ce faisant on liait lib&#233;ralisation, prix de l'&#233;nergie et privatisation de Gdf. La confusion, les partis pris id&#233;ologiques et les proc&#232;s d'intention pouvaient se d&#233;cha&#238;ner. Le Gouvernement alert&#233; par la mont&#233;e des oppositions au sein de sa propre majorit&#233; en vint alors &#224; vouloir prot&#233;ger les Fran&#231;ais contre les effets de la lib&#233;ralisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par un amendement judicieusement introduit le Gouvernement a accord&#233; un droit de remords aux entreprises qui, ayant abandonn&#233; le tarif r&#233;gul&#233; au profit des prix libres, avaient vu leur note d'&#233;lectricit&#233; s'envoler. En inventant une nouvelle taxe EdF-Suez, le Gouvernement atteint un sommet dans l'antip&#233;dagogie. Cette taxe en effet est assise sur le nucl&#233;aire et l'hydraulique c'est &#224; dire sur des &#233;nergies non &#233;mettrices de gaz &#224; effet de serre et elle va servir &#224; financer les &#233;nergies plus polluantes des nouveaux entrants !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'en fallait pas plus pour que les mouvements de consommateurs r&#233;clament la g&#233;n&#233;ralisation de la mesure aux particuliers &#224; l'occasion de la derni&#232;re phase de l'ouverture des march&#233;s de l'&#233;nergie. En effet, les consommateurs &#233;tant irresponsables, ils doivent pouvoir revenir au tarif r&#233;gul&#233; d&#232;s que la hausse des prix rend le choix des prix libres sur un march&#233; ouvert moins int&#233;ressant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comble du pragmatisme, le gouvernement en vient maintenant &#224; d&#233;fendre la privatisation de Gdf au nom des besoins internes de croissance de cette entreprise et pr&#233;vient les actionnaires de Suez que s'ils se montraient trop gourmands, la fusion ne se ferait pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La boucle est boucl&#233;e, point n'est besoin de d&#233;poser 130000 amendements pour miner l'&#233;difice de la fusion annonc&#233;e, il suffit de reprendre les arguments contradictoires de la puissance publique. Par habilet&#233; tactique ou pour r&#233;soudre ses contradictions internes, le gouvernement a rendu la politique &#233;nerg&#233;tique illisible, la lib&#233;ralisation europ&#233;enne d&#233;testable, et la privatisation ill&#233;gitime.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.nouveleconomiste.fr/" class="spip_out"&gt;Le Nouvel &#233;conomiste&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Suez-GdF La politique (publique) victime de la politique (politicienne)</title>
		<link>http://elie-cohen.eu/Suez-GdF-La-politique-publique-victime-de-la-politique-politicienne.html</link>
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		<dc:date>2006-09-14T13:04:43Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Elie Cohen</dc:creator>


		<dc:subject>March&#233; unique-Euro</dc:subject>
		<dc:subject>Champions nationaux</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;nergie</dc:subject>
		<dc:subject>Commission de r&#233;gulation de l'&#233;nergie</dc:subject>
		<dc:subject>Politique industrielle</dc:subject>
		<dc:subject>Politique int&#233;rieure</dc:subject>
		<dc:subject>Int&#233;gration europ&#233;enne</dc:subject>
		<dc:subject>Politiques publiques</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Il faut &#233;couter les voix qui s'expriment au Parlement et notamment celle d'&#233;lus de l'UMP r&#233;put&#233;s proches de Nicolas Sarkozy. Ils ont jou&#233; un r&#244;le d&#233;cisif dans la Loi actuellement d&#233;battue au Parlement. Ils sont les acteurs d'une formidable r&#233;gression politique dont il faut craindre dans l'avenir des retomb&#233;es d&#233;l&#233;t&#232;res sur l'int&#233;gration europ&#233;enne, la politique &#233;conomique et la r&#233;forme de l'Etat. &lt;br class='autobr' /&gt;
Alors qu'il &#233;tait possible de lever la r&#232;gle des 70% de propri&#233;t&#233; publique qui limite les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il faut &#233;couter les voix qui s'expriment au Parlement et notamment celle d'&#233;lus de l'UMP r&#233;put&#233;s proches de Nicolas Sarkozy. Ils ont jou&#233; un r&#244;le d&#233;cisif dans la Loi actuellement d&#233;battue au Parlement. Ils sont les acteurs d'une formidable r&#233;gression politique dont il faut craindre dans l'avenir des retomb&#233;es d&#233;l&#233;t&#232;res sur l'int&#233;gration europ&#233;enne, la politique &#233;conomique et la r&#233;forme de l'Etat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors qu'il &#233;tait possible de lever la r&#232;gle des 70% de propri&#233;t&#233; publique qui limite les mouvements strat&#233;giques de GdF au nom des exigences d'investissement n&#233;es du nouveau contexte &#233;nerg&#233;tique, le Gouvernement entra&#238;n&#233; par sa majorit&#233; parlementaire a choisi une voie autrement plus risqu&#233;e. Il a &#233;labor&#233; un projet de loi qui m&#234;le transposition de la derni&#232;re directive europ&#233;enne de lib&#233;ralisation