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	<title>Elie Cohen</title>
	<link>http://elie-cohen.eu/</link>
	<description>Directeur de recherche &#233;m&#233;rite au CNRS, &#201;lie Cohen est un &#233;conomiste dont les champs de recherche vont de l'&#233;conomie industrielle aux politiques publiques, de l'&#233;conomie internationale &#224; l'&#233;conomie politique de l'innovation.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>Changer de mod&#232;le</title>
		<link>http://elie-cohen.eu/Changer-de-modele.html</link>
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		<dc:date>2014-05-01T09:02:51Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Webmaster</dc:creator>


		<dc:subject>Finance mondiale</dc:subject>
		<dc:subject>Crise &#233;conomique</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Avec Philippe Aghion et Gilbert Cette &lt;br class='autobr' /&gt; Se procurer ce livre &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Pour enrayer la spirale du d&#233;clin, il faut un nouveau mod&#232;le de croissance. Un mod&#232;le de croissance par l'innovation o&#249; de nouvelles entreprises et activit&#233;s viennent sans cesse concurrencer et remplacer les activit&#233;s existantes. Un mod&#232;le de croissance &#8220;inclusive&#8221; qui ne laisse personne sur le bord de la route et qui int&#232;gre les g&#233;n&#233;rations futures en r&#233;&#233;quilibrant nos finances publiques et en incitant &#224; l'innovation verte. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://elie-cohen.eu/+-Finance-mondiale-+.html" rel="tag"&gt;Finance mondiale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://elie-cohen.eu/+-Crise-economique-+.html" rel="tag"&gt;Crise &#233;conomique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://elie-cohen.eu/local/cache-vignettes/L99xH150/arton353-bfd3e.jpg?1634866827' class='spip_logo spip_logo_right' width='99' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Avec Philippe Aghion et Gilbert Cette&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href= &#034;http://www.odilejacob.fr/acheter/?ean=9782738130235&#034; target= &#034;blank&#034;&gt;Se procurer ce livre&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Pour enrayer la spirale du d&#233;clin, il faut un nouveau mod&#232;le de croissance.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un mod&#232;le de croissance par l'innovation o&#249; de nouvelles entreprises et activit&#233;s viennent sans cesse concurrencer et remplacer les activit&#233;s existantes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un mod&#232;le de croissance &#8220;inclusive&#8221; qui ne laisse personne sur le bord de la route et qui int&#232;gre les g&#233;n&#233;rations futures en r&#233;&#233;quilibrant nos finances publiques et en incitant &#224; l'innovation verte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un mod&#232;le de croissance r&#233;solument progressiste parce que s'attaquant aux in&#233;galit&#233;s sociales &#224; la racine en r&#233;activant la m&#233;canique de la mobilit&#233; sociale.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais comment changer de mod&#232;le &#233;conomique quand il n'y a consensus ni sur le diagnostic, ni sur les solutions, ni sur les outils ? Comment r&#233;former en rompant avec les id&#233;es re&#231;ues ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce livre montre pourquoi et comment il faut changer nos modes de pens&#233;e pour changer de mod&#232;le &#233;conomique et assurer une prosp&#233;rit&#233; durable &#224; nos concitoyens. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un livre majeur, qui conjugue l'analyse approfondie des pays qui r&#233;ussissent et des propositions novatrices adapt&#233;es &#224; la France d'aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Philippe Aghion est professeur &#224; l'Universit&#233; Harvard (&#201;tats-Unis), sp&#233;cialiste des th&#233;ories de la croissance et de l'innovation.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Gilbert Cette est professeur d'&#233;conomie associ&#233; &#224; l'universit&#233; d'Aix-Marseille, expert des questions de productivit&#233; et de march&#233; du travail.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.odilejacob.fr/catalogue/sciences-humaines/economie-et-finance/changer-de-modele_9782738130235.php" class="spip_out"&gt;Odile Jacob&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>C dans l'air : Vous avez dit r&#233;cession ?</title>
		<link>http://elie-cohen.eu/C-dans-l-air-Vous-avez-dit-recession.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://elie-cohen.eu/C-dans-l-air-Vous-avez-dit-recession.html</guid>
		<dc:date>2008-10-28T14:07:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nadja</dc:creator>


		<dc:subject>Finance mondiale</dc:subject>
		<dc:subject>Finance</dc:subject>
		<dc:subject>Nationalisation Privatisation</dc:subject>
		<dc:subject>Politique int&#233;rieure</dc:subject>
		<dc:subject>FMI</dc:subject>
		<dc:subject>Mondialisation</dc:subject>
		<dc:subject>Crise &#233;conomique</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Malgr&#233; les plans de relance, les baisses de taux d'int&#233;r&#234;t ou appels au calme des grands argentiers, les valeurs continuent &#224; faire le yo-yo sur les march&#233;s boursiers. Sur fond de crainte de r&#233;cession mondiale, nombre d'entreprises annoncent des suppressions d'emplois.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://elie-cohen.eu/+-Crise-economique-+.html" rel="tag"&gt;Crise &#233;conomique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php?page=resume&amp;id_rubrique=1003&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Voir la vid&#233;o sur le site de France 5 pendant une semaine&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; les plans de relance, les baisses de taux d'int&#233;r&#234;t ou appels au calme des grands argentiers, les valeurs continuent &#224; faire le yo-yo sur les march&#233;s boursiers. Sur fond de crainte de r&#233;cession mondiale, nombre d'entreprises annoncent des suppressions d'emplois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entra&#238;n&#233;s par la chute de la Bourse de Tokyo, au plus bas depuis vingt-six ans, les march&#233;s europ&#233;ens ont une nouvelle fois d&#233;but&#233; la semaine sur de fortes baisses, avant de r&#233;duire leurs pertes &#224; la cl&#244;ture et de rebondir &#224; l'ouverture le lendemain. A Paris, les s&#233;ances erratiques se suivent et les valeurs passent du rouge au vert, au gr&#232;s des investisseurs pris entre la qu&#234;te des &#034;bonnes affaires&#034; et la crainte d'une crise &#233;conomique mondiale. O&#249; cette spirale boursi&#232;re am&#232;nera-t-elle l'&#233;conomie r&#233;elle ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le front de l'&#233;conomie les mauvaises nouvelles s'accumulent, notamment dans le secteur automobile. Confront&#233; &#224; une baisse des ventes, le constructeur Renault a d&#233;cid&#233; de r&#233;duire de 20 % sa production au quatri&#232;me trimestre 2008 en Europe et mis &#224; l'arr&#234;t quinze de ses sites de production pendant une &#224; deux semaines en France ainsi que quelques jours dans certains sites &#224; l'&#233;tranger. Du c&#244;t&#233; de Peugeot, la situation est identique. Le constructeur, qui a fait &#233;tat d'un chiffre d'affaires trimestrielle en baisse de 5,2 %, &#224; 13,3 milliards d'euros vendredi 24 octobre, a d&#233;cid&#233; l'application de mesures de ch&#244;mage partiel sur la quasi-totalit&#233; de ses sites de production d'ici d&#233;cembre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me, pour les hauts fourneaux du g&#233;ant mondial de l'acier ArcelorMittal, qui vont &#234;tre temporairement mis &#224; l'arr&#234;t dans plusieurs pays d'Europe, dont la France, la Belgique et l'Allemagne. Ou bien encore dans le secteur du transport a&#233;rien, qui conna&#238;t pour la premi&#232;re fois depuis cinq ans un d&#233;clin du trafic passagers international. Air France-KLM a ainsi annonc&#233; un nouveau plan d'&#233;conomies de 700 &#224; 800 millions d'euros &#224; l'horizon 2011-2012 et envisage des r&#233;ductions d'effectifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte, anticipant l'annonce officielle, jeudi 30 octobre, des chiffres du ch&#244;mage pour le mois de septembre, Nicolas Sarkozy, en d&#233;placement &#224; Rethel, dans les Ardennes, a pr&#233;sent&#233; son plan de &#034;mobilisation pour l'emploi&#034;, &#034;troisi&#232;me &#233;tape&#034; de sa strat&#233;gie face &#224; la crise, apr&#232;s les plans de soutien au secteur bancaire puis &#224; l'investissement des entreprises d&#233;voil&#233;s ces derni&#232;res semaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Affirmant sa volont&#233; de &#034;dynamiser&#034; et &#034;r&#233;former&#034; la formation continue, le chef de l'Etat a demand&#233; &#224; rencontrer les partenaires sociaux sur le sujet dans les prochaines semaines. Il a par ailleurs annonc&#233; la cr&#233;ation de 100 000 emplois aid&#233;s suppl&#233;mentaires dans le secteur non marchand, en plus des 230 000 d&#233;j&#224; annonc&#233;s dans le projet de budget 2009, sugg&#233;r&#233; l'assouplissement du recours au CDD pour les PME et plaid&#233; pour la g&#233;n&#233;ralisation du contrat de transition professionnelle dans les bassins d'emploi les plus touch&#233;s par les restructurations. Enfin, le pr&#233;sident de la R&#233;publique a demand&#233; aux parlementaires de se saisir &#034;maintenant&#034; et &#034;sans tabou&#034; d'une proposition de loi &#034;qui a &#233;t&#233; pr&#233;par&#233;e&#034; sur le travail dominical.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces annonces interviennent au moment o&#249; la France se rapproche de la barre des 2 millions de ch&#244;meurs, un seuil qui pourrait &#234;tre franchi avant la fin de l'ann&#233;e avec le ralentissement brutal en cours de l'&#233;conomie, et o&#249; l'indicateur mesurant le moral m&#233;nages renoue avec son niveau de juillet, le plus bas jamais atteint depuis la cr&#233;ation de l'enqu&#234;te, en 1987.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Invit&#233;s&lt;/strong&gt; :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Elie Cohen
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Jean-Pierre Gaillard
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Jean-Marc Daniel
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Brice Teinturier&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.france5.fr/c-dans-l-air/" class="spip_out"&gt;C dans l'air&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pendant la crise financi&#232;re Sarkozy fait (toujours) de la politique...</title>
		<link>http://elie-cohen.eu/Pendant-la-crise-financiere-Sarkozy-fait-toujours-de-la-politique.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://elie-cohen.eu/Pendant-la-crise-financiere-Sarkozy-fait-toujours-de-la-politique.html</guid>
