« La gauche "dépensophile" ruine notre compétitivité »

mercredi 27 août 2014

Article paru sur lemonde.fr

Il faut peser au niveau européen pour une réorientation des politiques, et, pour cela, donner des gages du sérieux français en matière de réformes structurelles, pour l’économiste, Elie Cohen.

De François Hollande à Arnaud Montebourg, de Christine Lagarde à Mario Draghi, de la Commission européenne au Trésor américain, l’accord est à peu près général pour estimer que la politique européenne menée par nécessité – les dysfonctionnements de l’euro – ou par myopie politique – l’obsession du déficit zéro – a cassé la reprise au nom d’un impératif inadapté de retour accéléré aux équilibres de finances publiques.

Les Etats-Unis, à la différence de l’Union européenne, ont mieux géré leur sortie de crise puisqu’ils ont d’abord restauré la santé financière de leurs banques, injecté des liquidités pour accompagner le désendettement et favoriser la reprise, et différé au maximum la baisse des déficits publics pour soutenir la demande intérieure. En pratiquant une stratégie inverse, les Européens ont clairement échoué.

REDONNER DE L’AIR AUX ENTREPRISES

L’accord est à peu près complet en France sur l’impératif du redressement productif. Le constat, sans complaisance, fait par Louis Gallois sur la désindustrialisation, les pertes de parts de marché à l’export et l’effondrement du taux de marge des entreprises ont convaincu la gauche qu’il était temps de redonner de l’air aux entreprises pour favoriser la montée en gamme et sauver ce qui pouvait l’être des activités traditionnelles chahutées par la mondialisation.

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