du march&#233; de l'&#233;nergie, privatisation de GdF, fusion avec Suez, r&#233;gulation des prix de l'&#233;nergie, missions de service public, et il a enrob&#233; le tout de consid&#233;rations fumeuses sur le &#171; patriotisme &#233;conomique &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A des Fran&#231;ais t&#233;tanis&#233;s par la hausse des prix du gaz et &#224; qui il convenait d'expliquer que la France ne pouvait peser sur des prix mondiaux et qu'il convenait de s'adapter &#224; un gaz durablement plus cher le Gouvernement a r&#233;pondu &#171; d&#233;fense du pouvoir d'achat &#187;. Alors que son r&#244;le &#233;tait au mieux de lisser dans le temps l'&#233;volution des prix r&#233;glement&#233;s, le Gouvernement s'est pos&#233; en ma&#238;tre des prix. GdF n'ayant pu r&#233;percuter int&#233;gralement les hausses du prix du gaz import&#233;, en violation d'un contrat pass&#233; avec l'Etat et contrairement aux recommandations du r&#233;gulateur et d'une commission d'experts ind&#233;pendants s'est ainsi retrouv&#233;e dans une position de faiblesse relative fa ce &#224; Suez. R&#233;sultat : non seulement l'Etat s'appauvrit mais de plus il l&#233;gitime aupr&#232;s du public l'id&#233;e selon laquelle la propri&#233;t&#233; publique prot&#232;ge des mouvements de prix internationaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A des Fran&#231;ais qui doutent des vertus du march&#233; et qui restent attach&#233;s au service public, on explique qu'il faut simultan&#233;ment privatiser GdF, lib&#233;raliser le march&#233; et contr&#244;ler les prix. Mais si on ne croit ni aux disciplines du march&#233;, ni &#224; l'office du r&#233;gulateur europ&#233;en et national pourquoi lib&#233;raliser et privatiser ? En effet si la lib&#233;ralisation signifie la hausse des prix, et si, facteur aggravant, il faut brider le champion national Edf pour favoriser la concurrence comment ne pas d&#233;tester l'&#339;uvre europ&#233;enne de lib&#233;ralisation des march&#233;s de l'&#233;nergie ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A des Fran&#231;ais qui n'aiment pas le capitalisme et qui estiment anormal l'affichage de profits record par les entreprises du CAC40, le Gouvernement donne raison aussi. Si privatisation rime avec pr&#233;dation par les entreprises c&#244;t&#233;es et si &#224; l'inverse service public = secteur public = encadrement des profits, comment ne pas trouver d&#233;testable les privatisations alors qu'elles nous &#233;loignent d'un mod&#232;le national, par&#233; de tant de vertus ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin en inventant une nouvelle taxe EdF-Suez pour indemniser les entreprises qui avaient fait le libre choix du march&#233; contre la s&#233;curit&#233; du tarif r&#233;gul&#233;, le Gouvernement atteint un sommet. Cette taxe a un double effet : elle offre un parachute public contre la prise de risque priv&#233;, elle d&#233;sincite &#224; l'usage d'&#233;nergies propres. En effet, cette taxe permet de financer l'&#233;cart entre tarif r&#233;glement&#233; et prix de march&#233;, elle est assise sur le nucl&#233;aire et l'hydraulique, c'est &#224; dire sur des &#233;nergies non &#233;mettrices de gaz &#224; effet de serre, et elle va servir &#224; financer les &#233;nergies plus polluantes (gaz et charbon) des nouveaux entrants !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi sous la pression des parlementaires de sa propre majorit&#233;, le Gouvernement a donn&#233; le sentiment de rendre les armes sur la lib&#233;ralisation du march&#233; de l'&#233;nergie, sur les vertus de la privatisation pour les entreprises op&#233;rant sur des march&#233;s concurrentiels, sur la dissociation des missions de services publics et de leur mode d'exercice par des entreprises publiques ou priv&#233;es, sur l'office du r&#233;gulateur dans la mise en &#339;uvre d'une concurrence r&#233;elle ... mais pouvait-il en &#234;tre autrement ? &lt;br class='autobr' /&gt;
En diff&#233;rant le plus longtemps possible la lib&#233;ralisation du march&#233; de l'&#233;nergie pour ne pas avoir &#224; affronter la CGT, les Gouvernements successifs se sont priv&#233;s des b&#233;n&#233;fices de la lib&#233;ralisation pr&#233;coce dans un contexte d'&#233;nergie bon march&#233; (cf pays nordiques et Royaume Uni). En maintenant dans le giron public Gdf apr&#232;s la perte de son monopole d'importation du gaz et en refusant de l'adosser &#224; un producteur de gaz au nom de la pr&#233;servation du caract&#232;re public de l'entreprise, on s'est expos&#233; &#224; r&#233;aliser dans la h&#226;te une privatisation justifi&#233;e officiellement par la n&#233;cessit&#233; de bouter hors de France Enel. En n'assumant pas devant l'opinion la hausse du prix de l'&#233;nergie pour des raisons fondamentales qui tiennent aux tensions durables sur le march&#233; des &#233;nergies fossiles, aux besoins d'investissement pour renouveler les &#233;quipements et surtout &#224; l'impact de la politique de lutte contre l'&#233;mission des gaz a effet de serre, le Gouvernement