		<dc:date>2008-10-27T11:08:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nadja</dc:creator>


		<dc:subject>Finance mondiale</dc:subject>
		<dc:subject>Finance</dc:subject>
		<dc:subject>Politique int&#233;rieure</dc:subject>
		<dc:subject>FMI</dc:subject>
		<dc:subject>Mondialisation</dc:subject>
		<dc:subject>Crise &#233;conomique</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;gulation</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;C'est une affaire entendue : cette crise met un terme &#224; 25 ans de domination absolue du march&#233; sur la politique, de la d&#233;r&#233;glementation sur la r&#233;gulation, de la cupidit&#233; des financiers sur l'esprit du capitalisme entrepreneurial. Pour une opinion publique en prise avec le ch&#244;mage, l'&#233;rosion du pouvoir d'achat et la peur de l'avenir, le spectacle de dirigeants faillis grassement r&#233;mun&#233;r&#233;s ne peut que nourrir un anti-capitalisme atavique que Nicolas Sarkozy a r&#233;ussi &#224; capter parfaitement, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est une affaire entendue : cette crise met un terme &#224; 25 ans de domination absolue du march&#233; sur la politique, de la d&#233;r&#233;glementation sur la r&#233;gulation, de la cupidit&#233; des financiers sur l'esprit du capitalisme entrepreneurial. Pour une opinion publique en prise avec le ch&#244;mage, l'&#233;rosion du pouvoir d'achat et la peur de l'avenir, le spectacle de dirigeants faillis grassement r&#233;mun&#233;r&#233;s ne peut que nourrir un anti-capitalisme atavique que Nicolas Sarkozy a r&#233;ussi &#224; capter parfaitement, quitte &#224; asphyxier un petit peu plus le PS. C'est une affaire entendue, sauf que dans le monde r&#233;el, les faits observ&#233;s correspondent rarement aux id&#233;es re&#231;ues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour lire la suite, rendez-vous sur Telos en cliquant &lt;a href=&#034;http://www.telos-eu.com/fr/article/pendant_la_crise_financiere_sarkozy_fait_toujour&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.telos-eu.com/" class="spip_out"&gt;Telos&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>C dans l'air : Faut-il nationaliser les banques ?</title>
		<link>http://elie-cohen.eu/C-dans-l-air-Faut-il-nationaliser-les-banques.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://elie-cohen.eu/C-dans-l-air-Faut-il-nationaliser-les-banques.html</guid>
		<dc:date>2008-10-08T11:33:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nadja</dc:creator>


		<dc:subject>Finance mondiale</dc:subject>
		<dc:subject>Finance</dc:subject>
		<dc:subject>Nationalisation Privatisation</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;gulation financi&#232;re</dc:subject>
		<dc:subject>FMI</dc:subject>
		<dc:subject>Crise &#233;conomique</dc:subject>
		<dc:subject>Politiques publiques</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Voir la vid&#233;o sur le site de France 5 pendant une semaine &lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s un lundi noir et un mardi gris, les march&#233;s financiers ont connu un mercredi agit&#233;. Face &#224; la chute brutale des bourses europ&#233;ennes, les banques centrales ont abaiss&#233; leurs taux directeurs et Londres volait au secours de ses &#233;tablissements bancaires. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans le sillage des bourses asiatiques qui se sont litt&#233;ralement effondr&#233;es - Tokyo plongeant de 9,38 % et Honk-Kong de 8,2 % -, leurs homologues europ&#233;ennes continuent leurs (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://elie-cohen.eu/-Television-.html" rel="directory"&gt;T&#233;l&#233;vision&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://elie-cohen.eu/+-Finance-mondiale-+.html" rel="tag"&gt;Finance mondiale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://elie-cohen.eu/+-Finance-+.html" rel="tag"&gt;Finance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://elie-cohen.eu/+-Nationalisation-Privatisation-+.html" rel="tag"&gt;Nationalisation Privatisation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://elie-cohen.eu/+-Regulation-financiere-+.html" rel="tag"&gt;R&#233;gulation financi&#232;re&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://elie-cohen.eu/+-FMI-+.html" rel="tag"&gt;FMI&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://elie-cohen.eu/+-Crise-economique-+.html" rel="tag"&gt;Crise &#233;conomique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://elie-cohen.eu/+-Politiques-publiques-+.html" rel="tag"&gt;Politiques publiques&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php?page=resume&amp;id_rubrique=989&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Voir la vid&#233;o sur le site de France 5 pendant une semaine&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s un lundi noir et un mardi gris, les march&#233;s financiers ont connu un mercredi agit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Face &#224; la chute brutale des bourses europ&#233;ennes, les banques centrales ont abaiss&#233; leurs taux directeurs et Londres volait au secours de ses &#233;tablissements bancaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le sillage des bourses asiatiques qui se sont litt&#233;ralement effondr&#233;es - Tokyo plongeant de 9,38 % et Honk-Kong de 8,2 % -, leurs homologues europ&#233;ennes continuent leurs d&#233;gringolades.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Particuli&#232;rement nerveuse, la bourse de Paris a commenc&#233; la journ&#233;e sur une chute brutale de 8,18 %, retombant &#224; son plus bas niveau depuis d&#233;cembre 2003. Et, devant l'afflux des ordres de vente, le calcul du CAC 40 a &#233;t&#233; interrompu pendant quinze minutes, le temps que les esprits se reprennent et que les op&#233;rateurs confirment ou non leurs ordres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Confront&#233;es &#224; la panique des march&#233;s financiers, les principales banques centrales occidentales ont d&#233;cid&#233; d'envoyer, &#224; 13 heures, un signal fort, en r&#233;duisant leurs taux d'int&#233;r&#234;t directeurs. Cette action concert&#233;e, men&#233;e par la R&#233;serve f&#233;d&#233;rale, la Banque centrale europ&#233;enne, les Banques d'Angleterre, du Canada et de Su&#232;de, ainsi que la Banque nationale Suisse, a pendant quelques instants rassur&#233; les places financi&#232;res. Mais &#224; 15 h 20, le CAC 40 replongeait : l'assureur AXA c&#232;de alors 6,59 %, le Cr&#233;dit agricole perd 6,05 %, Dexia s'enfonce de 5,93 %, la Soci&#233;t&#233; g&#233;n&#233;rale l&#226;che 5,42 % et la BNP Paribas abandonne 4,58 %...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la cl&#244;ture, le CAC 40 chute de 6,39 % dans un march&#233; ultra nerveux. A Francfort, c'est la d&#233;b&#226;cle : l'indice DAX perd 5,88 %. A Moscou, la chute &#233;tait tellement forte que les deux bourses de la capitale russe ont encore une fois interrompu leurs cotations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Londres, l'indice Footsie-100 suit la m&#234;me tendance et d&#233;visse de 5,18 %, malgr&#233; la d&#233;cision de la Banque d'Angleterre et l'aide des autorit&#233;s envers les &#233;tablissements bancaires britanniques. Avant l'ouverture des march&#233;s, en effet, le chancelier de l'Echiquier britannique (ministre charg&#233; des Finances), Alistair Darling, avait annonc&#233; un plan de sauvetage passant par la nationalisation partielle de huit &#233;tablissements financiers britanniques &#224; hauteur de 50 milliards de livres : Barclays, Royal Bank of Scotland, Lloyds TSB, HBOS, Abbey, HSBC, Nationwide Building Society, Standard Chartered ayant demand&#233; l'entr&#233;e de l'Etat dans leur capital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(France 5)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Invit&#233;s :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Christophe Barbier
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Elie Cohen
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Jean Peyrelevade
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Pierre de Lauzun&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php?page=accueil" class="spip_out"&gt;C dans l'air&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Arte : Bulles, Krachs et Rebonds</title>
		<link>http://elie-cohen.eu/Arte-Bulles-Krachs-et-Rebonds.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://elie-cohen.eu/Arte-Bulles-Krachs-et-Rebonds.html</guid>
		<dc:date>2008-07-01T10:25:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Webmaster</dc:creator>


		<dc:subject>Finance mondiale</dc:subject>
		<dc:subject>Mondialisation</dc:subject>
		<dc:subject>Crise &#233;conomique</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ces dix derni&#232;res ann&#233;es, les r&#233;gulateurs du march&#233; sont parvenus &#224; limiter les cons&#233;quences des grandes crises &#233;conomiques. Et si celle que nous traversons &#233;tait plus s&#233;rieuse ? &lt;br class='autobr' /&gt; Regarder le documentaire de &#201;lie Cohen et Michel Kaptur diffus&#233; le 1er juillet sur Arte : &lt;br class='autobr' /&gt;
Crise asiatique, faillite du hegde fund LTCM, &#233;clatement de la bulle Internet, faillite d'Enron et enfin crise des subprimes : cinq crises de dur&#233;e et d'intensit&#233; variables, mais cinq crises &#233;conomiques majeures en dix (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://elie-cohen.eu/-Television-.html" rel="directory"&gt;T&#233;l&#233;vision&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ces dix derni&#232;res ann&#233;es, les r&#233;gulateurs du march&#233; sont parvenus &#224; limiter les cons&#233;quences des grandes crises &#233;conomiques. Et si celle que nous traversons &#233;tait plus s&#233;rieuse ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Regarder le documentaire de &#201;lie Cohen et Michel Kaptur diffus&#233; le 1er juillet sur Arte :&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;embed id=&#034;VideoPlayback&#034; src=&#034;http://video.google.com/googleplayer.swf?docid=861421859821777094&amp;hl=fr&amp;fs=true&#034; style=&#034;width:400px;height:326px&#034; allowFullScreen=&#034;true&#034; allowScriptAccess=&#034;always&#034; type=&#034;application/x-shockwave-flash&#034;&gt; &lt;/embed&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;Crise asiatique, faillite du hegde fund LTCM, &#233;clatement de la bulle Internet, faillite d'Enron et enfin crise des subprimes : cinq crises de dur&#233;e et d'intensit&#233; variables, mais cinq crises &#233;conomiques majeures en dix ans. Chaque fois, le syst&#232;me financier mondial a &#233;t&#233; mis en p&#233;ril, chaque fois une explication sp&#233;cifique a &#233;t&#233; avanc&#233;e, chaque fois le spectre de la crise de 1929 a hant&#233; les commentateurs, chaque fois un sauvetage des acteurs d&#233;faillants a &#233;t&#233; organis&#233; et chaque fois l'&#233;conomie a rebondi. &#192; tel point qu'on en vient &#224; se demander si l'&#233;conomie mondiale n'est pas devenue incroyablement r&#233;sistante et si, &#224; la diff&#233;rence de 1929, nos gouvernants et nos r&#233;gulateurs n'ont pas trouv&#233; les moyens de juguler les crises. Mais avec la crise des subprimes, les rem&#232;des traditionnels ne semblent plus fonctionner. Cette crise, aboutissement de d&#233;r&#232;glements majeurs, serait-elle la plus s&#233;rieuse ? Ma&#238;trise-t-on r&#233;ellement l'art de la gestion des crises ou sommes-nous en train de nous rapprocher, crise apr&#232;s crise, de la remise en cause de tout le syst&#232;me ? Une question majeure que ce film explore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(France, 52mn)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;ARTE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; R&#233;alisateur : Michel Kaptur
