Elie Cohen - directeur de recherche au CNRS, professeur à Sciences Po et membre du CAE

Communication

C dans l’air : Faut-il nationaliser les banques ?

C dans l’air, 8 octobre 2008.

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Après un lundi noir et un mardi gris, les marchés financiers ont connu un mercredi agité. Face à la chute brutale des bourses européennes, les banques centrales ont abaissé leurs taux directeurs et Londres volait au secours de ses établissements bancaires.

Dans le sillage des bourses asiatiques qui se sont littéralement effondrées - Tokyo plongeant de 9,38 % et Honk-Kong de 8,2 % -, leurs homologues européennes continuent leurs dégringolades.

Particulièrement nerveuse, la bourse de Paris a commencé la journée sur une chute brutale de 8,18 %, retombant à son plus bas niveau depuis décembre 2003. Et, devant l’afflux des ordres de vente, le calcul du CAC 40 a été interrompu pendant quinze minutes, le temps que les esprits se reprennent et que les opérateurs confirment ou non leurs ordres.

Confrontées à la panique des marchés financiers, les principales banques centrales occidentales ont décidé d’envoyer, à 13 heures, un signal fort, en réduisant leurs taux d’intérêt directeurs. Cette action concertée, menée par la Réserve fédérale, la Banque centrale européenne, les Banques d’Angleterre, du Canada et de Suède, ainsi que la Banque nationale Suisse, a pendant quelques instants rassuré les places financières. Mais à 15 h 20, le CAC 40 replongeait : l’assureur AXA cède alors 6,59 %, le Crédit agricole perd 6,05 %, Dexia s’enfonce de 5,93 %, la Société générale lâche 5,42 % et la BNP Paribas abandonne 4,58 %...

A la clôture, le CAC 40 chute de 6,39 % dans un marché ultra nerveux. A Francfort, c’est la débâcle : l’indice DAX perd 5,88 %. A Moscou, la chute était tellement forte que les deux bourses de la capitale russe ont encore une fois interrompu leurs cotations.

A Londres, l’indice Footsie-100 suit la même tendance et dévisse de 5,18 %, malgré la décision de la Banque d’Angleterre et l’aide des autorités envers les établissements bancaires britanniques. Avant l’ouverture des marchés, en effet, le chancelier de l’Echiquier britannique (ministre chargé des Finances), Alistair Darling, avait annoncé un plan de sauvetage passant par la nationalisation partielle de huit établissements financiers britanniques à hauteur de 50 milliards de livres : Barclays, Royal Bank of Scotland, Lloyds TSB, HBOS, Abbey, HSBC, Nationwide Building Society, Standard Chartered ayant demandé l’entrée de l’Etat dans leur capital.

(France 5)

Invités :

-  Christophe Barbier
-  Elie Cohen
-  Jean Peyrelevade
-  Pierre de Lauzun

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