s'est senti oblig&#233; de recourir &#224; la rh&#233;torique de la d&#233;fense du pouvoir d'achat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce projet de Loi a donc bien des d&#233;fauts pourtant il permet d'&#233;viter le pire. Pour Dominique Paill&#233;, d&#233;put&#233; sarkozyste de choc, l'&#233;chec de la Loi permettrait de r&#233;aliser la fusion Edf-GdF. Ainsi l'union r&#234;v&#233;e par le PCGT est b&#233;nie par un d&#233;put&#233; UMP alors qu'elle aurait pour effet soit de d&#233;manteler les deux entreprises soit de provoquer un affrontement majeur entre Paris et Bruxelles. Jamais &#224; court d'id&#233;es, le m&#234;me Paill&#233; trouve des vertus au plan du fonds vautour Knight Vinke, qui propose d'endetter Gdf pour nationaliser Suez dans un premier temps afin de le d&#233;manteler dans un deuxi&#232;me temps en c&#233;dant les activit&#233;s Eau, Propret&#233; et Services &#233;nerg&#233;tiques pour le plus grand profit des fonds d'arbitrage qui sp&#233;culent sur l'&#233;chec de la fusion Suez-GdF. Avec une telle droite, on en vient &#224; trouver particuli&#232;rement mod&#233;r&#233;e une gauche hier d&#233;cid&#233;e &#224; privatiser GdF et aujourd'hui &#224; soumettre &#224; r&#233;f&#233;rendum un tel choix, tout en indiquant qu'elle ne reviendrait pas sur une telle fusion en cas d'arriv&#233;e au pouvoir en 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le deuxi&#232;me m&#233;rite de l'actuel texte est qu'il pr&#233;sente les mesures de r&#233;gulation des prix comme provisoires, la lib&#233;ralisation du march&#233; n'est pas remise en cause dans son principe, mais sa mise en &#339;uvre est suspendue le temps que les march&#233;s de l'&#233;nergie se d&#233;tendent ou le temps que la hausse du tarif rejoigne le niveau des prix libres.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au total, dans un contexte politique pr&#233;&#233;lectoral o&#249; chaque camp est divis&#233;, quand de surcro&#238;t aucune p&#233;dagogie de la lib&#233;ralisation et de la ma&#238;trise de l'&#233;nergie n'a &#233;t&#233; faite, il &#233;tait probablement in&#233;vitable d'en passer par ces d&#233;ferlements de d&#233;magogie. Raison de plus pour &#233;viter les dommages irr&#233;versibles d'un &#233;chec de cette loi et faire aboutir les solutions du moindre mal qu'elle contient.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.telos-eu.com/" class="spip_out"&gt;Telos&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>EADS, clou&#233; au sol</title>
		<link>http://elie-cohen.eu/EADS-cloue-au-sol.html</link>
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		<dc:date>2006-06-01T15:02:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Webmaster</dc:creator>


		<dc:subject>Colbertisme high-tech</dc:subject>
		<dc:subject>Champions nationaux</dc:subject>
		<dc:subject>Politique industrielle</dc:subject>
		<dc:subject>Int&#233;gration europ&#233;enne</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Qu'on ne s'y trompe pas, la crise actuelle n'est pas pour l'essentiel une crise industrielle. Les retards, les d&#233;passements, les ajustements... sont le lot commun des nouveaux programmes dans l'a&#233;ronautique. Du reste Boeing en conna&#238;t en ce moment avec son &#171; Dreamliner &#187; : l'usage massif de composites dans la structure et de dispositifs &#233;lectroniques innovants cr&#233;ent des probl&#232;mes de co&#251;t et de d&#233;lais. Cette crise n'illustre pas davantage la cupidit&#233; devenue commune de nombre de dirigeants (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://elie-cohen.eu/+-Politique-industrielle-+.html" rel="tag"&gt;Politique industrielle&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Qu'on ne s'y trompe pas, la crise actuelle n'est pas pour l'essentiel une crise industrielle. Les retards, les d&#233;passements, les ajustements... sont le lot commun des nouveaux programmes dans l'a&#233;ronautique. Du reste Boeing en conna&#238;t en ce moment avec son &#171; Dreamliner &#187; : l'usage massif de composites dans la structure et de dispositifs &#233;lectroniques innovants cr&#233;ent des probl&#232;mes de co&#251;t et de d&#233;lais. Cette crise n'illustre pas davantage la cupidit&#233; devenue commune de nombre de dirigeants du Cac 40. Apr&#232;s tout, le d&#233;lit d'initi&#233; n'a jamais tu&#233; un groupe industriel et le probl&#232;me sera vite oubli&#233; quand M. Forgeard aura d&#233;missionn&#233;. Ce n'est pas enfin une crise de l'int&#233;gration europ&#233;enne. L'aventure Airbus a toujours &#233;t&#233; pour l'essentiel franco-allemande et intergouvernementale. Autant il &#233;tait abusif de faire d'EADS l'&#233;tendard des politiques communautaires, autant il est injuste de faire de l'Europe un bouc &#233;missaire. La crise est bien plus s&#233;rieuse, elle trouve sa source dans les conditions m&#234;mes qui ont pr&#233;sid&#233; &#224; la naissance d'EADS. Elle est le r&#233;sultat d'une combinaison, vou&#233;e &#224; l'&#233;chec d&#232;s l'origine, de volontarisme politique en industrie, de bricolage