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Auteur : Elie Cohen
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Producteur : Cineteve&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.arte.tv/fr/semaine/244,broadcastingNum=908367,day=4,week=27,year=2008.html" class="spip_out"&gt;Arte&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>F comme Finance/Financiarisation</title>
		<link>http://elie-cohen.eu/F-comme-Finance-Financiarisation.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://elie-cohen.eu/F-comme-Finance-Financiarisation.html</guid>
		<dc:date>2008-02-01T13:40:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Webmaster</dc:creator>


		<dc:subject>Finance mondiale</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Lire en ligne &lt;br class='autobr' /&gt;
La finance a mauvaise presse, elle est du c&#244;t&#233; de la sp&#233;culation, de la cupidit&#233;, de l'enrichissement sans cause, quand la production est du c&#244;t&#233; de la cr&#233;ation de richesse, du travail, de l'esprit d'entreprise. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pourtant la finance remplit trois fonctions sans lesquelles nul d&#233;veloppement &#233;conomique n'est envisageable : elle permet la gestion de la monnaie, elle permet le transfert de valeur dans le temps, elle rapproche &#233;pargnants et emprunteurs. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le commerce au loin, les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://elie-cohen.eu/+-Finance-mondiale-+.html" rel="tag"&gt;Finance mondiale&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://moderne.canalblog.com/archives/2008/01/21/7644031.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire en ligne&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La finance a mauvaise presse, elle est du c&#244;t&#233; de la sp&#233;culation, de la cupidit&#233;, de l'enrichissement sans cause, quand la production est du c&#244;t&#233; de la cr&#233;ation de richesse, du travail, de l'esprit d'entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant la finance remplit trois fonctions sans lesquelles nul d&#233;veloppement &#233;conomique n'est envisageable : elle permet la gestion de la monnaie, elle permet le transfert de valeur dans le temps, elle rapproche &#233;pargnants et emprunteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le commerce au loin, les &#233;changes n'ont pu prosp&#233;rer qu'avec le d&#233;veloppement de la monnaie, cet &#233;quivalent g&#233;n&#233;ral selon Marx, qui permet de sortir du troc, et la naissance de la Banque, seule &#224; m&#234;me de garantir &#224; distance les transactions par l'&#233;mission de lettres de cr&#233;dit et le d&#233;veloppement de la monnaie fiduciaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'entreprise, l'activit&#233; productive, l'investissement n'ont pu &#233;merger et cro&#238;tre que parce que certains acteurs &#233;conomiques &#233;taient pr&#234;ts &#224; avancer l'argent n&#233;cessaire &#224; l'investissement et &#224; la production, en faisant le pari qu'ils pourraient se rembourser sur la cr&#233;ation de richesse future. Cette capacit&#233; de la finance &#224; transf&#233;rer de la valeur dans le temps reste un m&#233;canisme &#233;conomique fondamental.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin la transformation de d&#233;p&#244;ts dans les comptes courants bancaires en cr&#233;dits aux entreprises, aux particuliers et aux Etats, c'est-&#224;-dire la transformation de liquidit&#233;s &#224; tous moments exigibles en cr&#233;dits finan&#231;ant des activit&#233;s &#224; moyen et long terme est un dispositif majeur de l'&#233;conomie de march&#233; car il suppose la cr&#233;ation d'institutions de la confiance.&lt;br class='autobr' /&gt;
Plus pr&#232;s de nous la Finance moderne a m&#234;me fait une perc&#233;e dans la lutte contre la pauvret&#233; avec le micro-cr&#233;dit, le d&#233;veloppement de l'innovation avec le capital risque, la protection de l'environnement avec le d&#233;veloppement de march&#233;s de permis d'&#233;mission de gaz &#224; effet de serre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La financiarisation de l'&#233;conomie est l'expression couramment retenue pour caract&#233;riser l'imp&#233;rialisme de la finance. Trois &#233;l&#233;ments permettent d'en rendre compte.&lt;br class='autobr' /&gt;
Avec l'apparition d'investisseurs professionnels (gestionnaire des retraites) et la globalisation financi&#232;re, l'entreprise est devenue un actif comme un autre qui doit &#234;tre g&#233;r&#233; au b&#233;n&#233;fice exclusif de son propri&#233;taire, l'actionnaire. La cr&#233;ation de valeur pour l'actionnaire a remplac&#233; l'entreprise communaut&#233; sociale tendant &#224; concilier les int&#233;r&#234;ts des salari&#233;s, des clients et des actionnaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec le d&#233;veloppement de l'innovation financi&#232;re et la lib&#233;ralisation financi&#232;re, le r&#244;le traditionnel de la banque dans le financement des entreprises a recul&#233; au profit du d&#233;veloppement des march&#233;s financiers. La d&#233;sinterm&#233;diation est un des &#233;l&#233;ments majeurs qui expliquent le recul progressif des vari&#233;t&#233;s nationales de capitalisme et la convergence en Occident vers un capitalisme de march&#233;s financiers de type am&#233;ricain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin une industrie financi&#232;re est n&#233;e dont les activit&#233;s vont de la fabrication de produits &#224; la couverture des risques en passant par la notation, l'analyse, la gestion, la commercialisation de produits financiers hybrides. La gestion du risque a quitt&#233; la banque o&#249; elle &#233;tait centralis&#233;e au profit d'institutions qui le diss&#233;minent dans le public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les crises financi&#232;res naissent de la formation p&#233;riodique de bulles d'actifs que les r&#233;gulateurs nationaux ou internationaux ne parviennent pas &#224; pr&#233;venir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://moderne.canalblog.com/" class="spip_out"&gt;vive les soci&#233;t&#233;s modernes - ab&#233;c&#233;daire&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Soci&#233;t&#233; G&#233;n&#233;rale : la direction pouvait-elle tout ignorer ? </title>
		<link>http://elie-cohen.eu/Societe-Generale-la-direction-pouvait-elle-tout-ignorer.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://elie-cohen.eu/Societe-Generale-la-direction-pouvait-elle-tout-ignorer.html</guid>
		<dc:date>2008-01-28T13:53:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Webmaster</dc:creator>


		<dc:subject>Finance mondiale</dc:subject>
		<dc:subject>Crises du capitalisme</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Oui : &lt;br class='autobr' /&gt;
Un trader qui, apr&#232;s plusieurs ann&#233;es pass&#233;es dans le back office, conna&#238;t parfaitement les proc&#233;dures de contr&#244;le informatique, ma&#238;trisant tout autant les contr&#244;les al&#233;atoires que syst&#233;matiques, ainsi que ceux r&#233;alis&#233;s par les &#233;quipes du contr&#244;le des risques, peut techniquement prendre des positions et les loger dans des comptes en attente, ou parall&#232;les &#224; ceux de la banque, sans que personne ne le voit. En faisant syst&#233;matiquement rouler ses positions avant l'&#233;ch&#233;ance des contrats, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://elie-cohen.eu/-2008-.html" rel="directory"&gt;2008&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Oui :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un trader qui, apr&#232;s plusieurs ann&#233;es pass&#233;es dans le back office, conna&#238;t parfaitement les proc&#233;dures de contr&#244;le informatique, ma&#238;trisant tout autant les contr&#244;les al&#233;atoires que syst&#233;matiques, ainsi que ceux r&#233;alis&#233;s par les &#233;quipes du contr&#244;le des risques, peut techniquement prendre des positions et les loger dans des comptes en attente, ou parall&#232;les &#224; ceux de la banque, sans que personne ne le voit. En faisant syst&#233;matiquement rouler ses positions avant l'&#233;ch&#233;ance des contrats, il pouvait tr&#232;s bien passer au travers des mailles des proc&#233;dures de contr&#244;le. Et en augmentant sa mise pour combler ses pertes et &#233;chapper ainsi aux appels de marges de la chambre de compensation, il a fait petit &#224; petit grossir ses positions sans jamais avoir &#224; faire d&#233;bourser de l'argent &#224; la banque. D'autant que le m&#233;canisme des compensations des pertes et des gains sur les contrats &#224; terme fonctionne par &#233;tablissement, et non par trader. Ce qui signifie que ses pertes, s'il en avait, pouvaient &#234;tre compens&#233;es par les gains de la banque sur d'autres portefeuilles, et ainsi &#234;tre quasi invisibles pour la chambre de compensation. Par leur ampleur, ces positions devaient-elles n&#233;cessairement &#234;tre d&#233;tect&#233;es ? Pour &#234;tre importantes dans l'absolu, les sommes de 50 &#224; 70 milliards d'euros doivent &#234;tre relativis&#233;es dans une activit&#233; qui vit sur de tr&#232;s faibles marges r&#233;alis&#233;es sur des volumes colossaux que traitent quotidiennement les traders : souvenez vous que le fonds LTCM avait 1200 milliards de positions pour 5 milliards de fonds propres. En clair, la direction a tr&#232;s bien tout ignorer pendant quelques semaines. Ce qui peu cr&#233;dible, c'est que le trader ait pu agir en toute impunit&#233; pendant plus d'un an. De m&#234;me l'argument de la faute &#224; pas de chance ne tient pas, c'est la d&#233;cision de d&#233;nouer brutalement et massivement les positions du trader qui sont &#224; la source des pertes massives constat&#233;es.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.latribune.fr/" class="spip_out"&gt;La Tribune&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Chat : Crise des &#034;subprimes&#034; : le point de vue de deux &#233;conomistes</title>
