Elie Cohen - directeur de recherche au CNRS, professeur à Sciences Po et membre du CAE

Communication

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2000


Dans le tourbillon protestataire que nous avons connu depuis la rentrée et dont le prix du carburant était l’enjeu apparent, un fait a été peu analysé : confrontés à leur première crise sérieuse, les gouvernements européens n’ont pu peser ni sur le cours du pétrole, ni sur le cours de l’euro, ils ont même relâché leur discipline budgétaire et c’est l’intervention américaine qui a permis de désamorcer les deux crises. Jamais dans la brève histoire de l’Euro, l’édifice institutionnel n’a paru aussi fragile. La BCE a fait la (...) [lire]

Avec la prospérité reviennent les revendications salariales. Qui touche aujourd’hui les fruits de la prospérité ?
Elie Cohen : 500 000 emplois probablement créés en France en l’an 2000 après 450 000 en 1999 c’est le résultat de la croissance et de la répartition des fruits de la croissance. Les politiques de baisse de charges et plus récemment les 35 heures ont été pensées pour enrichir le contenu de la croissance en emplois. Seulement voilà dès que la menace du chômage s’éloigne, la revendication salariale pointe, ce (...) [lire]

Le Nouvel Observateur - Le montant des fusions est passé de 500 milliards d’euros en 1990 à 3 260 milliards l’an dernier. Pourquoi cette accélération ?
Elie Cohen - La première raison évidente : c’est la mondialisation et pour nous Européens, l’intégration régionale encore stimulée par l’euro, qui oblige les entreprises à grandir. Lorsque son marché pertinent était la France, la BNP était une grande banque. A l’échelle de l’Europe, elle ne l’est plus. Deuxième phénomène : la déréglementation. Autrefois, il y avait des (...) [lire]

Avec Vivendi-Universal, J.M.Messier annonce la naissance du premier groupe capable d’intégrer contenus globaux et locaux et de les distribuer sur les nouveaux canaux numériques. Sa stratégie est de bâtir un groupe multiaccès, multicontenus, multinational et totalement intégré. Pourtant la magie ne semble plus opérer, la réaction immédiate des marchés est empreinte de scepticisme.
Une manière d’évaluer cette fusion consiste à essayer de comprendre pourquoi la transaction s’est faite, avant de se demander ce que la (...) [lire]

Lorsqu’un bien public rare est l’objet d’une forte demande pour un usage privé, lorsque les demandeurs sont des acteurs responsables et solvables, la seule procédure qui concilie efficacité allocative, éfficacité productive, équité et moralité publique est celle des enchères ouvertes et transparentes. Que valent alors les arguments jusqu’ici avancés par Bouygues, l’ART, les industriels, justifient-ils malgré tout l’adoption de la soumission comparative ?
Le premier argument relève de la logique classique de la (...) [lire]

Par une de ses ruses dont l’actualité politique est coutumière c’est au moment où le gouvernement de la gauche plurielle adopte solennellement un texte peu contraignant sur les nouvelles régulations que la très libérale DG4 fait échouer deux fusions majeures l’une dans les véhicules industriels -Scania/Volvo- l’autre dans l’aluminium -Alcan/Pechiney/ Algroup-. Comment expliquer cette audace nouvelle de la Commission européenne, faut-il y lire l’amorce d’un nouveau cours justifié par l’accélération récente des (...) [lire]

La guerre des banques restera comme l’un de ces moments clés où l’histoire parait hésiter. En témoignent les analyses contradictoires et apparemment aussi fondées les unes que les autres sur le rôle de l’Etat et des marchés. Jusqu’au dernier moment on a pu soutenir la thèse de la conversion du capitalisme gallican à la logique des marchés financiers comme celle du maintien de l’exception interventionniste française. On a pu celebrer le chant du cygne des trésoriens ou la manifestation de la puissance intacte d’une (...) [lire]

Passé le moment d’enthousiasme communicatif de Steve Case et les commentaires hpyperboliques des média, la fusion AOL-Time Warner pose plus de problèmes qu’elle n’apporte de réponses tant sur l’internet comme nouveau media, que sur la logique de l’intégration verticale entre fournisseur d’accès et éditeurs de contenus, ou sur l’évaluation des valeurs internet.
Souvenons-nous ; il n’y a pas si longtemps, la convergence numérique telecom-audiovisuel-cable était la stratégie la mieux partagée par les visionnaires. (...) [lire]

 
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