actionnarial et d'interventionnisme pr&#233;sidentiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Airbus a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; en 1970 comme un GIE pour coordonner les t&#226;ches de conception et de production de champions nationaux de l'a&#233;ronautique et fournir un outil unique de marketing de commercialisation et de gestion des ventes. Airbus a su faire du principe de &#171; juste retour &#187; une vertu en d&#233;veloppant tr&#232;s t&#244;t une architecture industrielle modulaire et en tissant un vaste r&#233;seau de fournisseurs partenaires. Le succ&#232;s &#233;tonnant de ce consortium europ&#233;en qui en 30 ans a permis de faire jeu &#233;gal avec les Am&#233;ricains gr&#226;ce &#224; une science pouss&#233;e de la coop&#233;ration, du partage des charges financi&#232;res, du respect des cultures a permis qu'en 2001 un pas d&#233;cisif soit franchi avec la constitution d'Airbus SA, soci&#233;t&#233; de plein exercice filiale &#224; 80% d'EADS. En portant la nouvelle soci&#233;t&#233; sur les fonds baptismaux, Lionel Jospin, le Chancelier Schr&#246;der, Jean Luc Lagard&#232;re et J&#252;rgen Schremp ont le sentiment de consacrer un formidable succ&#232;s pass&#233; et de jeter les bases d'une industrie europ&#233;enne int&#233;gr&#233;e de l'a&#233;ronautique et de la d&#233;fense.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce moment a &#233;t&#233; rendu possible parce que les dirigeants politiques fran&#231;ais ont consenti de lourds sacrifices. Ils ont d&#251; accepter une privatisation d'A&#233;rospatiale et une fusion avec Matra dans des conditions patrimoniales particuli&#232;rement favorables &#224; Jean-Luc Lagard&#232;re. Ils lui ont transf&#233;r&#233; le pouvoir manag&#233;rial et l'ont de fait d&#233;sign&#233; comme interlocuteur unique avec la partie allemande (DASA) pour la consolidation europ&#233;enne &#224; venir. Ils ont enfin accept&#233; avec la fusion DASA-A&#233;rospatiale/Matra de sur&#233;valuer les apports allemands pour favoriser une fusion paritaire. Seul l'Etat fran&#231;ais, en effet, pouvait favoriser les int&#233;r&#234;ts priv&#233;s de Lagard&#232;re et de Daimler Chrysler pour obtenir un r&#233;sultat industriel et politique hautement d&#233;sir&#233; : p&#233;renniser Airbus face &#224; Boeing en &#233;cartant la menace britannique (alliance de revers BAE-DASA), et lancer l'int&#233;gration de l'industrie de d&#233;fense europ&#233;enne sur une base franco-allemande. Avec le lancement de l'A380, le rapide redressement financier d'EADS, et le pilotage effectif des filiales op&#233;rationnelles d'EADS par des managers fran&#231;ais, les gouvernements fran&#231;ais Jospin puis Raffarin peuvent croire qu'il ont r&#233;ussi... mais en fait, le d&#233;mant&#232;lement de l'&#233;difice va commencer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;EADS est le produit d'un bricolage actionnarial. C'est une entreprise dont le capital initial &#233;tait contr&#244;l&#233; par deux actionnaires de poids &#233;quivalent (30% chacun) repr&#233;sentant les int&#233;r&#234;ts fran&#231;ais (Lagard&#232;re-Etat fran&#231;ais) et les int&#233;r&#234;ts allemands (Daimler Chrysler). Or les difficult&#233;s des actionnaires priv&#233;s dans leur secteur privil&#233;gi&#233; d'activit&#233;, l'automobile pour Daimler Chrysler et les M&#233;dia pour Lagard&#232;re les ont conduit &#224; programmer leur d&#233;sengagement en r&#233;duisant leur part de capital de 7,5%. Le r&#233;sultat de ce d&#233;sengagement programm&#233; est triple, l'entreprise est fragilis&#233;e au moment o&#249; elle doit investir massivement dans l'A380 et l'A350. Arnaud Lagard&#232;re qui n'a plus que 7,5% du capital est d&#233;l&#233;gitim&#233; comme actionnaire de contr&#244;le. L'Etat fran&#231;ais se retrouve en face &#224; face avec Daimler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement &#224; ce r&#233;am&#233;nagement du capital, No&#235;l Forgeard qui a brillamment dirig&#233; Airbus entend &#224; la fois &#233;largir la base du groupe dans l'industrie de d&#233;fense en avalant Thales et il aspire &#224; piloter seul l'ensemble du groupe EADS. Pour cela il lui faut arracher aux Allemands la fin de la co-direction du groupe et &#233;vincer Philippe Camus, alors co-pr&#233;sident fran&#231;ais d'EADS nomm&#233; par Lagard&#232;re). Dans notre monarchie pr&#233;sidentielle, &#234;tre le f&#233;al du pr&#233;sident suffit &#224; violer les r&#232;gles communes. Forgeard obtiendra la place de Camus, mais &#233;chouera face &#224; la d&#233;termination des dirigeants allemands.