		<link>http://elie-cohen.eu/Chat-Crise-des-subprimes-le-point-de-vue-de-deux-economistes.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://elie-cohen.eu/Chat-Crise-des-subprimes-le-point-de-vue-de-deux-economistes.html</guid>
		<dc:date>2007-08-17T10:55:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Webmaster</dc:creator>


		<dc:subject>Finance mondiale</dc:subject>
		<dc:subject>BCE</dc:subject>
		<dc:subject>Crise &#233;conomique</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Elie Cohen est directeur de recherche au CNRS et membre du Conseil d'analyse &#233;conomique (CAE) aupr&#232;s du premier ministre. Il a publi&#233; de nombreux ouvrages, parmi lesquels Le Nouvel Age du capitalisme : bulles, krachs et rebonds, chez Fayard. &lt;br class='autobr' /&gt;
Augustin Landier est sp&#233;cialiste de la finance, ma&#238;tre de conf&#233;rence &#224; la New York University, et coauteur du Grand M&#233;chant March&#233;, chez Flammarion. &lt;br class='autobr' /&gt; Lire l'article sur lemonde.fr &lt;br class='autobr' /&gt;
Quelles sont les causes de la crise des &#034;subprimes&#034; ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Elie Cohen : (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://elie-cohen.eu/-Internet-.html" rel="directory"&gt;Internet&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://elie-cohen.eu/+-Finance-mondiale-+.html" rel="tag"&gt;Finance mondiale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://elie-cohen.eu/+-BCE-+.html" rel="tag"&gt;BCE&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://elie-cohen.eu/+-Crise-economique-+.html" rel="tag"&gt;Crise &#233;conomique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Elie Cohen est directeur de recherche au CNRS et membre du Conseil d'analyse &#233;conomique (CAE) aupr&#232;s du premier ministre. Il a publi&#233; de nombreux ouvrages, parmi lesquels Le Nouvel Age du capitalisme : bulles, krachs et rebonds, chez Fayard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Augustin Landier est sp&#233;cialiste de la finance, ma&#238;tre de conf&#233;rence &#224; la New York University, et coauteur du Grand M&#233;chant March&#233;, chez Flammarion.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.lemonde.fr/web/articleinteractif/0,41-0@2-3234,49-944553,0.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire l'article sur lemonde.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles sont les causes de la crise des &#034;subprimes&#034; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Elie Cohen&lt;/strong&gt; : La crise actuelle, n&#233;e de l'effondrement du march&#233; immobilier am&#233;ricain apr&#232;s une hausse continue des prix de l'immobilier pendant plusieurs ann&#233;es, suit les changements successifs de la Banque centrale dans sa politique de fixation des taux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand les prix baissent, que les taux montent et que les cr&#233;dits sont &#224; taux variables, les populations les plus fragiles ne peuvent plus assumer la charge de leur dette. Elles font d&#233;faut, leur bien est vendu, acc&#233;l&#233;rant encore la baisse des prix immobiliers. Mais la crise des &#034;subprimes&#034; vient en fait d'une politique de mon&#233;tisation des actifs par titrisation des cr&#233;dits immobiliers. Le m&#233;canisme est le suivant : les banques c&#232;dent &#224; des investisseurs sp&#233;cialis&#233;s des paquets de cr&#233;dits. Ces investisseurs &#233;mettent des obligations et ces obligations sont ensuite vendues &#224; diff&#233;rents investisseurs et c'est ainsi qu'un mauvais risque immobilier peut se retrouver dans une sicav de tr&#233;sorerie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise actuelle a donc d&#233;marr&#233; dans l'immobilier am&#233;ricain, puis elle s'est diffus&#233;e au march&#233; du cr&#233;dit &#034;subprime&#034;, puis elle a contamin&#233; les march&#233;s financiers &#224; risque, avant d'atteindre le march&#233; mon&#233;taire avec la crise de liquidit&#233; qu'on a connue vendredi 10 ao&#251;t. C'est en fait une crise de la finance globale d&#233;r&#233;gul&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Augustin Landier&lt;/strong&gt; : La baisse des prix du march&#233; de l'immobilier et le non-remboursement par les particuliers de leurs pr&#234;ts immobiliers ont provoqu&#233; la crise du march&#233; immobilier am&#233;ricain. Cette crise a entra&#238;n&#233; une revalorisation &#224; la baisse d'un certain nombre de produits financiers qui comprenaient des &#034;subprimes&#034;, c'est-&#224;-dire des pr&#234;ts assez risqu&#233;s accord&#233;s &#224; des particuliers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les banques centrales ont-elles mal jou&#233; leur r&#244;le ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Elie Cohen&lt;/strong&gt; : Les banques centrales ont agi avec la promptitude n&#233;cessaire au moment o&#249; le risque d'une crise syst&#233;mique est apparu avec la panne de liquidit&#233;s observ&#233;e sur le march&#233; interbancaire la semaine derni&#232;re. Depuis, les banques centrales ont mis &#224; disposition des march&#233;s les liquidit&#233;s n&#233;cessaires en veillant toutefois &#224; ce que les acteurs financiers qui avaient pris des risques excessifs payent le prix de leur imprudence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit d'&#233;viter la r&#233;p&#233;tition du sc&#233;nario de 2000, lorsque les banques centrales avaient inond&#233; les march&#233;s de liquidit&#233;s en baissant massivement leurs taux, ce qui avait favoris&#233; rapidement la formation de la bulle immobili&#232;re qui vient d'&#233;clater. Les banques centrales doivent &#224; la fois injecter la liquidit&#233; qui permet d'&#233;viter la crise syst&#233;mique tout en faisant en sorte que les acteurs aventureux paient le prix de leurs d&#233;rives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Augustin Landier&lt;/strong&gt; : L'industrie financi&#232;re, qui a exerc&#233; une pression tr&#232;s importante sur les banques centrales pour obtenir une baisse des taux d'int&#233;r&#234;t, leur reproche aujourd'hui d'&#234;tre intervenues trop tard. Mais si les banques centrales intervenaient &#224; la moindre anomalie sur les march&#233;s, leur action serait salutaire &#224; court terme, mais contre-productive &#224; long terme car les acteurs de la finance, tenant pour acquises ces interventions, changeraient leur politique de risque. Les banques en particulier qui ne prendraient plus en compte les sc&#233;narios de crise majeure. Or les institutions financi&#232;res doivent &#234;tre incit&#233;es &#224; maintenir une bonne gestion du risque, c'est ce que les &#233;conomistes appellent le &#034;hasard moral&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise de l'industrie financi&#232;re ne concerne les banques centrales que si l'impact sur l'ensemble de l'&#233;conomie est important. Mais pour l'instant, le risque d'une transmission rapide et importante de la crise des &#034;subprimes&#034; &#224; l'&#233;conomie r&#233;elle n'est pas av&#233;r&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que peut-on reprocher aux banques et aux institutions financi&#232;res ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Elie Cohen&lt;/strong&gt; : Les institutions financi&#232;res qui ont proc&#233;d&#233; massivement &#224; la titrisation de cr&#233;ances immobili&#232;res ou les institutions qui ont mobilis&#233; massivement de la dette dans des op&#233;rations de LBO [leverage buy out - acquisitions &#224; cr&#233;dit, ou effet de levier, qui permet aux fonds et aux dirigeants de s'enrichir rapidement en faisant rembourser par la soci&#233;t&#233; achet&#233;e, via de g&#233;n&#233;reux dividendes, l'essentiel du co&#251;t de son acquisition] ont pris des risques excessifs qu'elles sont en train de payer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les agences de notation (les Moody's ou les Standard and Poor's) qui ont donn&#233; un &#034;triple A&#034; (avis tr&#232;s favorable) &#224; des produits de titrisation qui &#233;taient en fait risqu&#233;s ont induit en erreur des investisseurs cr&#233;dules. Enfin, les banques commerciales, en finan&#231;ant g&#233;n&#233;reusement ces acteurs &#233;conomiques, en les accompagnant dans des op&#233;rations de titrisation, et pire encore, en mettant certains de ces produits dans des sicav, ont mal mesur&#233; le risque pris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Augustin Landier&lt;/strong&gt; : Elles ont sous-estim&#233; la vitesse &#224; laquelle une crise de liquidit&#233;s pouvait s'instaurer sur ces produits, rendant leur revente difficile. Je pense que les erreurs d'anticipation les plus dommageables sont moins du c&#244;t&#233; des banques que des agences de notation qui ont not&#233; des produits financiers risqu&#233;s comme &#233;tant sans risque. Les banques ont exploit&#233; cette faille qui leur a permis de vendre en grande quantit&#233; ces nouveaux produits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A quoi peut-on s'attendre ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Elie Cohen&lt;/strong&gt; : A partir de maintenant, il faut que tous les acteurs engag&#233;s dans ces produits risqu&#233;s annoncent la hauteur de leurs engagements. Tant qu'on ne prendra pas la mesure de l'importance de ces engagements, il y aura des secousses et des r&#233;pliques &#224; la crise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans quelques semaines, le march&#233; se reformera et les affaires reprendront comme auparavant. Il y aura des pertes, des faillites, puis les fonds actuellement ferm&#233;s (par exemple ceux de la BNP ferm&#233;s pour un mois) rouvriront et susciteront &#224; nouveau des app&#233;tits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Augustin Landier&lt;/strong&gt; : Dans les semaines &#224; venir, on va enfin savoir quelles sont les banques et les institutions financi&#232;res qui sont touch&#233;es et &#224; quel point elles le sont. Par nature, l'industrie financi&#232;re est oligopolistique : quelques acteurs majeurs dominent le march&#233;, et ceux qui ont &#233;t&#233; les moins lucides vont &#234;tre affaiblis. Il n'est pas souhaitable d'interf&#233;rer avec ce processus tant que la survie du syst&#232;me financier n'est pas en cause. C'est un moment &#034;darwinien&#034; : les banques qui ont eu des politiques de gestion du risque trop laxistes vont le payer tr&#232;s cher, des institutions prestigieuses vont perdre leur cr&#233;dibilit&#233; (comme par exemple la soci&#233;t&#233; de courtage Bear Stearns), et seront peut-&#234;tre absorb&#233;es par d'autres. C'est de la &#034;cr&#233;ation destructrice&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est int&#233;ressant de voir l'arriv&#233;e d'un nouveau venu dans l'ar&#232;ne : le syst&#232;me bancaire centralis&#233; chinois qui s'est manifest&#233; sur plusieurs dossiers. Il a investi dans Blackstone avant la crise, chez Barclay's, et a &#233;t&#233; ensuite mentionn&#233; pour venir au secours de Bear Stearns. Injecteur de liquidit&#233;s, il sera aussi un investisseur majeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles sont les solutions &#224; apporter ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Elie Cohen&lt;/strong&gt; : S'agissant de l'avenir, les bons esprits disent qu'il faut plus de transparence et plus de r&#233;gulation. Mais c'est &#224; peu pr&#232;s ce qu'on dit apr&#232;s chaque crise. L'important est de comprendre ce qui se passe. Nous vivons dans un monde d'innovation financi&#232;re, qui passe par l'invention de nouveaux produits d'une complexit&#233; grandissante. Et les inventeurs de ces produits jouent des diff&#233;rences de r&#233;glementation existant dans diff&#233;rents pays et secteurs de march&#233;. Le r&#233;gulateur court toujours apr&#232;s l'innovation et a toujours un temps de retard. La meilleure preuve, c'est que le r&#244;le des organisations de notation avait d&#233;j&#224; &#233;t&#233; mentionn&#233; dans la crise asiatique et dans le scandale Enron.