Elie Cohen - directeur de recherche au CNRS, professeur à Sciences Po et membre du CAE

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Colbertisme high-tech

Articles portant sur ce thème :

Rapport du C.A.E avec Philippe Aghion, Patrick Artus, Daniel Cohen, Lionel Fontagné, Thierry Madiès et Thierry Verdier, 2007. [lire]

L’affaire Airbus montre qu’il n’est plus possible, à l’heure de la mondialisation, de penser une entreprise sur le modèle politique des rapports franco-allemands.
Dans le flux quotidien des nouvelles sur l’affaire Airbus que faut-il déplorer le plus : la panne d’un grand projet industriel ?, la vision dirigiste de Ségolène Royal ?, la querelle des régions françaises et allemandes au nom de l’emploi ?, les invectives entre " camarades " syndicalistes des deux bords du Rhin ? Une chose est certaine : EADS, (...) [lire]

L’invité d’Ali Baddou
Aujourd’hui, à l’appel des syndicats, les salariés d’Airbus observent un mouvement de grève dans tous les sites français pour protester contre le plan de restructuration de l’avionneur européen. 10.000 emplois sont concernés par le plan Power 8, dans une entreprise dont on disait encore récemment qu’elle était un fleuron européen. Que s’est-il passé ? Retournement de tendance en fin d’année dernière avec des retards de livraison, des pertes annoncées, des changements à la tête de l’entreprise, et (...) [lire]

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Plus de 80 % des salariés d’Airbus se sont mobilisés, le 6 mars 2007, contre le plan de restructuration qui avait été détaillé une semaine auparavant. S’étant transformé en enjeu de la campagne présidentielle, ce brûlant dossier mobilise les candidats, qui se divisent sur le rôle de l’Etat mais affichent leur souci de défendre l’emploi.
Le 28 février 2007, le constructeur aéronautique annonçait son plan de restructuration, nommé "Power 8", prévoyant la suppression de 10 000 emplois sur ses seize sites européens. La (...) [lire]

Qu’on ne s’y trompe pas, la crise actuelle n’est pas pour l’essentiel une crise industrielle. Les retards, les dépassements, les ajustements... sont le lot commun des nouveaux programmes dans l’aéronautique. Du reste Boeing en connaît en ce moment avec son « Dreamliner » : l’usage massif de composites dans la structure et de dispositifs électroniques innovants créent des problèmes de coût et de délais. Cette crise n’illustre pas davantage la cupidité devenue commune de nombre de dirigeants du Cac 40. Après tout, (...) [lire]

Quelle définition donneriez-vous du capitalisme contemporain ? Quels traits différencient le capitalisme du XXIème siècle de celui XXème siècle ?
Braudel définissait le capitalisme comme la sphère économique du commerce au loin , de la finance des profits de monopole et des spéculations . Il l’opposait à l’économie de marché , c’est à dire à la sphère de l’échange. Dans une perspective braudelienne. on pourrait parler aujourd’hui d’un capitalisme de la deuxième mondialisation caractérisé par une révolution technologique, une (...) [lire]

Par Philippe Aghion et Elie Cohen
Le recul du gouvernement sur le recrutement statutaire de 550 jeunes chercheurs ouvre la voie à un débat lucide sur l’avenir de la recherche française. Rien ne serait pire, une fois levé cet abcès de fixation, que de retomber dans les ornières du débat entre défenseurs du statu quo et réformateurs désargentés. Puisque J.Chirac, après les gouvernements japonais, allemand et britannique, a compris les enjeux de l’économie de la connaissance et a annoncé à son tour une Loi de (...) [lire]

Dans un article récent du Wirtschaftswoche, Annette Ruess et Lothar Schnitzler s’interrogent : comment fait la France à l’ère de la mondialisation et de l’intégration européenne pour réussir à aligner tant d’entreprises dans le Top 500 de Fortune, pour surmonter les difficultés qui se sont révélées fatales à d’autres, et pour prendre l’ascendant sur ses partenaires. Pour eux, la réponse est double : d’une part, l’Etat Français soutient par tous les moyens disponibles ses champions nationaux et d’autre part les (...) [lire]

Janvier 2003 J.Chirac, T.Blair et G.Shröder s‘adressent à la présidence de l’Union pour s’inquiéter de la désindustrialisation européenne et dénoncer l’indifférence de la Commission. L’initiative peut paraître étrange. Quoi de plus hétéroclite que cet assemblage de partisans et d’adversaires de l’intervention de l’Etat en industrie, quoi de plus irréaliste que de s’adresser à une instance qu’on a dépouillée de moyens d’intervention sauf en matière concurrentielle et commerciale, quoi de plus singulier que de (...) [lire]

La question peut paraître incongrue en théorie et en pratique, la France n-a t elle pas renoncé sur l’autel de la construction européenne aux outils de la politique industrielle que sont la commande publique, la promotion des champions nationaux, les aides ciblées, les plans sectoriels, le protectionnisme offensif. Le Parti socialiste naguère champion des nationalisations, du volontarisme industriel et de la planification ne s’est-il pas converti à la régulation, à la libéralisation et à la privatisation. D’où vient (...) [lire]

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TGV, Ariane, Concorde, Minitel... ces réalisations qui chatouillent notre patriotisme ont en commun d’associer l’État français et les industriels dans de "grands projets" où la prouesse technologique fait plus ou moins bon ménage avec la logique économique. A l’ère de l’électronique, ce colbertisme "high tech" ressuscite une grande tradition d’intervention industrielle au service de la grandeur de la France et de la puissance de son état. En mobilisant la commande publique, la recherche et le (...) [lire]


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