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi au moment o&#249; Airbus doit affronter un Boeing renaissant, o&#249; il doit r&#233;ussir un pari industriel risqu&#233; - l'A380 - et investir en catastrophe dans l'A350, EADS se paie le luxe d'une fuite des actionnaires, d'une guerre franco-allemande, d'une d&#233;stabilisation du management d'Airbus et d'une mainmise pr&#233;sidentielle sur la nomination des dirigeants fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;EADS peut se redresser industriellement, son potentiel technologique et la qualit&#233; de ses ing&#233;nieurs peuvent &#224; nouveau faire la diff&#233;rence, mais l'entreprise devra auparavant trouver des actionnaires, instaurer un syst&#232;me de gouvernance actionnarial et un mode de s&#233;lection des dirigeants fond&#233; sur la comp&#233;tence et non la nationalit&#233;. EADS est la seule entreprise europ&#233;enne au sens plein du terme, son &#233;chec actuel montre qu'il n'est jamais bon de faire porter des objectifs politiques &#224; des entreprises industrielles. Il est normal qu'un groupe de d&#233;fense b&#233;n&#233;ficie de l'aide publique et qu'il ait des relations suivies avec les Etats. Il &#233;tait souhaitable qu'un concurrent &#233;merge face &#224; Boeing et qu'il soit aid&#233;. Ce qui l'est moins, c'est qu'un gouvernement joue les actionnaires pr&#233;sents/absents, qu'il interf&#232;re avec des d&#233;cisions manag&#233;riales et qu'il &#233;pouse des querelles de personnes. Lorsque les actionnaires sont publics et priv&#233;s, lorsque aucun bloc de contr&#244;le n'&#233;merge, l'entreprise est en fait abandonn&#233;e au bon vouloir des dirigeants industriels par temps calmes et aux compromis diplomatiques en temps de crise.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Suez-GDF : une guerre civile europ&#233;enne ?</title>
		<link>http://elie-cohen.eu/Suez-GDF-une-guerre-civile-europeenne.html</link>
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		<dc:date>2006-02-01T15:55:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Champions nationaux</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;nergie</dc:subject>
		<dc:subject>Nationalisation Privatisation</dc:subject>
		<dc:subject>Int&#233;gration europ&#233;enne</dc:subject>

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&lt;p&gt;Nous sommes en ao&#251;t 14, vient de d&#233;clarer M. Tremonti : l'affaire Enel-Suez serait le prodrome des guerres civiles europ&#233;ennes. Cette phrase terrible est elle-m&#234;me la r&#233;ponse &#224; une image marquante, celle d'un Premier ministre fran&#231;ais flanqu&#233; de deux PDG muets pour annoncer la fusion de deux entreprises &#233;nerg&#233;tiques cot&#233;es, en r&#233;ponse &#224; l'OPA subliminale d'Enel. Commedia dell'arte contre cocorico du coq gaulois, faut-il que l'Europe soit &#224; ce point en crise pour permettre un tel spectacle ! (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous sommes en ao&#251;t 14, vient de d&#233;clarer M. Tremonti : l'affaire Enel-Suez serait le prodrome des guerres civiles europ&#233;ennes. Cette phrase terrible est elle-m&#234;me la r&#233;ponse &#224; une image marquante, celle d'un Premier ministre fran&#231;ais flanqu&#233; de deux PDG muets pour annoncer la fusion de deux entreprises &#233;nerg&#233;tiques cot&#233;es, en r&#233;ponse &#224; l'OPA subliminale d'Enel. Commedia dell'arte contre cocorico du coq gaulois, faut-il que l'Europe soit &#224; ce point en crise pour permettre un tel spectacle !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car il faut le dire d'embl&#233;e, annonc&#233;e il y a une semaine dans un grand h&#244;tel bruxellois, la fusion Suez-GDF aurait &#233;t&#233; c&#233;l&#233;br&#233;e pour sa coh&#233;rence &#233;conomique, pour sa contribution &#224; la remise en cause de la dominance d'EDF, et pour son concours &#224; l'acc&#233;l&#233;ration des privatisations. Du reste le Financial Times c&#233;l&#232;bre la coh&#233;rence industrielle de cet appariement. Il ne faut donc pas se laisser pi&#233;ger par les images fortes et les proclamations martiales. Le rapprochement de Suez et GDF fait sens, il intervient apr&#232;s l'absorption de Ruhrgas par Eon, apr&#232;s le lancement de l'OPA de Gas Natural sur Endesa et apr&#232;s qu'a &#233;t&#233; &#233;cart&#233;e la fusion EDF-GDF. La vraie question est d'abord celle-ci : pourquoi assiste-t-on, en Europe, &#224; un tel mouvement de consolidation ? Pourquoi, de surcro&#238;t, les gouvernements nationaux soutiennent-ils, contre Bruxelles et parfois contre leurs propres autorit&#233;s de r&#233;gulation concurrentielle, de telles concentrations nationales ? La r&#233;ponse tient en deux propositions. L'une a trait &#224; l'&#233;quation &#233;nerg&#233;tique europ&#233;enne, l'autre &#224; l'&#233;chec d'un mod&#232;le dat&#233; de r&#233;gulation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;quation &#233;nerg&#233;tique europ&#233;enne change rapidement sous l'effet de la hausse du prix du p&#233;trole et du gaz, de l'anticipation d'un Kyoto 2 qui va rench&#233;rir le co&#251;t des &#233;missions de gaz &#224; effet de serre et de la certitude que la troisi&#232;me &#233;tape de la lib&#233;ralisation du march&#233; europ&#233;en de l'&#233;nergie aura lieu comme pr&#233;vu en 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fin du p&#233;trole bon march&#233;, la hausse du prix du gaz ont un double effet : ils rendent plus difficile la concurrence faite par les op&#233;rateurs alternatifs aux