Elie Cohen - directeur de recherche au CNRS, professeur à Sciences Po et membre du CAE

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Marché unique-Euro

Articles portant sur ce thème :

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Cinquante ans que l’Europe est chantée et décriée. Cinquante ans de ténacité, de patience, de nuits blanches et de pilules avalées par les Six, les Neufs, les Douze, les Quinze, les Vingt-cinq, les Vingt-sept maintenant. Cinquante ans pour construire cette Europe qui donne l’impression, vu de France au moins, d’être en panne.
Bien sûr, pour les nouveaux entrants, chaque fois, c’est enfin la certitude de voir son développement s’accélérer. Les principes du traité de Rome : libre circulation des (...) [lire]

Il faut écouter les voix qui s’expriment au Parlement et notamment celle d’élus de l’UMP réputés proches de Nicolas Sarkozy. Ils ont joué un rôle décisif dans la Loi actuellement débattue au Parlement. Ils sont les acteurs d’une formidable régression politique dont il faut craindre dans l’avenir des retombées délétères sur l’intégration européenne, la politique économique et la réforme de l’Etat.
Alors qu’il était possible de lever la règle des 70% de propriété publique qui limite les mouvements stratégiques de GdF au nom des (...) [lire]

Débat avec Elie Cohen et Jean-Paul Fitoussi.
Le rattrapage entamé par l’Europe sur les Etats-Unis dans les années 1980 a fait long feu et depuis 1995, au contraire, l’écart se creuse. Aujourd’hui, le PIB par habitant des Américains est de 30% supérieur à celui des Allemands, et, si la tendance se poursuit, un Américain pourrait dans vingt ans être deux fois plus riche qu’un Français. Malgré l’euro et le marché unique, qui devaient doper la croissance, les échanges en Europe restent de 2 à 3 fois inférieurs à ce qu’ils (...) [lire]

Une cession en catimini à un fonds de private equity d’une commandite publique en faillite, une insurrection sociale relayée par un acte de mutinerie, un recul de l’Etat bientôt suivi par un assaut héliporté du Gign, des mutins libérés célébrant la geste du patriotisme corse, un gouvernement contraint de négocier avec les syndicats mais sans les repreneurs ... s’il fallait une illustration de l’impossible réforme, de la dérive du service public, de l’actionnaire public sans qualités, on n’en trouverait sans doute (...) [lire]

Le changement de statut d’EDF-GDF sonne-t-il la fin du service public comme le clament les syndicats ?
Absolument pas. Les textes européens sont clairs là-dessus : les missions de service public sont parfaitement compatibles avec la concurrence. L’Etat a le pouvoir d’imposer la péréquation géographique -le tarif est le même quel que soit le lieu- et l’accès égal à l’énergie avec la mise en place des tarifs sociaux. De plus, il continuera de définir les grandes orientations et notamment le choix des équipements (...) [lire]

Dans un article récent du Wirtschaftswoche, Annette Ruess et Lothar Schnitzler s’interrogent : comment fait la France à l’ère de la mondialisation et de l’intégration européenne pour réussir à aligner tant d’entreprises dans le Top 500 de Fortune, pour surmonter les difficultés qui se sont révélées fatales à d’autres, et pour prendre l’ascendant sur ses partenaires. Pour eux, la réponse est double : d’une part, l’Etat Français soutient par tous les moyens disponibles ses champions nationaux et d’autre part les (...) [lire]

Janvier 2003 J.Chirac, T.Blair et G.Shröder s‘adressent à la présidence de l’Union pour s’inquiéter de la désindustrialisation européenne et dénoncer l’indifférence de la Commission. L’initiative peut paraître étrange. Quoi de plus hétéroclite que cet assemblage de partisans et d’adversaires de l’intervention de l’Etat en industrie, quoi de plus irréaliste que de s’adresser à une instance qu’on a dépouillée de moyens d’intervention sauf en matière concurrentielle et commerciale, quoi de plus singulier que de (...) [lire]

L’attribution de licences UMTS en France a donné lieu à un étonnant chassé croisé entre partisans et adversaires des enchères, chacun défendant en théorie une doctrine et appliquant en pratique celle de l’adversaire. Comment trouver autrement une cohérence, à un processus en deux étapes où l’Etat changea de règle du jeu en cours de route divisant par 8 au passage la part fixe de la redevance ? Pour Roger Guesnerie, c’est parce que les pouvoirs publics en France croient à la soumission comparative qu’ils ont de fait (...) [lire]

Pour :
Dans un contexte de libéralisation de l’économie et d’intégration européenne, le problème de savoir si on libéralise ou non l’électricité se pose d’une manière particulière. Il faut tenir compte de certaines contraintes. Seule une politique publique peut faire de la prévision à long terme et tenir compte des nécessités écologiques (lutte contre l’effet de serre).
En outre, les Français estiment que la tarification doit être identique sur tous les points du territoire et qu’il est normal de donner à tous un accès à (...) [lire]


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