Elie Cohen - directeur de recherche au CNRS, professeur à Sciences Po et membre du CAE

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Éducation et croissance

C.A.E., 2004.

Rapport du C.A.E. par Philippe Aghion et Élie Cohen avec la collaboration de Éric Dubois et Jérôme Vandenbussche, édité par La Documentation Française.

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L’éducation revêt une importance cruciale dans nos sociétés modernes. Facteur clé de cohésion nationale, vecteur attendu de justice sociale, l’éducation se voit également de plus en plus attribuée un rôle moteur dans la croissance économique : c’est à cette dernière fonction que s’attache le rapport de Philippe Aghion et d’Élie Cohen, sur la base d’une analyse empruntant à la fois aux théories macro-économiques de la croissance, à la théorie micro-économique des incitations et à l’analyse sociologique et historique du fonctionnement de notre système éducatif. Philippe Aghion et Élie Cohen analysent ainsi les ressorts macro-économiques et institutionnels de la croissance en fonction du niveau de développement économique. Ils examinent le fonctionnement de notre système éducatif à cette aune et font le diagnostic que celui-ci est plus adapté à une économie en rattrapage par rapport à un pays leader qu’à une économie qui vise l’objectif fixé à Lisbonne par les chefs d’État européens de devenir « l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde ». Les auteurs proposent une analyse détaillée des problèmes incitatifs que pose l’organisation d’un système d’enseignement supérieur adapté à cet objectif. Ils replacent cette analyse dans le cadre institutionnel et historique français. Cette analyse les conduit à rejeter toute perspective de réforme radicale, mais à proposer au contraire une démarche incrémentale, dont ils fournissent de nombreuses pistes concrètes.

Table des matières complète :

  • Introduction (par Christian de Boissieu)

RAPPORT : Éducation et croissance (par Philippe Aghion et Élie Cohen)

  • Introduction
  • Chapitre 1. Un système éducatif moins adapté à l’innovation et aux nouvelles vagues technologiques
    • 1. Mesurer l’efficacité de l’éducation : des rendements microéconomiques aux effets de croissance
      • 1.1. Les rendements microéconomiques de l’éducation
      • 1.2. L’approche néo-classique : seule compte l’accumulation de capital humain
      • 1.3. Le lien entre éducation et croissance passe aussi par le progrès technologique
    • 2. Ce que nous enseignent les nouvelles théories de la croissance
    • 3. Une approche théorique enrichie
      • 3.1. L’importance d’institutions appropriées
      • 3.2. Application à la politique éducative
    • 4. Analyse empirique
    • 5. Le rôle du système éducatif face à l’émergence des NTIC
    • 6. Les handicaps de notre système éducatif face à la nouvelle vague technologique se lisent d’abord dans l’insuffisance des moyens affectés à l’enseignement supérieur
    • 7. Conclusions
  • Chapitre 2. Une performance d’ensemble du système éducatif aujourd’hui moins satisfaisante
    • 1. Une croissance de la productivité déclinante
    • 2. Une détérioration lente et inégale en termes d’innovation
      • 2.1. Nombre de brevets
      • 2.2. Publications scientifiques : nombre et impact
      • 2.3. Un rattrapage en dépenses et personnels qualifiés pour la recherche
      • 2.4. Les réveils douloureux : l’étrange défaite de la recherche française
    • 3. Une performance de notre système éducatif secondaire juste dans la moyenne de nos partenaires
    • 4. Des inégalités persistantes face à l’éducation, plus fortes que chez nos partenaires de l’OCDE
    • 5. Massification et démocratisation des universités : quels résultats ?
      • 5.1. Quel type de démocratisation ?
      • 5.2. La sélection par l’échec : le DEUG
      • 5.3. Le piège de la faible sélection
  • Chapitre 3. Une université adaptée dans un système en crise
    • 1. Université française : crise ou adaptation
    • 2. Spécificités et évolution du modèle français
      • 2.1. L’université « impossible » : 1896-1995
      • 2.2. Le modèle d’Humbolt
      • 2.3. Le péché originel du système d’enseignement supérieur français
      • 2.4. La République des facultés
      • 2.5. L’université, univers de la non-décision
    • 3. La vraie « naissance » de l’université française
      • 3.1. La diversification des filières
      • 3.2. La diversification des ressources des universités
      • 3.3. La révolution silencieuse de la contractualisation
      • 3.4. Les facteurs de réussite de cette réforme
      • 3.5. Autres évolutions liées à la contractualisation
      • 3.6. Les universités enfin possibles
    • 4. Autonomie et contractualisation : une politique au milieu du gué
      • 4.1. Les limites de la contractualisation
      • 4.2. Les enseignants chercheurs et la recherche
      • 4.3. Ressources humaines
      • 4.4. Financement
      • 4.5. La question de la gratuité des études universitaires
      • 4.6. Activités commerciales
  • Chapitre 4. Réformer l’université : l’apport de la théorie des incitations
    • 1. La théorie des incitations et la réforme du systèmed’enseignement supérieur
    • 2. Les trois scénarios d’évolution
      • 2.1. Scénario 1 : l’évolution au fil de l’eau
      • 2.2. Scénario 2 : la rupture
      • 2.3. Scénario 3 : la réforme incrémentale
    • 3. Quels peuvent être les principaux leviers de la réforme ?
      • 3.1. Différenciation : le levier européen
      • 3.2. Formation tout au long de la vie
      • 3.3. Inégalités et affirmative action
      • 3.4. Autonomie des établissements, incitations et expérimentation
      • 3.5. L’impératif de l’évaluation
  • COMMENTAIRES
    • Jean-Hervé Lorenzi
    • Michel Mougeot
  • RÉSUMÉ
  • SUMMARY

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