exploitants historiques et ils r&#233;introduisent la question de la s&#233;curit&#233; des approvisionnements au c&#339;ur des pr&#233;occupations des autorit&#233;s politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La hausse attendue du prix de la tonne de carbone, dans le cadre d'un renforcement de la lutte contre le r&#233;chauffement de la plan&#232;te par la limitation des &#233;missions de gaz &#224; effet de serre, a aussi un double effet. Elle renforce les atouts des entreprises &#233;lectriques dont le bouquet &#233;nerg&#233;tique est essentiellement hydraulique et nucl&#233;aire et d&#233;favorise les entreprises d&#233;pendantes du charbon et du p&#233;trole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les Etats, une telle perspective justifie la stimulation de l'investissement et de la recherche comme le montre l'Energy Bill du pr&#233;sident Bush. Cette loi, prise l'&#233;t&#233; dernier, pr&#233;voit une forte subvention pour la relance du nucl&#233;aire et pour la recherche notamment sur la s&#233;questration du carbone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, la confirmation de la troisi&#232;me &#233;tape de la lib&#233;ralisation des march&#233;s europ&#233;ens de l'&#233;nergie en 2007 rend cruciale la sortie des territoires nationaux pour les op&#233;rateurs historiques et la mise en &#339;uvre d'offres multi&#233;nergies. La cons&#233;quence de cette transformation de l'&#233;quation &#233;nerg&#233;tique est que la distribution des atouts a chang&#233; et la course &#224; la taille a &#233;t&#233; relanc&#233;e. EDF ou Vattenfall, assis l'un sur le nucl&#233;aire, l'autre sur l'hydraulique, sont renforc&#233;s. Suez, gr&#226;ce &#224; Electrabel (nucl&#233;aire) et &#224; la CNR (hydraulique), est devenue une proie d&#233;sirable. Enel et Eon assis sur des montagnes de cash sont en qu&#234;te de cibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De telles consolidations auraient pu &#234;tre n&#233;goci&#233;es et g&#233;r&#233;es dans le cadre europ&#233;en ; or on constate que ce sont des solutions nationales qui sont recherch&#233;es : pourquoi ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;ponse est simple et brutale : l'Europe a rat&#233; sa politique &#233;nerg&#233;tique. Le mod&#232;le europ&#233;en de lib&#233;ralisation de l'&#233;nergie &#233;tait bas&#233; sur un oubli, la s&#233;curit&#233; &#233;nerg&#233;tique, et sur trois orientations strat&#233;giques qui se sont r&#233;v&#233;l&#233;es erron&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'insistons pas sur l'objectif de s&#233;curit&#233; : la d&#233;pendance &#224; l'&#233;gard du gaz russe et les faiblesses du r&#233;seau de transport sont maintenant connues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lib&#233;ralisation europ&#233;enne a &#233;t&#233; pens&#233;e march&#233; par march&#233;, l'objectif de la Commission a &#233;t&#233; de casser les monopoles nationaux verticalement int&#233;gr&#233;s et non de constituer une plateforme &#233;lectrique europ&#233;enne int&#233;gr&#233;e en d&#233;veloppant les interconnexions aux fronti&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lib&#233;ralisation europ&#233;enne a repos&#233; sur l'id&#233;e que des baisses de prix significatives pouvaient &#234;tre obtenues en multipliant les acteurs et en favorisant leur acc&#232;s au r&#233;seau de l'op&#233;rateur historique. La Commission a simplement oubli&#233; que ce qui est possible avec un gaz peu cher et lorsque des surcapacit&#233;s hydrauliques existent est impossible quand le prix du gaz triple comme aujourd'hui. R&#233;sultat, il faut aujourd'hui obliger EDF &#224; augmenter son tarif si on veut que les op&#233;rateurs alternatifs ne disparaissent pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin l'Union Europ&#233;enne a fait le pari d'une r&#233;gulation des march&#233;s locaux par des r&#233;gulateurs locaux ; elle n'a donc pu &#233;viter ni l'absence durable d'un r&#233;gulateur sp&#233;cialis&#233; comme en Allemagne, ni la collusion entre le r&#233;gulateur et les champions nationaux dans nombre de pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;sultat de ce qu'il faut bien appeler un &#233;chec collectif est la renationalisation de fait des politiques. Les meilleures illustrations r&#233;centes en &#233;tant fournies par l'incapacit&#233; europ&#233;enne &#224; n&#233;gocier avec Gazprom, &#224; penser en commun la diversification des bouquets &#233;nerg&#233;tiques nationaux en tirant parti des acquis des uns et des autres et &#224; bloquer la politique des champions nationaux multi&#233;nergies initi&#233;e par Eon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un tel contexte la fusion Suez-GDF r&#233;alise le parfait accord entre un gazier et un &#233;lectricien, entre un op&#233;rateur nucl&#233;aire et hydraulique et un op&#233;rateur gazier, entre un champion du GNL et un sp&#233;cialiste des services &#233;nerg&#233;tiques, entre un fran&#231;ais sans perspective et un belge sous dimensionn&#233;. Il n'y a donc rien de scandaleux dans la fusion GDF-Suez ; il y a m&#234;me des b&#233;n&#233;fices secondaires importants comme la banalisation d'EDF dans le paysage europ&#233;en et la privatisation de GDF.