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut bien s&#251;r de la transparence, il faut donc veiller &#224; la bonne information des investisseurs, mais on n'&#233;vitera pas la formation de nouvelles bulles et des corrections brutales de march&#233;. Je suis un partisan de la r&#233;gulation, mais en en connaissant les limites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Augustin Landier&lt;/strong&gt; : Ces turbulences ne remettent pas en cause l'id&#233;e de march&#233;. Il s'agit de relayer l'information et de lutter contre l'opacit&#233; qui plane aujourd'hui sur cette crise. Les r&#233;gulateurs doivent avant tout intervenir pour coordonner ? les diff&#233;rents acteurs de l'industrie financi&#232;re, et limiter les effets de contagion. Un certain nombre de secteurs qui n'&#233;taient pas directement reli&#233;s aux &#034;subprimes&#034; ont &#233;t&#233; touch&#233;s par &#034;effet domino&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est souhaitable que la lumi&#232;re se fasse le plus vite possible sur les comptes des diff&#233;rentes banques. L'incertitude concernant l'ampleur des d&#233;g&#226;ts dans chaque banque accentue inutilement la crise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Propos recueillis par Anne-Ga&#235;lle Rico et Beno&#238;t Vitkine&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.lemonde.fr" class="spip_out"&gt;lemonde.fr&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Un entretien avec &#201;lie Cohen sur les cons&#233;quences de la crise financi&#232;re mondiale</title>
		<link>http://elie-cohen.eu/Un-entretien-avec-Elie-Cohen-sur-les-consequences-de-la-crise-financiere.html</link>
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		<dc:date>2007-01-01T14:07:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Webmaster</dc:creator>


		<dc:subject>Finance mondiale</dc:subject>
		<dc:subject>Crises du capitalisme</dc:subject>
		<dc:subject>Crise &#233;conomique</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Elie Cohen est directeur de recherche au CNRS, professeur &#224; Sciences Po et membre du Conseil d'Analyse Economique (CAE). Il expose ici les cons&#233;quences de la crise financi&#232;re mondiale sur l'&#233;conomie europ&#233;enne et ce que devrait faire l'UE pour &#233;viter que, demain, d'autres crises ne p&#232;sent aussi fortement sur sa croissance qu'actuellement . &lt;br class='autobr' /&gt; Quelles sont les cons&#233;quences de la crise financi&#232;re mondiale actuelle sur l'&#233;conomie europ&#233;enne ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Il y a deux canaux de transmission de la crise des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://elie-cohen.eu/-2007-.html" rel="directory"&gt;2007&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://elie-cohen.eu/+-Finance-mondiale-+.html" rel="tag"&gt;Finance mondiale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://elie-cohen.eu/+-Crises-du-capitalisme-+.html" rel="tag"&gt;Crises du capitalisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://elie-cohen.eu/+-Crise-economique-+.html" rel="tag"&gt;Crise &#233;conomique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Elie Cohen est directeur de recherche au CNRS, professeur &#224; Sciences Po et membre du Conseil d'Analyse Economique (CAE). Il expose ici les cons&#233;quences de la crise financi&#232;re mondiale sur l'&#233;conomie europ&#233;enne et ce que devrait faire l'UE pour &#233;viter que, demain, d'autres crises ne p&#232;sent aussi fortement sur sa croissance qu'actuellement .&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles sont les cons&#233;quences de la crise financi&#232;re mondiale actuelle sur l'&#233;conomie europ&#233;enne ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a deux canaux de transmission de la crise des subprime &#224; l'&#233;conomie europ&#233;enne.. Un canal r&#233;el : le ralentissement de l'activit&#233; &#233;conomique des Etats-Unis a des effets m&#233;caniques sur la croissance europ&#233;enne. Lorsque les m&#233;nages am&#233;ricains consomment moins, ils importent moins, ils exportent plus et cela a un impact sur les exportations communautaires aux USA et par voie de cons&#233;quence sur l'activit&#233; et la croissance. En Allemagne, notamment, la croissance est exclusivement tir&#233;e par les exportations. Donc, tout ralentissement de l'&#233;conomie mondiale a des effets du m&#234;me ordre sur l'&#233;conomie europ&#233;enne. Un canal financier : la crise des subprimes a r&#233;v&#233;l&#233; que les banques europ&#233;ennes &#233;taient tr&#232;s fortement engag&#233;es dans des produits financiers structur&#233;s plac&#233;s par les banques am&#233;ricaines. Il suffit de constater l'importance des pertes de la banque allemande IKB et autres banques r&#233;gionales de Saxe ou celles de la Soci&#233;t&#233; g&#233;n&#233;rale pour voir &#224; quel point, au cours des derni&#232;res ann&#233;es, les banques europ&#233;ennes ont &#233;t&#233; avides d'acheter, sans les comprendre, les produits financiers innovants que les Etats-Unis ont lanc&#233;. La d&#233;gradation des ratios de solvabilit&#233; des banques europ&#233;ennes a eu un effet sur leur capacit&#233; &#224; offrir du cr&#233;dit, ce qui contribue au ralentissement de l'&#233;conomie europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces deux &#233;l&#233;ments combin&#233;s auront un impact certain en 2008. D'ailleurs toutes les pr&#233;visions- celles de l'OCDE, du FMI ou celles de la Commission europ&#233;enne- revoient la croissance &#224; la baisse en Europe. Le d&#233;bat ne porte plus aujourd'hui que sur l'ampleur de cette baisse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A ces effets g&#233;n&#233;raux s'ajoutent les effets sp&#233;cifiques des politiques conduites par les diff&#233;rents Etats membres europ&#233;ens. Ainsi, l'Espagne, qui a invent&#233; un mod&#232;le de d&#233;veloppement fond&#233; sur l'immobilier et le cr&#233;dit bon march&#233;, va voir sa croissance baisser m&#233;caniquement de plus de 1% &#224; la suite de la chute de ce secteur et du BTP. Le Royaume Uni est touch&#233; non par la crise des subprimes mais par celle du cr&#233;dit immobilier &#224; taux variable, ce qui aura aussi des effets n&#233;gatifs sur sa croissance. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi, le ralentissement am&#233;ricain et les crises nationales sp&#233;cifiques entra&#238;neront un ralentissement plus marqu&#233; dans certains pays. Paradoxalement, la France est sauv&#233;e par sa m&#233;diocre performance pass&#233;e en mati&#232;re de croissance &#233;conomique. Elle avait peu profit&#233; de la forte acc&#233;l&#233;ration du commerce international de 99 &#224; 2007. Elle souffrira moins de la crise am&#233;ricaine car sa croissance est tir&#233;e quasi exclusivement par sa consommation domestique. Elle ne conna&#238;tra donc pas l'ajustement brutal que doit op&#233;rer l'&#233;conomie allemande. On voit l'effet paradoxal de la crise actuelle qui permet &#224; la France de converger vers la moyenne europ&#233;enne en terme de croissance alors qu'elle sous-performait avant la crise. Par rapport aux derni&#232;res ann&#233;es, on constate une am&#233;lioration relative de la situation &#233;conomique fran&#231;aise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les instruments &#224; la disposition de l'Union &#233;conomique - euro, banque centrale europ&#233;enne, strat&#233;gie de Lisbonne- sont-ils adapt&#233;s et suffisants pour limiter la baisse de la croissance, voire la relancer ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La strat&#233;gie de Lisbonne est une politique structurelle visant &#224; agir sur le moyen et le long terme. Elle n'est pas con&#231;ue pour traiter des &#224;-coups conjoncturels du syst&#232;me financier international. La crise actuelle doit &#234;tre l'occasion de mettre en oeuvre un nouveau chantier de r&#233;flexion au niveau europ&#233;en pour r&#233;pondre aux questions suivantes : est-il possible d'avoir &#224; c&#244;t&#233; de l'euro vingt-sept r&#233;gimes nationaux prudentiels et vingt-sept r&#233;gimes de r&#233;gulation financi&#232;re ? Est-il utile d'avoir un f&#233;d&#233;ralisme mon&#233;taire int&#233;gral, une monnaie unique, si les r&#233;gimes de supervision bancaire sont diff&#233;rents ? La crise pose la question de la r&#233;gulation financi&#232;re unique et des r&#232;gles prudentielles harmonis&#233;es. Certes l'UE m&#232;ne plusieurs chantiers de r&#233;gulation financi&#232;re mais peut on se payer le luxe de notre lenteur. Il faut acc&#233;l&#233;rer la cadence de l'int&#233;gration financi&#232;re pour ne pas &#234;tre &#224; nouveau d&#233;sarm&#233;s par les crises futures. Quand la Soci&#233;t&#233; G&#233;n&#233;rale a du avertir les autorit&#233;s de r&#233;gulation financi&#232;re des effets des sp&#233;culations du trader Kerviel elle s'est adress&#233;e aux autorit&#233;s fran&#231;aises (Banque de France, Commission bancaire et Autorit&#233; des March&#233;s Financiers), or le d&#233;nouement de ses positions sp&#233;culatives sur les march&#233;s allemands et anglais, a entra&#238;n&#233; une d&#233;stabilisation de ces march&#233;s sans que les autorit&#233;s de r&#233;gulation de ces pays aient pu &#234;tre avis&#233;es. Il est clair qu'une banque comme la Soci&#233;t&#233; g&#233;n&#233;rale qui agit sur un march&#233; global ne peut &#234;tre assujettie &#224; la seule r&#233;gulation nationale. Demain que se passera t il si une banque globale italienne fait faillite, qui garantira le paiement des d&#233;p&#244;ts des &#233;pargnants polonais ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deuxi&#232;me probl&#232;me, celui de la r&#233;gulation conjoncturelle, la Commission