Elie Cohen - directeur de recherche au CNRS, professeur à Sciences Po et membre du CAE

Communication

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2005


Une cession en catimini à un fonds de private equity d’une commandite publique en faillite, une insurrection sociale relayée par un acte de mutinerie, un recul de l’Etat bientôt suivi par un assaut héliporté du Gign, des mutins libérés célébrant la geste du patriotisme corse, un gouvernement contraint de négocier avec les syndicats mais sans les repreneurs ... s’il fallait une illustration de l’impossible réforme, de la dérive du service public, de l’actionnaire public sans qualités, on n’en trouverait sans doute (...) [lire]

A l’heure où plus personne ne conteste l’économie de marché, quatre grands spécialistes réunis par L’Express confrontent leurs inquiétudes et leurs propositions.
Débat avec, Elie Cohen, Jean-Luc Gréau, Jean Peyrelevade et Patrick Artus pour L’Express. [lire]

Ainsi la France « vivrait au dessus de ses moyens » ce parler vrai a fait sensation, mais il a aussi ses exigences.
Non, un Etat ne fonctionne pas comme un ménage : les déficits et l’endettement n’ont pas le même sens lorsqu’on dispose du monopole de la taxation ou que l’insolvabilité personnelle vous mène devant les tribunaux. La vraie question est ailleurs : pourquoi, seule parmi les pays développés, la France, a accru au cours des 10 dernières années la part de la dépense publique dans le PIB ?
Non, les (...) [lire]

UNIA&POLSKA : J’envie les Français malgré tout. Lorsque j’ai visité la France il y a quelques jours, tout le monde se disputait au sujet de l’Europe. Partout. Dans la rue, dans les cafés, chez le coiffeur, même dans le métro et dans les magasins. Nous n’atteindrons pas une telle intensité en Pologne.
ELIE COHEN : C’est vrai. Je constate également un réel intérêt de la part de mes compatriotes pour les sujets européens. Biens que confrontés à toute sorte de problèmes, ils s’intéressent particulièrement au processus (...) [lire]

Entretien au Monde au sujet du référendum sur la constitution européenne.
Comment interprétez-vous la montée du non en France ?
C’est un non de réaction. Réaction contre la surpromesse européenne : le marché unique devait nous apporter la croissance, la prospérité, l’emploi, or on le sait la performance économique européenne a été médiocre au cours des 10 dernières années . Surpromesse encore avec l’Euro qui devait éloigner les crises et armer l’Europe contre la suprématie du dollar, or l’Europe ne parvient pas à lutter contre (...) [lire]

Quelle définition donneriez-vous du capitalisme contemporain ? Quels traits différencient le capitalisme du XXIème siècle de celui XXème siècle ?
Braudel définissait le capitalisme comme la sphère économique du commerce au loin , de la finance des profits de monopole et des spéculations . Il l’opposait à l’économie de marché , c’est à dire à la sphère de l’échange. Dans une perspective braudelienne. on pourrait parler aujourd’hui d’un capitalisme de la deuxième mondialisation caractérisé par une révolution technologique, une (...) [lire]

Et si le non l’emportait ? Depuis Maastricht en 1991, l’Europe se pose la question de l’équilibre des pouvoirs des Etats : quelle place faire à la démographie, comment éviter l’écrasement des petits pays, comment rendre gouvernable un ensemble hétérogène sans froisser les pays moyens. A Nice, en 2000, un accord bâclé menaçait de paralyser l’Europe, le traité constitutionnel corrige cette erreur.
Un Non au référendum représente donc d’abord un formidable gaspillage d’énergie politique, 10 ans de travaux n’auront servi à (...) [lire]

Pôles de compétitivité, Agence d’innovation industrielle, Agence Nationale de la Recherche, Oseo-Anvar-BDPME ... n’en jetez plus. Après avoir méconnu pendant près d’une décennie le problème du décrochage industriel, de l’affaiblissement de notre capacité d’innovation et de la baisse du rayonnement de la science française, nos élites politiques deviennent frénétiques et de peur de mal faire elles adoptent en vrac des propositions contradictoires. Mais il y a plus surprenant encore, avec une bonne volonté et un sérieux (...) [lire]

LE FIGARO. - Ne sommes-nous pas en train de solder les comptes d’une erreur historique - la loi sur les trente-cinq heures ?
A l’époque où les trente-cinq furent élaborées et votées, ce n’était pas au nom d’une représentation malthusienne du travail. Dominique Strauss-Kahn et Martine Aubry, les concepteurs des trente-cinq heures, n’ont jamais cru que le travail était un stock stable et immuable, pareil à un gâteau qu’il suffit de partager, de manière équitable, entre tous les citoyens. L’idée politique majeure est (...) [lire]

Le krach de l’Internet et d’Enron (2000-2002) n’a eu qu’un précédent par son impact sur les marchés financiers, la crise de 29, et pourtant il n’a pas les effets dévastateurs en termes d’activité et d’emploi de cette même crise de 29. Alors que certains observateurs croyaient pouvoir annoncer une contagion à l’économie réelle et des faillites spectaculaires d’institutions financières majeures, il en a rien été la croissance est restée soutenue et les banques universelles ont affiché des résultats élevés.
Trois (...) [lire]

 
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