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faut-il pour autant se r&#233;signer &#224; l'&#233;chec europ&#233;en ? La pire erreur serait de maintenir une politique qui fait la preuve de ses insuffisances. Une autre politique est possible qui concilie intensification de la concurrence dans l'int&#233;r&#234;t du consommateur, s&#233;curit&#233; &#233;nerg&#233;tique et sortie progressive de l'&#233;conomie carbone. Cette politique doit reposer sur trois piliers. D'une part il faut accepter l'id&#233;e que dans les ann&#233;es qui viennent la relance de l'investissement passe par les grands op&#233;rateurs historiques - il faut donc restaurer les incitations &#224; l'investissement et renoncer &#224; la vision d'une concurrence atomistique dans le secteur &#233;nerg&#233;tique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il faut en m&#234;me temps renforcer la concurrence aujourd'hui tr&#232;s insuffisante. Pour cela la mission de la Commission est d'inciter au d&#233;veloppement des interconnexions aux fronti&#232;res, de rendre plus transparentes les conditions d'acc&#232;s au r&#233;seau de transport de gaz et d'&#233;lectricit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin pour mettre en &#339;uvre une politique commune, il faudra se doter d'outils communs. Au premier rang de ces outils devrait figurer un r&#233;gulateur europ&#233;en.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La menace de replis nationaux est suffisamment grave, les d&#233;fis technologiques et industriels sont suffisamment &#233;tablis, pour qu'on essaie de s'&#233;pargner les invectives et les guerres picrocholines actuelles.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.telos-eu.com" class="spip_out"&gt;&lt;i&gt;Telos&lt;/I&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Elie Cohen est directeur de recherche au CNRS et membre du Conseil d'analyse &#233;conomique.&lt;br /&gt;
Cet article a &#233;t&#233; repris par le journal Le Temps (Gen&#232;ve)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>La &#171; nouvelle &#233;conomie &#187; &#233;nerg&#233;tique </title>
		<link>http://elie-cohen.eu/La-nouvelle-economie-energetique.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://elie-cohen.eu/La-nouvelle-economie-energetique.html</guid>
		<dc:date>2006-02-01T09:40:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nadja</dc:creator>


		<dc:subject>&#201;nergie</dc:subject>
		<dc:subject>Int&#233;gration europ&#233;enne</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;P&#233;trole, Carbone, Lib&#233;ralisation tels sont les trois &#233;l&#233;ments &#224; la base de la formidable recomposition &#233;nerg&#233;tique en cours. Au del&#224; des OPA et contre OPA, des valorisations stratosph&#233;riques d'Edf ou d'Endesa, des r&#233;actions de panique des gouvernements nationaux ce sont des enjeux de fond qui contribuent &#224; fa&#231;onner le paysage &#233;nerg&#233;tique europ&#233;en. Les trois coups ont &#233;t&#233; donn&#233;s &#224; Bruxelles avec la lib&#233;ralisation par &#233;tapes des march&#233;s &#233;nerg&#233;tiques, &#224; Kyoto avec l'institution d'une &#233;conomie (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://elie-cohen.eu/-2006-.html" rel="directory"&gt;2006&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://elie-cohen.eu/+-Energie-+.html" rel="tag"&gt;&#201;nergie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://elie-cohen.eu/+-Integration-europeenne-+.html" rel="tag"&gt;Int&#233;gration europ&#233;enne&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;P&#233;trole, Carbone, Lib&#233;ralisation tels sont les trois &#233;l&#233;ments &#224; la base de la formidable recomposition &#233;nerg&#233;tique en cours. Au del&#224; des OPA et contre OPA, des valorisations stratosph&#233;riques d'Edf ou d'Endesa, des r&#233;actions de panique des gouvernements nationaux ce sont des enjeux de fond qui contribuent &#224; fa&#231;onner le paysage &#233;nerg&#233;tique europ&#233;en.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les trois coups ont &#233;t&#233; donn&#233;s &#224; Bruxelles avec la lib&#233;ralisation par &#233;tapes des march&#233;s &#233;nerg&#233;tiques, &#224; Kyoto avec l'institution d'une &#233;conomie du carbone pour pr&#233;server le sort de notre plan&#232;te, en Chine et en Russie avec la flamb&#233;e des prix du gaz et du p&#233;trole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Premier terme de l'&#233;quation de la nouvelle &#233;conomie : le p&#233;trole. La flamb&#233;e des prix du gaz et du p&#233;trole a eu un effet d&#233;flagratoire sur le march&#233; de l'&#233;nergie et ce pour plusieurs raisons. La premi&#232;re tient au constat de la fin du p&#233;trole bon march&#233; du fait de la mont&#233;e des besoins des pays &#233;mergents, de la difficult&#233; de trouver de nouveaux gisements et donc