europ&#233;enne dispose d' instruments. La Banque centrale europ&#233;enne continue d'avoir pour seul objectif la lutte contre l'inflation. Par ailleurs, les Etats membres qui tous ont conserv&#233; leur politique budg&#233;taire et fiscale propre ne sont pas dans une situation comparable pour conduire une politique contra-cyclique. Les pays vertueux sur le plan budg&#233;taire comme l'Espagne peuvent aujourd'hui en situation de retournement &#233;conomique soutenir leur activit&#233; &#233;conomique en baissant fortement les imp&#244;ts. Les pays comme l'Allemagne qui au terme de r&#233;formes structurelles impopulaires et au prix d'une faible croissance pass&#233;e ont retrouv&#233; l'&#233;quilibre budg&#233;taire peuvent laisser le d&#233;ficit se creuse &#224; nouveau pour soutenir l'activit&#233;. Les pays fortement d&#233;ficitaires comme la France n'ont aucune marge de man&#339;uvre, les baisses d'imp&#244;t de la loi TEPA interviennet au pire moment car elles risquent en 2008 de nous rapprocher du seuil des 3% de d&#233;ficit des finances publiques. La Commission europ&#233;enne doit faire respecter les r&#232;gles communautaires qui engagent tous les Etats membres au moment o&#249; la situation &#233;conomique de l'Union s'aggrave. Dans le cas de la France, cette exigence va accentuer le ralentissement &#233;conomique. On voit donc bien la n&#233;cessit&#233; de disposer d'outils contra-cycliques europ&#233;ens pour soutenir l'activit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'&#233;mergence d'un gouvernement &#233;conomique europ&#233;en se r&#233;v&#232;le donc de plus en plus incontournable ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise actuelle comme les pr&#233;c&#233;dentes d&#233;montre la contradiction entre le f&#233;d&#233;ralisme mon&#233;taire et le localisme budg&#233;taire et fiscal. Il faut en sortir. Comment ? Il faut &#224; la fois que les Etats membres acceptent de s'inscrire durablement dans une perspective de consolidation budg&#233;taire et que l'UE, notamment les pays de la zone euro, invente des instruments contra-cycliques comme les &#171; rainy day funds &#187;. En d'autres termes, les pays europ&#233;ens doivent accumuler des exc&#233;dents financiers en phase haute du cycle pour les mobiliser en phase basse. Ce dispositif est souhaitable. Encore faut-il que ces pays acceptent la discipline budg&#233;taire &#224; laquelle ils ont consenti et que la Commission mette en place des outils d'intervention. Elle doit affirmer qu'elle croit aux vertus de la politique contra-cyclique et cesser de consid&#233;rer que les ajustements ne peuvent &#234;tre que structurels et que la politique &#233;conomique est vaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le trait&#233; de Lisbonne, que la France vient de ratifier, permet-il une note optimiste dans cette direction ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, car il ferme la trop longue parenth&#232;se du d&#233;bat institutionnel. L'UE va enfin pouvoir se consacrer aux probl&#232;mes bien identifi&#233;s que sont la coordination macro-&#233;conomique au niveau europ&#233;en, l'acc&#233;l&#233;ration des r&#233;formes structurelles ( r&#233;forme du march&#233; des biens, du travail et des capitaux) et les politiques de stimulation de la croissance (investissement dans la recherche et l'enseignement sup&#233;rieur), Au-del&#224;, il faut compl&#233;ter l'&#233;difice du trait&#233; de Maastricht en y ajoutant des dispositions &#233;tendant la r&#233;gulation mon&#233;taire et financi&#232;re. A mon sens, la r&#233;gulation prudentielle doit &#234;tre f&#233;d&#233;ralis&#233;e comme l'est la r&#233;gulation mon&#233;taire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Propos recueillis par Ghislaine Toutain&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.fondatn7.alias.domicile.fr" class="spip_out"&gt;La Fondation Jean Jaur&#232;s&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La mondialisation ou l'aplanissement du monde</title>
		<link>http://elie-cohen.eu/La-mondialisation-ou-l-aplanissement-du-monde.html</link>
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		<dc:date>2005-11-01T16:45:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Commerce mondial</dc:subject>
		<dc:subject>FDI</dc:subject>
		<dc:subject>Finance mondiale</dc:subject>
		<dc:subject>Globalisation firmes</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;conomie europ&#233;enne</dc:subject>

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&lt;p&gt;Dans Soci&#233;tal, N&#176;51 - 1er trimestre 2006 &lt;br class='autobr' /&gt; Ouvrage de r&#233;f&#233;rence pour les essayistes, livre de chevet pour Tony Blair, national best seller pour le public am&#233;ricain, &#171; The world is flat &#187;le dernier livre de Thomas Friedman est un &#171; mauvais bon livre &#187; selon l'expression du FT. &lt;br class='autobr' /&gt;
Du mauvais livre, il a tous les traits : expression famili&#232;re, abus de la m&#233;taphore, ton p&#233;remptoire, th&#233;orisation &#224; la serpe, collection d'historiettes, interminables &#233;num&#233;rations. &lt;br class='autobr' /&gt;
En m&#234;me temps ce livre est &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans &lt;cite&gt;Soci&#233;tal&lt;/cite&gt;, N&#176;51 - 1er trimestre 2006&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ouvrage de r&#233;f&#233;rence pour les essayistes, livre de chevet pour Tony Blair, national best seller pour le public am&#233;ricain, &#171; The world is flat &#187;le dernier livre de Thomas Friedman est un &#171; mauvais bon livre &#187; selon l'expression du FT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du mauvais livre, il a tous les traits : expression famili&#232;re, abus de la m&#233;taphore, ton p&#233;remptoire, th&#233;orisation &#224; la serpe, collection d'historiettes, interminables &#233;num&#233;rations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En m&#234;me temps ce livre est &#224; mettre entre toutes les mains car pour qui veut d&#233;couvrir, en images et en un temps limit&#233;, les formes de la mondialisation, le r&#244;le des nouvelles technologies, les effets sur l'emploi des pays d&#233;velopp&#233;s de l'&#233;mergence de l'Inde et de la Chine, la lecture du livre de Friedman s'impose. &lt;br class='autobr' /&gt;
En fait, avec ses maladresses, ses approximations et ses contradictions, ce livre introduit au d&#233;bat sur les questions vives de la mondialisation : r&#233;alit&#233; et effets des d&#233;localisations, strat&#233;gies d'externalisation des firmes et soutenabilit&#233; d'un d&#233;veloppement bas&#233; sur le design, la R&amp;D et les services, effets du &#171; doux commerce &#187; sur la pacification de la plan&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Thomas Friedman, journaliste en vue du New York Times couronn&#233; par deux prix Pulitzer, sp&#233;cialiste de g&#233;opolitique nous conte dans les premi&#232;res pages de son ouvrage son &#233;veil &#224; la r&#233;alit&#233; du monde apr&#232;s un p&#232;lerinage &#224; Bengalore, la Mecque indienne des technologies de l'information : le monde est plat et d&#232;s lors l'emploi et la prosp&#233;rit&#233; des Am&#233;ricains se jouent en Inde, en Chine et ailleurs. Le monde est devenu plat autour de l'an 2000 avec le passage de la globalisation 2.0 celle qu'organisaient les grandes entreprises occidentales, &#224; la globalisation 3.0. Cette derni&#232;re r&#233;duit la plan&#232;te &#224; une petite sph&#232;re lisse d&#233;barrass&#233;e des obstacles aux &#233;changes, couverte de r&#233;seaux d'information invisibles, pur univers de coop&#233;ration - comp&#233;tition d'atomes plan&#233;taires. Pour autant qu'on veuille synth&#233;tiser le propos, les th&#232;ses de Friedman sont au nombre de cinq.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Th&#232;se 1 : le monde est devenu plat. Les barri&#232;res &#233;rig&#233;es par les nations ont &#233;t&#233; mises &#224; bas : ce nivellement du champ &#233;conomique lib&#232;re un formidable potentiel pour les individus entreprenants. La mondialisation n'est pas un ph&#233;nom&#232;ne r&#233;cent, nous en sommes m&#234;me &#224; la troisi&#232;me version. La globalisation 1.0 est celle de l'&#233;change entre nations, elle s'ouvre avec Christophe Colomb parti aux Indes et d&#233;couvrant l'Am&#233;rique et se cl&#244;t avec les d&#233;buts de la r&#233;volution industrielle. La globalisation 2.0 qui court de 1800 &#224; 2000 est celle des entreprises qui dupliquent, transposent, diffusent leurs produits et leurs mod&#232;les organisationnels &#224; travers la plan&#232;te &#224; l'occasion de leur croissance. La Globalisation 3.0 est celle de l'univers virtuel, elle met &#224; la disposition des individus les ressources de la plan&#232;te d'un clic de souris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Th&#232;se 2 : des forces irr&#233;sistibles meuvent la globalisation 3.0. Elles sont au nombre de 10 : la chute du mur de Berlin et la plupart des innovations de la r&#233;volution num&#233;rique en font partie. Friedman parle &#224; leur propos, de forces d'aplanissement, de &#171; flatteners &#187; . Parmi, ces forces d'aplanissement d&#233;cisives, citons : l'invention du PC, des logiciels libres, des moteurs de recherche, de la gestion &#224; flux tendu des cha&#238;nes d'approvisionnement, de l'externalisation et des d&#233;localisations. Sont m&#234;l&#233;s ici des &#233;v&#232;nements g&#233;opolitiques, des innovations techniques, des mod&#232;les organisationnels d'entreprise et de nouvelles conceptions de la division internationale du travail. Mais sit&#244;t compl&#233;t&#233;e la liste des 10 forces d'aplanissement, Friedman ajoute trois macro-tendances qui &#224; ses yeux en multiplient les effets : les technologies de l'information, l'acc&#232;s personnel au r&#233;seau en mobilit&#233;, la disponibilit&#233; de l'information en tous temps et en tous lieux Dans la langue de Friedman cela donne &#171; The steroids ...that turbocharge all the flatteners ... &#187; Tout ceci contribue &#224; une triple &#171; convergence &#187; : technologique, &#233;conomique et sociale : les machines deviennent plurifonctionnelles, le travailleur am&#233;ricain devient plus productif gr&#226;ce &#224; l'incorporation des nouvelles technologies, enfin 3,3 milliards de nouveaux travailleurs entrent sur le march&#233; et sont en qu&#234;te d'activit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Th&#232;se 3 : La grande transformation des conditions et des identit&#233;s. Dans ce nouveau monde de la globalisation, le consommateur est en rivalit&#233; avec le travailleur, l'actionnaire capte la valeur au d&#233;triment du salari&#233;, le contribuable p&#233;nalise le salari&#233; local en achetant des services d&#233;localis&#233;s. Mais dans le monde r&#233;el le contribuable, le salari&#233;, le consommateur, l'actionnaire sont souvent la m&#234;me personne. En fait Friedman d&#233;crit un monde o&#249; l'entreprise verticalement int&#233;gr&#233;e, ma&#238;trisant ses cha&#238;nes de production et organisant sa distribution gr&#226;ce &#224; sa force de vente a disparu au profit de l'entreprise &#233;vid&#233;e, r&#233;duite &#224; un bureau d'&#233;tude et &#224; un service de marque qui externalise et d&#233;localise la plupart des t&#226;ches concr&#232;tes de production et d'organisation. Friedman r&#233;sume cette &#233;volution en parlant du passage de l'organisation verticale, &#224; un monde horizontal de r&#233;seau de coop&#233;ration, de march&#233;. Si bien que pour le citoyen am&#233;ricain la devise ne devrait plus &#234;tre : quand General Electric va , tout va mais quand Dell va la Chine, la Malaisie, Taiwan vont bien aussi. Dans ce nouveau syst&#232;me de production et d'&#233;change, le consommateur en qu&#234;te des prix les plus bas chez Wal Mart est un agent direct des d&#233;localisations, et donc de son ch&#244;mage futur, le vendeur traditionnel est une esp&#232;ce en voie de disparition &#224; l'&#232;re des places de march&#233; &#233;lectroniques, l'actionnaire qui, &#224; travers son fonds de pension pousse &#224; la cr&#233;ation de valeur, est l'ennemi du travailleur qui capte une part d&#233;croissante de la valeur ajout&#233;e. Enfin l'&#233;lu de l'Indiana qui d&#233;localise la gestion des services de l'emploi en Inde pour faire payer moins d'imp&#244;ts aux contribuables d&#233;truit leur emploi dans le m&#234;me mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Th&#232;se 4 Un imp&#233;ratif s'adapter A l'&#232;re de la globalisation, il est vain de chercher &#224; se prot&#233;ger, l'adaptation au monde nouveau est un imp&#233;ratif pour les nations comme pour les entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce nouveau monde, celui des individus ballot&#233;s entre identit&#233;s contradictoires subissant en temps r&#233;el des &#233;volutions brutales ne peut &#234;tre que solidaire. Dans un de ses fameux jeux de mots, Thomas Friedman parle de &#171; compassionate flatism &#187; comme Bush parlait de &#171; compassionate conservatism &#187; pour exprimer l'id&#233;e que l'Etat doit b&#226;tir une nouvelle &#171; grande soci&#233;t&#233; &#187;. Mais &#224; la diff&#233;rence de celle imagin&#233;e par les d&#233;mocrates des ann&#233;es 60, il ne s'agit pas tant de redistribuer des revenus, de lutter contre la pauvret&#233; ou de r&#233;nover le tissu urbain, que d'&#233;quiper les citoyens en les formant pour leur permettre de r&#233;pondre aux d&#233;fis de la mondialisation. L'exigence d'adaptation vaut pour les individus, les etats des pays d&#233;velopp&#233;s et moins d&#233;velopp&#233;s, et vaut aussi pour les entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A leur endroit Friedman &#233;dicte 7 r&#232;gles : protectionnisme tu rejetteras, nouvelle technologie tu utiliseras, esprit d'entreprise, tu promouvras, capital humain, tu d&#233;velopperas, autocritique r&#233;guli&#232;re , tu pratiqueras, d&#233;localisation pour cro&#238;tre et non r&#233;tr&#233;cir tu privil&#233;gieras, ton choix de mondialisation enfin, tu assumeras.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Th&#232;se 5 La globalisation accouche aussi d'une g&#233;opolitique. Thomas Friedman croit aux th&#232;ses sur l'effet pacificateur du &#171; doux commerce &#187; Il le dit &#224; sa mani&#232;re en &#233;voquant la th&#233;orie Dell de la pr&#233;vention des conflits : comment des pays &#224; ce point interd&#233;pendants que la fabrication d'un micro-ordinateur requiert l'assemblage de composants issus de leurs pays pourraient-ils entrer en conflit ? Comment des pays qui constituent autant de maillons d'une m&#234;me cha&#238;ne d'approvisionnement pourraient ils se chercher querelle ? Pourtant m&#234;me dans un monde plat, offrant d'infinies opportunit&#233;s, des forces identitaires r&#233;gressives peuvent jouer les emp&#234;cheurs de &#171; glocaliser &#187; en rond. Ben Laden et son id&#233;ologie &#171; islamo-l&#233;niniste &#187; peut freiner l'&#233;volution, il ne peut inverser le cours de l'histoire. Concilier modernit&#233; et identit&#233;, forces de la mondialisation et diversit&#233; culturelle est pour Friedman l'enjeu cl&#233; pour le d&#233;veloppement de pays comme l'Egypte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parcourir &#224; grandes enjamb&#233;es le monde, r&#233;&#233;crire l'histoire de l'humanit&#233; depuis un demi mill&#233;naire &#224; travers la seule grille de la mondialisation conduit n&#233;cessairement &#224; une simplification du propos, et &#224; une grande &#233;conomie de moyens en mati&#232;re de d&#233;monstration des th&#232;ses avanc&#233;es. Comme de surcro&#238;t l'auteur file la m&#233;taphore et a un go&#251;t immod&#233;r&#233; pour le r&#233;cit, on ne peut lui tenir rigueur de l'absence de d&#233;monstrations rigoureusement &#233;tay&#233;es. Mais pr&#233;cis&#233;ment parce qu'il a acquis le statut de gourou de la mondialisation, on ne peut laisser ses th&#232;ses les plus contestables rester sans objection.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Objection 1 : Le monde n'est pas plat, la mondialisation est bancale. Dans un remarquable ouvrage de vulgarisation scientifique &#171; The travels of a t-shirt &#187; Pietra Rivoli l'&#233;tablit en nous contant les tribulations mondiales d'un t-shirt et &#224; travers ce r&#233;cit en nous initiant &#224; la r&#233;alit&#233; et &#224; la th&#233;orie du commerce administr&#233;. Ses conclusions ont peu &#224; voir avec le discours ir&#233;nique de Friedman. Non, l'&#233;change n'est pas n&#233;cessairement un jeu &#224; somme positive o&#249; chacun gagne &#224; tous les coups. Ce peut &#234;tre un jeu &#224; somme n&#233;gative fond&#233; sur la surexploitation des uns et la surprotection des autres. Non, le monde n'est pas plat, il est h&#233;riss&#233; de protections qui expriment des compromis entre les nations et les groupes sociaux. Non, les in&#233;galit&#233;s ne se r&#233;sorbent pas avec le temps, elles peuvent m&#234;me ouvrir de v&#233;ritables &#171; trappes &#224; pauvret&#233; &#187;. Dans son livre, Pietra Rivoli nous conte une histoire, celle d'un t-shirt achet&#233; chez Wal Mart et dont ou d&#233;couvre qu'il a &#233;t&#233; produit &#224; partir d'un coton am&#233;ricain surprot&#233;g&#233; par des chinois dont les produits &#233;taient contingent&#233;s dans le cadre de l'accord multi-fibres. Ce teeshirt est en fin de vie r&#233;export&#233; en Tanzanie par des institutions caritatives. Pendant tout son cycle de vie, le t-shirt est l'objet de n&#233;gociations permanentes entre groupes d'int&#233;r&#234;t et gouvernement am&#233;ricain. Le coton qui jouit de subventions au titre de la protection de l'Agriculture est en m&#234;me temps l'objet d'une v&#233;ritable politique industrielle avec transferts de r&#233;sultats de la recherche publique et niches fiscales. L'importation de t-shirts dans le cadre de l'accord multifibres a permis aux Etats Unis de faire des quotas des outils de politique &#233;trang&#232;re : l'octroi de quotas suppl&#233;mentaires au Pakistan apr&#232;s le 11 Septembre a &#233;t&#233; l'un des outils d'enr&#244;lement contre Al-Qaeda. L'histoire du t-shirt soul&#232;ve aussi la question du dumping social. La course continue aux co&#251;ts les plus bas entra&#238;ne une mobilit&#233; des lieux de production. C'est dans la Chine profonde qu'on trouve aujourd'hui les arm&#233;es de r&#233;serve de paysannes chinoises pr&#234;tes &#224; travailler pour 0,20 $/l'heure, mettant ainsi au ch&#244;mage les mauriciennes et les tunisiennes. En d&#233;non&#231;ant d'un c&#244;t&#233; la spirale de baisse des co&#251;ts et les superprofits des Gap et d'un autre c&#244;t&#233; l'&#233;viction des paysans africains par les subventions et protections du coton am&#233;ricain, les contestataires de la mondialisation marquent un point. De surcro&#238;t le don gratuit de v&#234;tements aux africains par les organisations caritatives d&#233;stabilise les industries textiles embryonnaires de ces pays. Enfin si l'octroi de quotas textiles a &#233;t&#233; un vecteur de d&#233;veloppement pour les pays de la zone cara&#239;be, le Bangladesh ou l'Ile Maurice, leur disparition pour des pays en phase de d&#233;collage est, &#224; l'inverse, d&#233;sastreux. Ainsi l'&#233;conomie politique de la lib&#233;ralisation administr&#233;e livre des r&#233;sultats aux antipodes de ceux attendus par Friedman : ouverture diff&#233;renci&#233;e selon des crit&#232;res g&#233;opolitiques et de poids relatif des lobbies, d&#233;formation de la cha&#238;ne de valeur du fait d'investissements justifi&#233;s par les quotas, course vers le bas avec perdants absolus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Objection 2 : La globalisation 3.0. n'est pas l'&#339;uvre de forces technologiques impersonnelles. C'est un monde &#224; la Polanyi plus qu'&#224; la Smith qui s'impose sous nos yeux. La grande transformation est &#233;conomique et politique, technologique et financi&#232;re, elle na&#238;t de la rencontre de forces de march&#233; et de demandes de protection. La chute du mur de Berlin n'a pas provoqu&#233; l'entr&#233;e de l'URSS dans le GATT, la transformation du GATT en OMC n'est pas l'effet de l'invention du navigateur par Netscape, et l'entr&#233;e de la Chine dans l'OMC n'est pas le fruit de la ma&#238;trise par Wal Mart de la supply chain. L'ouverture commerciale, la cr&#233;ation de l'OMC et de l'ORD trouvent leur origine dans la volont&#233; conjointe des Etats Unis, de l'Europe Unie et du japon de se doter d'un outil de dynamisation de l'&#233;conomie internationale apr&#232;s les ann&#233;es de panne et de conflits commerciaux cons&#233;cutifs aux chocs p&#233;troliers et mon&#233;taires. Les Etats Unis, qui avaient longtemps pratiqu&#233; un unilat&#233;ralisme bienveillant &#224; l'&#233;gard de l'Europe et du Japon dont ils entendaient favoriser la reconstruction au sortir de la guerre et faire des alli&#233;s dans le cadre de la guerre froide, font le choix du multilat&#233;ralisme commercial avec l'institution de l'OMC. Les Europ&#233;ens, qui ach&#232;vent l'&#233;dification de leur march&#233; unique et aspirent &#224; s'ouvrir les vastes march&#233;s des pays &#233;mergents, consentent &#224; une acc&#233;l&#233;ration de la lib&#233;ralisation commerciale sous la surveillance d'un arbitre impartial : l'Organe de R&#232;glement des diff&#233;rends. Le Japon, objet permanent de pressions de la part des USA pour ouvrir son march&#233; et d&#233;manteler ses structures protectionnistes, voit dans l'OMC la promesse d'un ordre commercial plus &#233;quitable. Sans la conjonction de ces calculs dans un contexte, il est vrai marqu&#233; par l'effondrement du Mur de Berlin, l'acc&#233;l&#233;ration de la mondialisation 2.0 n'aurait pas eu lieu. Dans la Globalisation 