de la perspective d'un p&#233;trole rare et cher. L'indexation du gaz sur le p&#233;trole a un effet direct sur la nouvelle &#233;conomie &#233;lectrique : un gaz cher c'est une &#233;lectricit&#233; dont le prix s'envole pour les op&#233;rateurs alternatifs et leurs clients. Dans ce nouveau monde ceux qui ont fait le choix d'un bouquet &#233;nerg&#233;tique &#224; dominante nucl&#233;aire ou hydraulique comme EdF ou Electrabel sont donc dans une bien meilleure position que les exploitants qui comme Eon ou Enel ont fait d'autres choix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deuxi&#232;me terme : le carbone. A Kyoto le monde s'est donn&#233; pour mission de sauver la plan&#232;te en plafonnant puis en r&#233;duisant l'&#233;mission des gaz &#224; effet de serre. Depuis des march&#233;s de droits &#224; polluer ont &#233;t&#233; cr&#233;&#233;s et le prix de la tonne de carbone est &#224; la hausse. L'acc&#233;l&#233;ration du r&#233;chauffement de la plan&#232;te annonce une r&#233;duction suppl&#233;mentaire des droits &#224; polluer, un Kyoto 2 est en vue. Pour les &#233;nerg&#233;ticiens les plus polluants, l'acc&#232;s &#224; des &#233;nergies propres est vital. A nouveau, la pression est &#224; la hausse des prix et &#224; la recherche de sources propres de production d'&#233;lectricit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Troisi&#232;me terme : la derni&#232;re &#233;tape de la lib&#233;ralisation europ&#233;enne. Les grands op&#233;rateurs &#233;lectriques assis sur des monopoles verticalement int&#233;gr&#233;s nationaux ou r&#233;gionaux ont assist&#233; au cours des derni&#232;res ann&#233;es &#224; une volont&#233; marqu&#233;e de Bruxelles d'ouvrir les march&#233;s, de d&#233;manteler les monopoles, et de favoriser l'&#233;mergence d'op&#233;rateurs alternatifs. Les deux premi&#232;res phases de la lib&#233;ralisation ont conduit les op&#233;rateurs historiques &#224; chercher chez leurs voisins des relais de croissance, c'est ainsi qu'Edf s'est implant&#233;e en Italie et qu'Eon cherche aujourd'hui &#224; s'implanter en Espagne. Les soci&#233;t&#233;s &#224; vendre &#233;tant rares, les prix montent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cette &#233;quation &#233;nerg&#233;tique rec&#232;le des contradictions que la situation pr&#233;sente r&#233;v&#232;le.&lt;br class='autobr' /&gt;
Si le mouvement actuel de concentration est men&#233; &#224; son terme, on assistera &#224; l'&#233;mergence d'un oligopole europ&#233;en form&#233; de quelques acteurs issus des anciens monopoles nationaux. L'objectif europ&#233;en d'une concurrence se d&#233;veloppant d'abord sur les territoires nationaux puis diffusant &#224; l'&#233;chelle europ&#233;enne gr&#226;ce aux interconnexions aux fronti&#232;res aura v&#233;cu. La baisse des prix du gaz au moment des premi&#232;res &#233;tapes de la lib&#233;ralisation avait favoris&#233; l'&#233;mergence de nouveaux acteurs. Dans le nouveau contexte, ils n'ont gu&#232;re d'avenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deuxi&#232;me contradiction, entre patriotisme &#233;conomique et int&#233;gration europ&#233;enne. La longue bataille du Gouvernement italien contre la prise de contr&#244;le d'Edison par Edf, la volont&#233; actuelle de Zapatero de barrer la voie &#224; Eon et celle de Villepin de pr&#233;venir l'Opa d'Enel sur Suez sont autant de manifestations de patriotisme &#233;conomique et de d&#233;fiance &#224; l'&#233;gard du mouvement actuel de consolidation. Mr Bernotat, patron d'Eon a pu dire r&#233;cemment qu'&#224; terme seuls trois acteurs europ&#233;ens se partageraient le march&#233; europ&#233;en mais les gouvernants des principaut&#233;s nationales tiennent absolument &#224; pr&#233;server et &#224; promouvoir leurs champions nationaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derni&#232;re contradiction, enfin, entre lib&#233;ralisation et hausse des prix. Les effets de la hausse du co&#251;t des &#233;nergies primaires, les exigences de la lutte contre l'effet de serre, la n&#233;cessit&#233; de renforcer l'investissement pour obtenir un niveau raisonnable de s&#233;curit&#233; dans la fourniture : tout milite pour une hausse des prix &#224; laquelle peuvent seuls &#233;chapper ceux qui disposent d'un parc nucl&#233;aire ou hydraulique. Cela signifie que pour permettre aux nouveaux entrants de survivre il faut obliger les Edf et autres Electrabel ou Vattenfall &#224; augmenter leurs prix. Une concurrence g&#233;r&#233;e par le r&#233;gulateur qui aboutit &#224; la hausse des prix pour n&#233;cessaire qu'elle soit est invendable aux citoyens.&lt;br class='autobr' /&gt;
Une conclusion s'impose : quelle que soit l'issue des grandes manoeuvres &#233;lectriques, elles ont d&#233;j&#224; fait une victime : le mod&#232;le europ&#233;en de r&#233;gulation &#233;lectrique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.nouveleconomiste.fr/" class="spip_out"&gt;Le Nouvel &#233;conomiste&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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