3.0, les NTIC et la r&#233;volution logistique sont un facteur permissif de la croissance des &#233;changes, mais d'autres facteurs interviennent comme le d&#233;veloppement financier et le triomphe de Deng en Chine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Objection 3 : Les march&#233;s contre les hi&#233;rarchies. Ce monde de la coordination horizontale, du r&#233;seau, du march&#233; se substituant &#224; celui de l'entreprise hi&#233;rarchis&#233;e et verticalement int&#233;gr&#233;e est un monde du risque non identifi&#233; et donc non couvert. Dans un ouvrage saisissant &#171; The end of the line &#187; Barry Lynn dresse un tableau apocalyptique des effets de la qu&#234;te individuelle de l'optimum de co&#251;ts sur la s&#233;curit&#233; collective des Am&#233;ricains. En Septembre 1999 un Tremblement de terre a lieu &#224; Taiwan ; Dell, HP, arr&#234;tent en catastrophe leurs cha&#238;nes d'assemblage de micro-ordinateurs et mettent au ch&#244;mage leur personnel : ils se fournissaient en composants au m&#234;me endroit et n'avaient pas de fournisseur alternatif a cause de l'optimisation de leur approvisionnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On d&#233;couvre &#224; cette occasion que la firme globale moderne est b&#226;tie sur la d&#233;sint&#233;gration de la cha&#238;ne de production, sur l'assemblage de composants externalis&#233;s au profit de producteurs tiers, eux m&#234;mes largement d&#233;localis&#233;s. L'entreprise que l'on croyait industrielle se r&#233;v&#232;le d&#233;pendante d'une source d'approvisionnement vitale et non ma&#238;tris&#233;e. L&#224; aussi les processus historiques et &#233;conomiques qui rendent possibles un tel mod&#232;le &#233;conomique ont peu &#224; voir avec les &#171; flateners &#187; . En fait des entreprises de composants &#233;lectroniques am&#233;ricaines soumises &#224; une pression constante des march&#233;s financiers ont commenc&#233; par mutualiser leurs investissements dans les fonderies de silicium &#224; la fin des ann&#233;es 80. Puis le co&#251;t d'une nouvelle unit&#233; &#233;tant sans cesse plus &#233;lev&#233; et les al&#233;as du march&#233; &#233;tant source d'instabilit&#233; des r&#233;sultats financiers ils en sont venus &#224; inventer le mod&#232;le du &#171; fabless fab &#187; reportant le risque de production sur un tiers tout en conservant les activit&#233;s nobles de design des composants. La derni&#232;re &#233;tape est celle o&#249; pour des raisons de compression des co&#251;ts et de fiabilit&#233; technique d'un partenaire soigneusement s&#233;lectionn&#233; Taiwan devient le fournisseur unique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Barry Lynn un syst&#232;me qui assiste impuissant &#224; la faillite de GM et dont l'entreprise phare devient Wal Mart est un syst&#232;me qui est davantage m&#251; par une id&#233;ologie &#233;troite de la rentabilit&#233; imm&#233;diate plut&#244;t que par la qu&#234;te d'un d&#233;veloppement soutenable sur le long terme cad bas&#233; sur une &#233;valuation du risque et sur l'optimisation du bien &#234;tre collectif. Une &#233;conomie soumise aux assauts aveugles de la nature et aux calculs &#233;triqu&#233;s d'acteurs myopes ne r&#233;alise pas l'optimum du libre &#233;change. A ce jeu il peut y avoir des perdants durables, le r&#244;le du politique doit donc &#234;tre restaur&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Objection 4 : Le basculement vers l'Asie de l'Est : la grande peur des d&#233;localisations. Le &#171; compassionate flatism &#187; est une r&#233;ponse d&#233;risoire &#224; la mont&#233;e du sentiment d'ins&#233;curit&#233; &#233;conomique. Clyde Prestowitz, dans un essai r&#233;cent intitul&#233; &#171; Three billion new capitalists &#187; illustre avec un luxe de d&#233;tails et de r&#233;cits qui n'a d'&#233;gal que le propre livre de Friedman le sentiment de panique qui &#233;treint nombre d'Am&#233;ricains face &#224; la mont&#233;e de la Chine et de l'Inde. Tout commence par un week end &#224; la neige de Prestowitz avec son fils ing&#233;nieur informatique dans une SSII prosp&#232;re. Le fils a peur de l'avenir, la concurrence indienne se fait mordante, il propose donc &#224; son p&#232;re de l'aider &#224; monter une entreprise de d&#233;neigement. C'est le point de d&#233;part d'une r&#233;flexion sur la d&#233;sindustrialisation am&#233;ricaine, sur la mont&#233;e en comp&#233;tences de l'Inde, sur les prouesses de la Chine dans le high tech, sur l'immense r&#233;servoir de capital humain asiatique, sur l'internet comme facilitateur de d&#233;localisations, sur le vol de la propri&#233;t&#233; intellectuelle am&#233;ricaine, sur la d&#233;mission du Gouvernement am&#233;ricain dans la promotion d'un &#171; fair trade &#187; et non d'un &#171; free trade &#187; avec au bout de la r&#233;flexion cette question inqui&#232;te : nos enfants conna&#238;tront-ils encore le monde de prosp&#233;rit&#233; et de s&#233;curit&#233; de leurs parents. Dans un chapitre intitul&#233; &#171; la voie de la ruine &#187; Prestowitz compare sa g&#233;n&#233;ration qui a connu bonne paie, couverture maladie, r&#233;gime de retraite avantageux malgr&#233; une formation initiale limit&#233;e avec la g&#233;n&#233;ration de son fils qui, malgr&#233; une formation de meilleure qualit&#233; conna&#238;t l'angoisse des d&#233;localisations, de l'assurance individuelle et des brusques chutes de revenus. Certes, Prestowitz n'instruit pas qu'&#224; charge, il d&#233;crit aussi les opportunit&#233;s de la mondialisation, il mentionne par exemple les relocalisations aux Etats Unis d'entreprises high tech d'origine europ&#233;enne comme dans la pharmacie ou des entreprises japonaises dans l'automobile. Mais son inqui&#233;tude demeure : l'Asie &#233;mergente a trop d'atouts, le Gouvernement am&#233;ricain est trop prisonnier d'une id&#233;ologie libre &#233;changiste et les firmes am&#233;ricaines ne sont gu&#232;re soucieuses du long terme or ass&#232;ne-t-il, l'avantage comparatif est cr&#233;&#233; et l'Etat y a son r&#244;le. Transformer la cha&#238;ne de production en unit&#233; d'assemblage et faire de la caissi&#232;re de Wal Mart la figure du salariat am&#233;ricain post-industriel, est mortel. La perte d'emplois qualifi&#233;s de services est une certitude depuis que les activit&#233;s de SSII, de BPO et m&#234;me de sant&#233; se sont d&#233;velopp&#233;es en Inde. Dans une telle situation le salari&#233; am&#233;ricain est pris dans une tenaille : d'un c&#244;t&#233;, les travailleurs hyper-qualifi&#233;s jouissant de comp&#233;tences rares rafflent tout ; de l'autre, les arm&#233;es de salari&#233;s de Wal Mart sont condamn&#233;es au salaire minimum. C'est l'av&#232;nement du &#171; winner take all society &#171; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Objection 5 : Ben Laden produit et ennemi de la mondialisation. Dans un d&#233;veloppement intitul&#233; Infosys vs Al-Qaeda Thomas Friedman entend nous expliquer pourquoi &#224; la fois Al-Qaeda met en &#233;chec sa th&#232;se centrale sur le nivellement du monde, et &#224; l'inverse constitue une expression de cette mondialisation hyper-technologique ; pourtant il croit au total qu'Infosys, la SSII indienne, a plus d'avenir que la firme de Ben Laden. Avec ce type d'affirmation, on touche sans doute aux limites de l'exercice : quel rapport peut-il y avoir entre l'aplanissement des fronti&#232;res commerciales et la disparition des passions politiques, comment justifier autrement que par un optimisme militant le recul du terrorisme sous les coups de boutoir des services d&#233;localis&#233;s. L'&#233;tonnant est que la transposition m&#233;caniste de la th&#232;se de l'aplanissement de la sph&#232;re &#233;conomique &#224; la sph&#232;re g&#233;opolitique ait pu &#234;tre prise au s&#233;rieux. Dans un article r&#233;cent, John Gray souligne l'ambig&#252;it&#233; &#187; initiale que rec&#232;le la m&#233;taphore de la &#171; platitude &#187; souvent utilis&#233;e pour d&#233;signer l'impact des nouvelles technologies num&#233;riques, elle en vient &#224; s'appliquer rapidement aux formes de l'&#233;conomie contemporaine jusqu'&#224; signifier une pr&#233;tendue homog&#233;n&#233;isation politique du monde. Les glissements de sens qu'elle autorise permettent de faire l'&#233;conomie d'une r&#233;flexion approfondie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette remarque de Gray r&#233;sume bien le travers majeur du livre : la naturalisation des choix et des contraintes qui conduit au simplisme et &#224; l'aplatissement des niveaux d'analyse. Le d&#233;terminisme technologique conduit &#224; d&#233;velopper une conception irr&#233;versible de la mondialisation, or l'auteur est bien forc&#233; de reconna&#238;tre que par le pass&#233; le mouvement de lib&#233;ralisation s'est invers&#233;. De m&#234;me il croit si peu &#224; sa th&#232;se centrale de la coop&#233;ration horizontale et des r&#233;seaux que son r&#233;cit foisonne de choix faits par des d&#233;cideurs et mis en &#339;uvre dans le cadre de relations asym&#233;triques. Enfin lorsque les faits lui sont hostiles, il s'en tire par des proph&#233;ties optimistes. Plus singulier encore, on ne trouve nulle trace des interrogations grandissantes tant parmi les &#233;conomistes que parmi les politiques sur les b&#233;n&#233;fices de l'&#233;change : une nouvelle division internationale du travail s'instaure o&#249; la Chine n'aurait peut &#234;tre pas int&#233;r&#234;t &#224; se sp&#233;cialiser car jouissant d'avantages relatifs dans le haute comme la basse technologie, les hautes comme les basses qualifications. La d&#233;couverte faite &#224; Bengalore par Friedman peut surprendre s'agissant d'un homme aussi averti des r&#233;alit&#233;s du monde, mais il y a dans cette candeur initiale la recette du succ&#232;s de ce livre. Pour des &#233;lites politiques nationales obs&#233;d&#233;es par les enjeux paroissiaux, pour l'honn&#234;te homme moderne peu form&#233; aux r&#233;alit&#233;s &#233;conomiques ce livre constitue une introduction exhaustive et plaisante au nouveau monde.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.sociétal.fr/" class="spip_out"&gt;&lt;i&gt;Soci&#233;tal&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Thomas Friedman, The world is flat. A Brief History of the 21 st century, New York, Farrar, Strauss &amp; Giroux 2005&lt;br /&gt; Pietra Rivoli : The Travels of a T-shirt in the Global Economy , Wiley, New Jersey, 2005&lt;br class='autobr' /&gt; Barry Lynn, End of the Line, The Rise and Coming Fall of the Global Corporation, Doubleday New York, 2005 ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Clyde Prestowitz, Three Billion new Capitalists : the Great Shift of Wealth and Power to the East Basic Books New York 2005&lt;br /&gt; The world is round, New York Review of Books, 2005&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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